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Carnets De Route

17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 12:00

Six ! Non, ce n’est pas le nombre de jours de vacances qu’il nous reste, ou encore l’heure à laquelle j’ai été réveillé ce matin. Six, c’est le nombre de points rouges à mettre à mon actif suite à cette nouvelle nuit passée ici. Il est vrai que nos amis étant là hier soir dès le coucher du soleil, ça a donné une pointe de piquant au repas. Je parle bien évidemment des moustiques ! Car à Dubrovnik en général, et dans le camping Kate en particulier, tu en trouveras pas mal. Enfin, c’est plutôt eux qui vont te trouver, et assez facilement, en plus !

 

Allez, comme ce sont les vacances, tout le monde debout à sept heures ! Aujourd’hui, c’est pliage du campement, visite, route, route, route, bateau, route, route, montage du campement... et s’il nous reste une seconde ou deux, tous à la flotte ! Autrement dit, pas question de passer toute la journée dans la voiture ! Plus tôt on commence, tu connais la suite… Donc à peine levé, je vais prendre ma douche pendant que Sandrine commence à démonter notre installation. Quant aux filles, elles ont l’ordre de déjeuner… « A vos ordres mon capitaine ! » Ensuite, je termine le travail pendant que Sandrine va à son tour se dépoussiérer les dessous de bras ! A ce moment, la nouvelle mission des filles, si elles l’acceptent, est de s’habiller. D’instinct, on pourrait prendre mon discours pour une apologie à la discipline militaire… Mais en fait, que nenni ! C’est uniquement pour que ton subconscient retienne que c’est la dénommée Sandrine qui est allée aux sanitaires la dernière… Oui oui, ma femme ! Celle-là même qui m’a sermonné comme un gamin de dix ans en Slovénie pour cause d’oubli du shampoing et du gel douche dans les sanitaires… Et bien sache que nous quittons ce bon vieux camping Kate, soulagés une nouvelle fois de nos produits de toilette… Pffffffffff, ces gonzesses, j’te jure !

 

Comme annoncé hier, notre passe-temps du début de matinée se nomme Srd. Rien qu'à prononcer le nom, ça devrait valoir son pesant de caillasse ! D’ailleurs, cent kunas pour toi si tu arrives à le prononcer correctement !... Bon, c’est pas l’tout, mais Srd, kesaco ? Premier indice,… bombardement… Là, tu es froid !… Ensuite, si je te dis qu’on appelle précisément ce lieux le Mont Srd, ça t’aide ?... Mmmmm, oui, ça se réchauffe… Et maintenant, si je te concède qu’un téléphérique relie Dubrovnik à Srd ?... C’est cadeau, non ? Oui, tu es chaud comme une baraque à frites… C’est ça, c’est la montagne qui surplombe la ville de Dubrovnik. C’est également de là que les serbes ont bombardé la ville pendant le conflit. Et accessoirement, c’est un endroit d’où la vue doit déchirer grave sa maman ! Maintenant que j’y suis, je confirme ! Jusqu’à l’entrée de Dubrovnik tu vas rouler, au petit chemin à droite tu vas tourner, cette petite route sinueuse tu vas emprunter, ta belle voiture sur le parking tu vas garer, sa pauvre maman la vue va déchirer ! Car à Srd, si tu n’vas pas, c’est que mes photos tu n’as pas matées ! Mais bon, ça ne m’étonnerait qu’à moitié car peu de personnes se donnent la peine de monter jusqu’ici. Allez, à tout casser, nous devons être entre neuf et onze touristes, nous compris, soit environ six autres personnes... On se demande d’ailleurs où sont passés les autres... J’imagine que ces couillons doivent s’agglutiner sur les remparts tout en bas... Oui, ok, là où j’étais hier matin à la même heure… Mais bon, parcours les six kilomètres pour monter jusqu’à Srd et tu te féliciteras d’avoir pris l’initiative de m’avoir fait confiance !

 

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D’ailleurs, peut-être que toi aussi, tu glaneras ici une anecdote comme celle que je m’en vais te conter... Alors que nous empruntons de nouveau la petite route pour cette fois-ci descendre de la montagne, nous sommes contraints de nous mettre sur le bas-côté pour laisser monter un autre véhicule. Jusque là, je vais bien, tout va bien… Arrivé à notre hauteur, celui-ci s’arrête pour permettre à la conductrice de s’activer avec ferveur sur la manivelle de sa vitre… Cette dernière s’adresse à nous en français. Attends un peu, ce n’est pas ça l’anecdote... Nous ne pensions pas être les premiers frenchies à venir à Dubrovnik ! Non, le truc invraisemblable, c’est que ce couple vient des Ardennes ! Et d’un village à seulement six kilomètres à vol de moineau de chez nous ! Tu fais mille huit cent cinquante-sept kilomètres pour t’éloigner de chez toi et sur qui tu tombes ? Des ardennais !!! Conclusion : On trouve des gens bien partout !

 

Bref, Dubrovnik n’est maintenant plus qu’une trace éphémère sur notre rétroviseur ! Et pour conclure en beauté la visite de cette ville, je dirai qu’un site mérite d’être vu soit parce que la nature y est splendide, soit parce que l’homme y a construit des trucs merveilleux, soit parce que les femmes s’y baladent toute nue, ou soit encore parce qu’il est historique. En allant à Dubrovnik, tu te fais la totale ! Mais bon, nous n’allons pas nous reposer sur nos laurier-rose… Nous, on en veut toujours plus ! Donc, route, route et re-route jusqu’à Orebic. Et on ne s’arrête pas en si bon chemin… Car de là, on prend un énorme ferry qui nous traverse jusqu’à l’île de Korcula. Et c’est reparti pour de la route pour traverser l’île et atterrir au petit village de Vela Luka, plus précisément au camping Mindel… Au fait, les femmes ne se baladent pas complètement nue à Dubrovnik, c’était juste pour voir si tu suivais toujours…

 

Bref, camping Mindel, accueil sympa, emplacements sous les oliviers, perdu dans la pampa, cent trente kunas la nuit… Que demande mon peuple familiale ?... Une baignade, peut-être ?... Y’a qu’à demander car c’est rapidement chose faite à la plage de Tankara Mala où il n’y a que nous et la ficelle de nos strings de bain... Eau translucide et chaude, poissons, pins, Anna qui nage de mieux en mieux,… Bref, une fin d’après-midi où je n’ai pas grand’chose d’autre à te raconter, mais un moment sympa quand même !

 

De retour au camping, nous assistons à un combat de coqs entre le orange et le rouge pour savoir quelle sera la couleur du soleil lors de son coucher… C’est beauuuuuuuu ! Une explosion de couleurs ! Presqu’autant que ma saucisse rouge trônant fièrement au milieu de ma purée mousseline jaune, elle-même au centre de mon assiette en plastique orange posée sur ma table de camping bleue… Bon appétit, bonne soirée, bonne nuit, bons rêves et à demain, si tu l’veux bien ! De toute façon, demain est une autre aventure… 

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 23:47

Deux heures trente-huit du mat’… :

« Meunier, tu dors ?

- Non, je chasse le hérisson albinos à queue argentée dans les plaines de Mongolie orientale ! »

En fait, personne ne parvient à choper ce satané marchand de sable. La raison ?... Nous avons gagné le gros lot ! Mais manque de bol, ce ne sont pas les quarante millions de ce vendredi à l’Euromillions, ni même le loto de samedi et encore moins le quinté dans l’ordre de dimanche commenté par Léon Zitrone… Nous avons tout simplement choisi de dormir dans un pays parmi des centaines d’autres, dans une ville parmi des centaines d’autres, dans un camping parmi des centaines d’autres, un jour parmi des centaines d’autres,… et le hasard a mal fait les choses puisque nous nous trouvons là, pile poil au moment où un Dj a décidé de faire un méga concert à l’insu de notre plein gré... Avec cette chance, je suis sûr qu’on n’est pas loin de se faire attaquer par une chauve-souris géante !!... En tout cas, les fêtards, et ils chantent, chantent, chantent ce refrain qui leur plait, et ils tapent, tapent, tapent, c’est leur façon de nous tenir éveillés… Une bonne partie de la nuit, on en entend qui chantent « Last night a Dj saved my life » pendant que moi, dans ma tente et surtout dans ma tête, c’est plutôt « La nuit dernière, un Dj m’a pourri la vie ! » Bon, totalement épuisés, nous finissons quand même par nous endormir mais la goutte d’eau qui fait déborder le vase de Soissons, c’est un commando-suicide de moustiques qui a raison de notre sommeil vers six heures et demi… Non, là, vraiment, j'ai l'impression d'un lundi de boulot quand il faut se lever aux aurores après un week-end bien arrosé, mais pas par la pluie…Enfin bon, si ici, il n'y avait que des avantages tout le temps, on appellerait ça le paradis. Hors, là, nous sommes à Dubrovnik en Croatie et c'est déjà mieux que bien !

 

Car oui, c’est officiel, c’est bel et bien en ce 16 août 2011 que nous allons rendre visite à la grande star de la Croatie. Non, nous ne rencontrons pas Luka Modric ! Aujourd’hui, pour nous, c’est Dubrovnik ! Et pour débuter, un peu d'histoire… Mais ne prends pas tes jambes à ton cou, je vais être bref... Tout d’abord, peut-être as-tu déjà entendu parler de la cité de Raguse. Et bien Raguse et Dubrovnik, c’est du kif kif la bourrique ! Un peu comme moi, Franck, c’est mon prénom. Mais il y a très longtemps, mes copains m’appelaient Hristo. Donc Franck et Hristo, ben c’est la même chose… Un peu comme Dubrovnik et Raguse… Euh, tu m’as suivi, là ?... Pas vraiment ?... Pas grave, je continue… Concurrente de Venise à l’antiquité, je fais un grand écart facial comme je sais encore les faire pour t’emmener directement au siècle dernier lors de la guerre d’indépendance de la Croatie. A ce moment-là, la ville est encerclée et bombardée durant près de six mois. Je ne te fais pas un dessin mais il y a eu quelques morts et beaucoup de dégâts… Reconstruite à l’identique avec les techniques traditionnelles, elle a été ensuite classée par l’Unesco au patrimoine mondial de l’humanité. Et pour la petite anecdote en plus qui fait toute la différence et qui ne coûte pas cher, c’est une fabrique près de Toulouse qui a fourni en grande partie les tuiles de la ville lors de sa reconstruction. Cocorico !!!

 

Voilà pour la partie pénible. Pas de question dans l’assistance ?... Ok, on continue et on enchaîne les missions comme des perles ! Premièrement, on attend le bus numéro dix qui doit s’arrêter près de notre camping pour se rendre ensuite à proximité de la vieille ville de Dubrovnik. Deuxièmement, ah qu’est-ce qu’on est serré, au fond de cette boîte, chantent les sardines, chantent les sardines... Une demi-heure de tape-cul en position verticale. Troisièmement, on marche vers l’entrée de la cité. Quatrièmement,… patatrac ! Déception ! Dubrovnik pour nous tout seul, caramba, c’est raté ! Même à cette heure où les fonctionnaires n’ont pas encore commencé à travailler, la moitié des touristes de la terre entière s’est déjà réunie ici ! Alors oui, on savait avant de venir qu’il y aurait ici un max de monde. Oui, on savait que ce serait le site le plus touristique de notre vadrouille. Oui, on savait que c'est ici qu’on croiserait le plus de Bob Ricard... Mais bon, on ne va pas se priver de Dubrovnik au seul prétexte de ne pas faire comme tout le monde ! Je ne fais pas cuire mes pâtes dans la cuvette des toilettes simplement pour me vanter de ne pas cuisiner comme les autres ! Donc à Dubrovnik, on y va ! On y court, même !... 

 

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Mais attention ! Nous ne sommes pas des sado-mazos ! Déjà, pour preuve, tu ne nous verras que très rarement nous trimbaler avec une boule dans la bouche et un masque en cuir... Ensuite, nous décidons d’aller de suite faire le tour des remparts de la ville pour prendre à contre-pied l’ensemble des homo-touristicus qui s’agglutinent déjà dans le Stradun, la rue principale. Là, on s’acquitte des soixante-dix kunas par personne, on se retrouve pratiquement tout seul, on profite des magnifiques points de vue sur les toits de la ville, l’Adriatique est d’un bleu profond, le soleil lèche ses rayons pour les rendre plus brillants,… Autrement dit, tout se passe on ne peut mieux dans le meilleur des mondes… Ça, c’est sans compter sur l’épreuve d’immunité que nous impose Stéphane Rothenberg. Car comme je la perds, je dois me coltiner un handicap : Porter Sasha dont les jambes ont déposé un préavis de grève nationale ! Marcher, monter et descendre des marches à Cagnarland, c’est bien. Marcher, monter et descendre des marches à Cagnarland avec une grenouille de seize kilos qui s’est endormie dans mes bras, c’est plus dur… Mais bon, si je prenais trop de plaisir, ça ne ferait pas assez routard, non ?... Et puis si c’est si dur, pourquoi ne pas redescendre avant le terme de ce trek urbain ?... Ben figure-toi que j’y ai pensé mais j’ai beau retourner dans tous les sens les x et y de l’équation qui nous sépare de la sortie, nous n’avons pas d’autre solution que d’aller au terme de cette boucle de deux kilomètres qui, au final, est quand même à classer parmi les tops de chez top... D’ailleurs, un routard parle aux routards : « Sois sur les remparts précisément à midi. Là, lorsque toutes les cloches des églises de la ville vont se mettre à se dandiner en même temps, de petits frissons vont te parcourir les oreilles… Non, attends d’y être, tu me remercieras à ce moment-là… »


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Bref, il nous faut maintenant redescendre dans la ville pour la suite des événements. Impossible de s'ôter de l'esprit que les sandales / chaussettes nous y attendent ! Et effectivement, nous marchons, nous visitons, nous explorons dans une véritable marée humaine… Là, je pourrais comme ça te décrire tout le chemin emprunté par nos petits petons mais ça pourrait à la longue te paraître assez rébarbatif. Retiens simplement que Dubrovnik, nous la sillonnons en tong, en barge et en draps verts, simplement interrompus par notre pique-nique quotidien pris dans un escalier d’une petite rue à l’écart, et par la recherche de Sasha. « Z’avez pas vu Sasha ? Ouh la lalalala… Z’avez pas vu Sasha ?... » Cinq minutes de flippe avant de la retrouver derrière le panneau des menus d’un restaurant. Notre pique-nique ne lui aurait-il pas suffi ?... Tout ça mis bout à bout fait qu’à seize heures, nous en avons terminé avec la visite de Dubrovnik. Pour tout te dire, on a beaucoup aimé. Mais pour vraiment tout te dire, la visite aurait certainement été plus appréciée si les croates s’étaient décidés à installer une clim géante dans les rues de la ville et si ils en interdisaient l’accès aux allemands et aux italiens. Du coup, pour vraiment, mais alors vraiment tout te dire, ça m’a laissé un p’tit goût de r’viens-y, mais ce ne sera ni en juillet, ni en août…

 

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Allez, comme ce matin, on reprend le bus numéro dix, mais cette fois-ci, dans l’autre sens. Du coup, Sasha prend la seule place assise qui reste. Elle se trouve à côté d’un mec, chemise ouverte, chaîne en or qui brille… Le gars est vraiment bizarre, genre je ne lui confierais pas mon chien... Mais là, il ne s’agit pas de mon chien que je n’ai d’ailleurs pas, mais de ma fille puisqu’il fait une fixette sur Sasha. Il lui parle, commence à lui caresser les cheveux,… Et c’est quand il lui passe autour du coup sa chaîne en or que je me dois d’intervenir pour une évacuation d’urgence… Pas la meilleure rencontre du voyage…

 

Par contre, en arrivant au camping, nous avons de nouveaux voisins français ! Nous passons ainsi la fin d’après-midi et la soirée à échanger et à discuter avec eux. Kelvina et Jason viennent de Lyon et ils nous refilent tout un tas de tuyaux pour la visite du site de Srd. Euh…, au fait, Kelvina et Jason ne sont pas leurs vrais prénoms. Comme je ne leur ai pas dit que je parlerais d'eux dans mon carnet de vadrouille, je préfère employer des pseudos…, à moins que ce ne soit leurs vrais prénoms et que je te fasse croire que ce sont des pseudos pour brouiller les pistes… Bref, en tout cas, on sait maintenant grâce à eux comment se rendre au site de Srd et on mettra ces conseils en application dès demain matin ! De toute façon, demain est une autre aventure… 

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 12:47

J’ai bien dormi, j’ai fait de beaux rêves. Désolé, trop hard pour être racontés ici… Bref, je suis d’attaque pour cette nouvelle épopée fantastique, toujours dans les Balkans, toujours au Monténégro, toujours en compagnie de mes trois fidèles associées ! Là, je touche du bois de baobab en espérant que notre prochaine étape monténégrine nous laissera un souvenir moins périssable que Budva que l’on s’empresse de quitter le plus tôt possible comme des voleurs, soit vers huit heures trente. Et oui, aujourd’hui, ça a beau être férié, hors de question pour nous de chômer ! Car notre prochaine étape, justement, et bien elle nous emmène dans les Boka Kotorska. Mais ne nous la jouons pas monténégrin, pour toi, ce sera les Bouches de Kotor... Et on se jette volontiers dans la gueule du loup car le GPS made in Franck est en marche et nous arrivons rapidement à destination. Mais avant d’entamer notre perquisition des lieux, il me semble indispensable d’expliquer à tout le monde en général et à toi en particulier en quoi consistent ces bouches et pourquoi nous venons ici. En fait, c’est simple ! Lorsqu’un gadjo de base veut contempler des fjords, d’instinct, il se prend des billets d’avion pour la Norvège. Et bien pas moi ! Je prends ma voiture et direction le Monténégro ! Car si tu prends notre bonne vieille planète terre et que tu en exclus la Norvège, et bien c’est à Kotor qu’on peut voir le plus grand fjord au monde. Un genre de fjord fiesta qui mérite donc un fjord focus. Tu vois, c’est quoi qu’il arrive un fjord qui me donne de l’inspiration !

 

Quand on se pointe à Kotor, première bonne nouvelle, on compte les touristes sur les doigts d’un poisson rouge et on trouve donc une place de parking à l’entrée de la vieille ville sans problème. Deuxième bonne nouvelle, à en croire les photos sur les cartes postales, il existe un point de vue magnifique qui embrasse l’ensemble du fjord. Troisième nouvelle mais certainement moins bonne que les deux autres pour Sandrine, les photos ont été prises depuis la forteresse de Kotor d’où la vue doit valoir son pesant de crapahutage. Ça signifie que pour y aller, c’est soit à pinces, soit… à pinces. Et ça grimpe ? Oui. Aïe ! Beaucoup ? Oui. Re-aïe ! Ce qu’on peut communément appeler « marche », le Lonely indique qu’il y en a mille trois cent cinquante. Je ne peux malheureusement pas te le confirmer, je me suis arrêté à dix-huit ! Car les marches se suivent et ne se ressemblent pas. Des hautes, des petites, des longues, des pavées, des cassées,… Et pour se faciliter la tâche, on fait cette ascension non pas à dos de mulet, non pas en petit train touristique rouge qui fait tchou tchou, mais en tongs, nouveau moyen de transport écologique du coin. Mais malgré ça, la magie opère rapidement et fait oublier les auréoles grandissantes sous les bras. Car des millions et des millions de marches plus tard, c’est un panorama splendide qui nous est offert ! Anna et Sasha apprécient… Leurs parents aussi !

  

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D’ailleurs, en parlant d’Anna et de Sasha, je tiens à ouvrir une parenthèse pour signaler que la première, cinq ans, s’est farcie la grimpette toute seule, sans assistance respiratoire ni velléité de demi-tour. Une fois les contrôles anti-dopage effectués et tous les soupçons levés, je ne peux me résoudre qu’à la féliciter. Quant à la seconde, pas tout à fait deux ans et pas toutes ses dents, elle s’est également débrouillée comme une grande puisqu’elle est parvenue aux deux tiers de la montée sans qu’on ne la porte. Fier de mes louloutes !!! De vraies graines de routardes ces deux-là ! D’ailleurs, arrivés en haut, beaucoup de personnes nous félicitent d’en être arrivés là avec nos deux boudchoux. Et Sasha, elle était maquillée, comme une star de ciné, accoudée au jukebox, pendant qu’un groupe d’asiatiques qui en a visiblement chié des ronds de pelles pour venir jusqu’ici la mitraille de photos tellement il considère sa performance comme un exploit…

 

Ok, l’autocongratulation, c’est bien, mais il nous reste quand même la descente !... Et là, si je te dis que les larmes coulent de nos yeux tellement on va vite, tu me crois ? Non ? Et pourtant… Tu peux appeler de toute urgence le Guiness Book, car il y a une famille de foldinguos sur le chemin de retour de la forteresse Saint Ivan de Kotor ! Nous sommes à la limite de l’aquaplaning !... Si bien qu’à l’arrivée, nous décrochons logiquement le temps record d’une famille en or sur cette descente… Allons de suite retirer notre récompense : Et une bonne Niksicko bien fraiche et bien mousseuse dans le premier bar qui passe par là, une ! Et une montée à la forteresse gratuite pour toute la famille, une ! Ben oui, en descendant, on s’aperçoit que la montée est payante… sauf pour ceux qui comme nous se sont levés tôt…


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Bon, cette visite t’a épuisé ? Allez, encore un petit effort ! Il te faut maintenant nous coller au train pour l’exploration de cette vieille ville de Kotor. Et elle n’est à négliger sous aucun prétexte ! Car si un certain monsieur Unesco l’a faite entrer dans son club très select, ce n’est pas pour rien ! Quatre kilomètres de remparts, cathédrale Saint Tripun, ruelles et placettes pavées… Autant d’arguments qui font qu’on passe ici une superbe journée ! Sans oublier bien évidemment la très bonne pizza dégustée ici… Par contre, désolé, je n’ai pas noté le nom du restaurant mais tu devrais le retrouver assez facilement une fois sur place. C’est celui qui sert des pizzas avec de la sauce tomate, des champignons, du jambon et du fromage dessus…


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Allez, pendant que tu perds ton temps à rechercher le nom du resto, ben nous, on a mieux à faire en faisant par exemple le tour des Bouches de Kotor en voiture. Petit arrêt à Perast, petite vue sur l’île de Gospa od Skrpjela,... Mais pas de crainte à avoir, tu devrais nous rattraper sans aucun problème car nous sommes maintenant bloqués dans les bouchons à proximité de la frontière entre le Monténégro et la Croatie… Une heure trente d’interminable queue pour n’obtenir en seul signe de reconnaissance de la part du douanier qu’un geste de la main du style « Magnez-vous ! Vous ne voyez pas qu’il y en a qui attendent ? » Si bien qu’après la Slovénie, après la Croatie, après la Bosnie, après le Monténégro, nous revoilà de retour au pays des mille îles, la Croatie ! Objectif : Dubrovnik !!! Dubrovnik ou le site le plus touristique de tous les Balkans… Dubrovnik ou l’endroit où il y aura le plus de monde de toute notre vadrouille… Dubrovnik ou l’endroit où nous n’avons rien réservé… 


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Avec Sandrine, on se regarde dans le blanc des yeux et on crie bien fort « On va trouver une place de camping ! Pensée positive, on va trouver une place de camping ! Pensée positive… » Et ça marche ! Dans le camping Kate à Mlini que j’avais repéré sur internet, il leur reste… une place ! Et la cerise sur le sundae au chocolat, c’est que cette last but not the least place a vue sur mer et ne coûte que cent quatorze kunas la nuit… Que demandez de plus ? Un petit rafraichissement, peut-être ? Si toi aussi tu habites a côté de chez tes voisins, c’est que nous nous ressemblons ! En d’autres termes, quand on a chaud, c’est soit une bonne bière, soit un plongeon dans la grande bleue. Me concernant, vu que Sasha a débranché par inadvertance la glacière dans la voiture et que mes bières sont du coup aussi chaudes que Loana dans une piscine, ben je vais me rabattre sur la dernière proposition. Je veux bien évidemment parler de la grande bleue, pas de Loana qui n’a d’ailleurs plus rien de rafraichissant… Pour s’y rendre, la ligne droite est le chemin le plus court entre un point A et un point B. Mais une fois de plus, vu la distance et la pente, il faut se résoudre à descendre de nombreuses marches, bien plus impressionnantes que celles de Cannes…


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Bon, pas la peine de te faire un dessin ! Arrivés en bas, l’Adriatique honore son contrat et nous rafraichit tout bien comme il faut. Mais comme il fait une petite quarantaine de degrés bien tassés, mon t-shirt devient rapidement une loque détrempée lors de la remontée. Tu l’as compris, vivement l’hiver… et une bonne bière bien fraîche ! On en revient toujours à ça, même s’il me faut te rappeler que l’abus d’alcool est dangereux pour la santé et ne peut en aucun cas résoudre tes problèmes. Mais comme tu le sais, le lait et l’eau non plus ! Sur cette pensée du jour, je te dis à demain ! De toute façon, demain est une autre aventure… 

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Published by Franck - dans Balkans
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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 11:14

Que les fans de prose prennent un verre,
Que les fans de vers fassent une pause,
Tout le monde devant mon carnet de route pour suivre cette nouvelle journée de vadrouille aux Balkans !

 

Pour les petits retardataires, nous sommes plus précisément au Monténégro. Plus précisément à Budva. Plus précisément au camping… euh…, au fait, il s’appelle comment ce camping ?... Renseignement pris à l’accueil, il s’agit du Camp Tipi. Et ma foi, il m’a l’air plutôt pas mal… Sanitaires propres, calme, verdure, ombre,… Et comme diraient les pages jaunes, proches commodités… et plage juste en face… Il ne nous manque rien. Ah, si !!... Ai-je fait un rêve ? Il me semblait pourtant que c’était bien réel… Nous avions deux filles… Anna et Sasha… Au réveil, dans la tente, Sandrine et ses cheveux en pétard sont bien là… Anna et son haleine de cachalot, présente !… Et moi, tout pimpant, fidèle au rendez-vous... Mais aucune trace de cette petite Sasha fabriquée par mon imagination nocturne ! Dommage, car dans ce rêve, cette petite m’avait paru vraiment géniale… Allez, tant pis, on baisse la fermeture-éclair de la tente, on prend notre première bouffée de soleil et… surprise ! Qui vois-je ? Sasha, deux ans, gentiment en train de tout installer pour le petit déjeuner… Alors soit elle est aussi géniale que dans mon rêve, soit elle ne pense qu’à satisfaire son ventre !... Si tu la connaissais comme je la connais, tu penserais ce que je pense…: Grosse bouffe a faim !!!

  

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Allez, comme on n’est pas venu ici pour sucrer les fraises et qu’il est déjà bientôt onze heures, on met maintenant le cap vers la plage. Mais pas une plage choisie par hasard en pointant du doigt sur une carte les yeux bandés ! Nous nous rendons à celle de Sveti Stefan, certainement la plus connue du Monténégro ! Ah, vu ta tête, toi, tu n’en as jamais entendu parler, c’est ça ? En fait, ce long ruban de galets fait bomber le torse des monténégrins car il donne sur le « Mont Saint Michel » local : Un ancien village de pêcheurs situé sur une île reliée au continent par une route surélevée… C’est aussi beau qu’une danseuse à moitié nue du Lido et c’est aussi inaccessible que cette même danseuse à moitié nue du Lido… Pas touche !! Il est en effet interdit d’y poser le moindre doigt de pied car l’île entière est maintenant la propriété privée de richissimes magnats russes du pétrole qui en ont fait des hôtels de luxe pour milliardaires… russes. Et on a beau être blonds aux yeux bleus tous les quatre, je ne pense pas que les vigiles nous prendraient pour de nouveaux riches russes si nous nous pointions à l’entrée au volant de notre Classe B poussiéreuse… Donc c’est officiel, nous devrons nous contenter de la plage pour smicards, tout comme le reste de la populace locale…

 

Et pour te rendre sur cette plage avec vue sur les VIP, il faut que tu saches que les gars du coin n’auront aucun scrupule à te demander l’équivalent du PIB du Tadjikistan pour une heure de stationnement dans leur parking défoncé. Ensuite, il faut également que tu saches qu’il te faudra supporter le vacarme que feront d’énormes haut-parleurs qui te balanceront leurs watts tous les cinquante mètres. Enfin, il faut que tu saches que la plage sur laquelle tu te rendras sera squattée par des centaines de transats et parasols qu’il te faudra enjamber pour accéder à la grande bleue. Après tout ça, si tu décides quand même de venir faire un tour ici, et bien il faut que tu saches que cette plage, elle pourra éventuellement te plaire car elle reste malgré tout croquignollette. Bien évidemment, on retrouve ici les mêmes rangées de sardines qu’à la Grande Motte ou qu’au Cap d’Agde, les maillots de bain en plus… Et ici aussi, la couleur des sardines peut aller du blanc cassé pour les p’tits nouveaux jusqu’au rose fuchsia pour les habitués. Et bien maintenant qu’on est là, faisons la crêpe comme eux ! On alterne comme ça entre le hâlage, la baignade, le bronzage, la baignade, le cramage, la baignade… Du grand classique, à part peut-être le fait qu’à chaque fois que je me jette à l’eau, j’ai toute une nuée de piranhas monténégrins qui me dévore la jambe droite ! Piranhas ou je n’sais quoi d’autre, ces bestioles tentent en effet de me rogner le tibia au prétexte d’une petite coupure qui leur fait s’activer les glandes salivaires… Bref, je suis obligé de me débattre dans un flot de sang pour espérer faire trois ou quatre brasses tranquillement, avant qu’une autre nuée de ces bestioles ne repasse à l’attaque. Allez, c’en est trop, fuyons ces piranhas, retour au camping pour le repas, sans artifice ni vodka, sans une cuillère de Beluga, juste une petite tomate mozza, c’est sûr, ces russes n’en voudraient pas… 

 

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Que les fans de prose prennent un verre,
Que les fans de vers fassent une pause,
Tout le monde devant mon carnet de route pour suivre la suite de cette nouvelle journée de vadrouille aux Balkans qui nous emmène maintenant dans le centre de Budva !

 

Et ne nous embarrassons pas de fioritures, je ne vais pas te l’emballer dans un beau papier cadeau avec un nœud rouge sur le dessus. C’est beau… Oui… Très beau, même… Mais… Parce que oui, il y a un « mais »… Les milliardaires russes de ce matin ont peut-être conquis la presqu’île de Sveti Stefan à grands coups de pétrodollars, mais ils ne sont pas loin d’indexer la ville de Budva rien que par leur présence. Les envahisseurs… David Vincent les a vu ! Ils sont partout ! Dans le port, énormes bateaux protégés par des vigiles… En ville, boutiques de luxe et défilé de Ferrari… Et pour paraphraser notre grand poète Jean-Marie Bigard, il y a eu un lâché de sal… dans les rues de la ville. Bimbos blondasses se déhanchant en string ficelle dans de petites ruelles médiévales, je ne sais pas toi, mais pour moi, il y a quelque chose qui cloche au nez ! Nom d'un chien, tu parles d'un ancien pays communiste ! Staline doit se retourner dans sa tombe ! Bon, dans un autre contexte, je t’aurais certainement confié que de jeunes blondinettes très courtement vêtues ne sont pas pour me déplaire, mais là, ça fait franchement tache d’huile de vidange sur la toile de maître… Euh… Après coup, comme nous avons pour l’occasion mis nos beaux habits du dimanche, c’est-à-dire les mêmes que les autres jours, je crois que c’est nous qui ne sommes pas au bon endroit au bon moment… Donc Budva, ainsi font font font, un p’tit tour et puis s’en vont… Voilà, à toi de te faire ta propre idée, tu as tous les éléments du dossier. Mais nous concernant, mon p'tit doigt me dit qu’on ne reviendra pas ici pour y passer nos prochaines vacances… 

 

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Mais avant de penser à nos prochaines vacances, pensons à l’apéro de ce soir. C’est l’apérobic, à elle la gym à moi l’tonic… Sauf que pour ce soir, ce sera une bonne bouteille de ratafia bien de chez nous que nous avons l’intention de partager avec nos chers petits voisins roumains qui nous ont semblé bien sympathiques ce matin. Et les bougres ne se font pas prier bien longtemps ! On passe donc une agréable soirée en compagnie de Ana et Sorin originaires de Bucarest… En espérant ne pas avoir mal à la tête demain matin… De toute façon, demain est une autre aventure…
 

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 18:19

Oui, oui, miss Sarajevo, comme le titre interprété par U2 et Pavarotti… Sarajevo comme la ville de l’assassinat de l'archiduc François-Ferdinand d'Autriche qui déclencha, pour la petite histoire, le début de la première guerre mondiale... Sarajevo comme la ville qui accueillit les jeux olympiques d’hiver en 1984... Sarajevo comme la ville capitale de la Bosnie-Herzégovine... Et surtout, Sarajevo comme la ville dont on a certainement prononcé le plus grand nombre de fois le nom durant les années quatre-vingt dix… Quoi ? Tu n’te rappelles plus pourquoi ? Ben tout simplement parce qu’elle a été assiégée et pilonnée durant mille jours entre 1992 et 1995, période pendant laquelle il y eut près de dix mille morts... Ben tu vois, un peu de culture ne t’a pas tué ! Non, c’est la religion et la stupidité humaine qui pourraient te tuer… La preuve en direct live à Sarajevo…

 

Pour être un peu plus terre à terre, nous sommes réveillés à sept heures. Non pas par notre réveil mais par les trop nombreux italiens des emplacements alentours qui ont l’idée de génie sans frotter de démarrer leurs camping-cars et de laisser tourner les moteurs pendant une demi-heure pour s’assurer qu’ils soient bien chauds avant de partir… Un peu bruyants les gens, là ! Bruyants comme des italiens… Tout ça ne fait que confirmer que ce camping ne restera pas dans les annales de nos vadrouilles… Sale, bruyant,… et pour couronner le tout, on s’est fait bombarder par une escadrille de féroces moustiques bosniens ! Les mousticos, partout où on va, ils m'adorent alors que ça n’a jamais été réciproque !

 

Allez, pour commencer la journée, un bon petit déjeuner : du lait, du jus d’orange, des biscuits fourrés au chocolat,… Mais non, n’aie pas peur, je ne vais pas te raconter mon petit déj’... Et puis ce n’est pas tout ça, mais l’intitulé du post, c’est Sarajevo et jusqu’à présent, tu n’as pas encore pu voir à quoi ça ressemblait. Je t’entends déjà derrière ton ordi : « Oh, il me fait quoi là ? Il a décidé de me faire mariner encore longtemps avec ses histoires de petit déjeuner ? » Ok, ok, on y va… « Allez les filles, on se presse un peu, le monsieur a une envie pressante de découverte ! » Pour satisfaire ton désir, on laisse donc tout en plan au camping : Tente, table, matelas,… y compris notre voiture à qui on accorde un peu de repos bien mérité. Pour aller dans le centre de Sarajevo, on va plutôt prendre leur tramway flambant neuf… Flambant neuf, il l’a effectivement été un jour, peut-être, sous l’ère Staline de la grande époque soviétique… Car ça respire encore le communisme à plein nez, même si les gens paraissent plus avenants qu’en Russie où on avait trouvé les gens d’une extrême froideur... D’ailleurs, dans ce tramway, nous sommes interpelés par les passagers qui nous demandent de quelle nationalité nous sommes, ce que nous fabriquons par ici,… C’est aussi pendant ce trajet qu’Anna, cinq ans, nous expose sa théorie purement personnelle sur la guerre qui a sévit ici il y a moins de vingt ans : « Si ils ont arrêté de se faire la guerre, c’est parce que ça devenait vraiment trop dangereux. A force, ils auraient blessé quelqu’un, ou pire, il y aurait pu y avoir un mort… » C’est beau l’innocence…
 

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Bon, après une demi-heure de tram-tram, nous descendons à l’arrêt Baščaršija qui est aussi le nom du vieux quartier de Sarajevo dans lequel nous entrons par la place de Sebilj, la célèbre place des pigeons, également appelée place de la fontaine… Et effectivement, il y en a beaucoup… Des pigeons, pas des fontaines ! On reste là un quart d’heure à regarder nos filles s’amuser à courir après toutes ces bestioles... « La première qui se prend une chiure de pigeon sur le coin de l’œil a gagné ! » And the winner is… Anna qui l’emporte sans forcer par deux crottes à zéro !...

 

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Allez, armés de notre plan, de nos deux jambes robustes et de notre tête (pour lire le plan), on se jette dans les petites rues du vieux Sarajevo… Et là, même impression qu’à Mostar, même si c’est totalement différent ! Je veux dire par là que l’architecture n’a rien à voir avec les marchandises disposées sur les étals… Ici, on est carrément au croisement entre un souk marocain et une station de ski ! Dans les boutiques, toujours des articles qu’on est plus habitué à voir au Moyen-Orient. Quant aux bâtiments, ils sont tous en bois vieillis ! Encore une fois, ce qu’on voit là justifie largement les kilomètres parcourus pour y venir… A l’entendre, c’est même pour l’instant le coup de cœur de Sandrine de ce voyage… J’ai un peu l’impression de me répéter mais on navigue dans toutes les petites rues, allant de la mosquée à une placette, d’une placette à un marché,… jusqu’au moment où Sasha fait sa rebelle et ne veut plus avancer. Et je te prie de croire qu’elle le fait savoir… bruyamment ! Un vieux couple bosnien saute sur l’occasion pour lui parler, la prendre en photo, et du même coup, discuter avec nous. Le souci, c’est qu’ils ne parlent ni français, ni anglais. Et j’ai beau essayer d'apprendre quelques rudiments linguistiques bosniens, après cinq jours, j'avoue que mon vocabulaire se limite toujours à bonjour, merci, oui, non et « Votre ville est magnifique ! », très utile ici… Bref, les gens sont cools, ouverts, et on ressent ici moins de stress que chez nos amis les croates…

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Pour tout te dire, ne sachant pas trop à quoi nous attendre, je n’avais prévu qu’une pauvre petite matinée toute maigrichonne à Sarajevo. Et à un moment, je me suis dit : « Bernard, il est midi. Il faut suivre le planning et retourner au camping pour tout ranger et prendre la route pour la prochaine étape comme c’est prévu… » Mais vu que je ne m’appelle pas Bernard et qu’on se sent bien à Sarajevo, ben je décide d'un commun accord avec moi-même de manger ici dans un premier temps, et de rester jusqu’à plus soif dans un second temps. Des bureks pour tout le monde, c’est ma tournée ! Et après ça, glace ! Encore une glace ? Et oui, malgré la crise et nos portefeuilles au manque d’élasticité, on ne se prive pas ! Quatre-vingt centimes l’unité… Je sais, je suis royal ! L’euphorie, certainement… Mais cette euphorie est tout de même douchée par l’heure fatidique du départ qui approche inexorablement. Il faut se résigner à quitter cette ville qui nous aura beaucoup, beaucoup, beaucoup plu (oh, j’ai oublié un « beaucoup »…). Du coup, je mouille mon index, le lève et prend le sens du vent… Direction le Monténégro ! Mais avant ça, comme on quitte un pays et sa monnaie, il faut nous libérer des quelques piécettes qui traînent encore dans nos poches. On s’arrête donc en périphérie de la ville dans une superette pour y acheter du chocolat, des cookies, des chips… Le nécessaire vital, quoi !! On calcule tout au centime près pour nous débarrasser jusqu’au dernier mark…

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Et bien après quelques kilomètres parcourus, je te prie de croire que ce débarrassage en règle, et bien on va le regretter amèrement ! Non, je n’avais pas oublié que tata Josette était numismatique. Non, je n’ai pas eu besoin de pièces pour payer un péage. Et non, être numismatique n’est pas une maladie orpheline… Ecoute un peu dans quel guêpier nous nous sommes fourrés au chocolat ! Encore une histoire qui pourrait faire l'objet d'un livre à elle toute seule, d'un film ou d'une série policière : Les Experts en Bosnie-Herzégovine ! Ayant en tête toutes les anecdotes de malheureux touristes grillés sur la chaise électrique pour avoir dépassé la limitation de vitesse en dehors de leurs frontières, moi, prudent, je ne dépasse pas la vitesse réglementaire bosnienne, soit quatre-vingts kilomètres heures sur routes nationales. Donc lorsqu’au loin, j’aperçois deux gentils policiers au bord de la route, moi, confiant et prudent, je ne m’en fais pas plus que ça. Et lorsqu’un des deux gentils policiers me demande de m’arrêter sur le bas-côté, moi, poli et pas téméraire pour un sou, ben je m’arrête ! Là où notre histoire prend une tournure qui ne sent pas la rose, c’est lorsqu’il me demande de descendre de mon véhicule, limite les mains sur la tête, et qu’il pointe du doigt mes phares avants, tout en me débitant ses remontrances en bosnien. Et je ne sais pas si c’est cette langue ou si ça vient du gentil policier, mais j’ai l’impression qu’il est véritablement en train de me gueuler dessus… « I don’t understand what you say, mister policeman ! » Mince, il pige pas un mot de rosbeef… « Ich verstehe nicht was sie sagen »… Allemand, anglais, même combat ! Et pendant ce temps-là, le gars, il me confisque mon permis de conduire tout en continuant à me gueuler dessus en martien, tout en mimant que je dois lui refiler des biftons. Euh… Il est peut-être écrit abruti sur mon front, mais si je ne m’abuse, il n’est pas écrit gros abruti, il n'y a pas la place !! Bref, c’est la foire aux arnaqueurs et j’ai tiré le gros lot ! « Sandrine, fais quelque chose, je n’sais pas, moi… Montre-lui tes seins, ça va peut-être le calmer ! »

 

Je te la fais rapide, mais notre histoire tourne vraiment en eau de jus d’boudin noir... Comme je ne comprends pas ce que veut le méchant policier, ben il ne s’occupe même plus de nous et fait semblant de gérer la circulation des deux tracteurs et des trois mobylettes qui passent ici chaque heure. Pour ta petite info, il a toujours mon permis… Du coup, j'évite de trop faire le malin, c'est un truc à finir au trou dans ce coin du monde, un peu à la Midnight express… Je vais donc le revoir tout mielleux et crois comprendre qu’il attend de notre part la petite somme de trente marks, soit à peu près ce qu’on a dépensé à Sarajevo juste avant de partir… On est bon pour un retour à Sarajevo pour un petit retrait à la première banque qui se présentera à nous… Vingt kilomètres pour y retourner, vingt autres pour en revenir, quarante-cinq minutes plus tard, je te le donne en mille, voilà que le gars ne veut plus de notre argent !!! Là, il nous explique clairement qu’on devait aller payer une amende de trente marks dans une banque et lui ramener le ticket de caisse. Attends, genre, le gars, il se suicide et il écoute Mylène Farmer après ! « Tu n’pouvais pas nous l’dire avant, co…rd ?!? Là, tu pousses le bouchon un peu trop loin, Maurice ! Hors de question de retourner une nouvelle fois à Sarajevo !... Donc tu mets les trente marks dans ta poche, tu invites ta greluche au resto ce soir, tu ne verras pas les seins de ma femme et tu nous laisses passer notre chemin, ok ? »  Ok…

 

Ouf, après avoir frôlé l’ouverture d’un casier judiciaire en Bosnie, nous pouvons enfin reprendre notre route… Il me tarde d'en mettre un coup, c'est que nous ne sommes pas d’ici et qu’il se fait tard ! A nous le Monténégro qui nous tend les bras ! Enfin, pas tant que ça car la route qui sépare les deux capitales, Sarajevo et Podgorica, est digne d’une route de campagne reliant Triffouillis les Oies à Perpette la galette. Ça tourne, ça passe tout prêt du ravin, ça serre les fesses,… Enfin, surtout pour notre petite Sandrine car comme tu le sais, le stress, c’est sa grande passion… Moi, je suis cooool… En tout cas jusqu’au moment où un gentil policer, cette fois-ci monténégrin, se plante au milieu de la route et me fait signe de me garer ! C’est la fête des flics ou quoi aujourd’hui ?... Verdict : Quatre-vingts dix au lieu de cinquante kilomètres par heure ! Là, je m’y vois déjà… Les barreaux, le pain sec, les douches et la savonnette,… Heureusement, le gentil policier est vraiment un gentil policier… Pour seule remontrance, il me sort un « Welcome in Montenegro ! » Et roule ma poule ! Sandrine avait déjà commencé à dégrafer son soutien-gorge mais ce ne sera encore pas nécessaire…

 

Finalement, nous arrivons à Budva à la nuit tombée. Du coup, on ne fait pas les difficiles et on plante notre tente dans le premier camping qui passe par là… Encore une journée pleine de rebondissements ! La guerre, les balades, la police, la route de montagne, un nouveau pays,… Mais s’il n’y a qu’une seule chose à retenir pour aujourd’hui, c’est que les phares des voitures doivent toujours être allumés en Bosnie, même en plein jour. Un autre chapitre du code de la route, cette fois-ci monténégrin, sera abordé demain. De toute façon, demain est une autre aventure…

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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 15:35

En direct de Mostar, aujourd’hui, le temps sera dégagé. Température prévue, trente cinq degrés. Comme tous les jours, les oiseaux chanteront, l’herbe poussera, tout le monde sera content. En somme, totalement l’inverse d’il y a une petite vingtaine d’années au même endroit ! Car avant de suivre ma journée, il convient de te raconter un brin d’histoire avec un grand H. Premièrement, à moins d’avoir moins de vingt ans et pas toutes tes dents, je suis sûr que tu as déjà entendu parler de Mostar... Non ? Le nom ne te dit peut-être rien mais pourtant, en puisant dans ta mémoire de moineau, je suis certain que des images entrevues au journal de Patrick Poivre-d’Arvor lorsqu’il avait encore de vrais cheveux vont te revenir. Car Mostar, son nom, il le signe à la pointe de son épée... Non pas d'un Z comme Zorro, mais de son pont qui est l’emblème de la ville. Et ce pont, justement, classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, il s’est fait explosé par l’artillerie croate en 1993 comme un gamin pourrait balayer d’une seule main sa construction de Légo. A l’époque, l’opinion publique s’était lourdement indignée sur le sujet. Des guerres, ok, t’as le droit. Des exécutions massives, ça passe toujours. Des génocides, bon, ok pour cette fois. Mais alors là, si tu détruis un pont, ça risque de chauffer pour ton matricule !

Bref, tout ça simplement pour te dire que nous allons donc visiter la ville de Mostar aujourd’hui, ainsi que son fameux pont. Ben oui, en fait, depuis, ils l’ont reconstruit à l’identique ! Mais avant ça, il va falloir persuader les filles de nous suivre car là, elles s’éclatent comme des petites folles avec les chatons de Madeba… Vraiment super sympa cette Madeba… Même si le camping n’est pas génial, elle mérite à elle seule qu’on s’y arrête pour une nuit… Bref, on s’arrange pour ne pas repartir avec un des chatons, on parvient à arracher les filles des bras de Madeba sans leur faire trop mal, on dit au revoir à tout le monde, et hop, tous en ville ! 

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Et là, quand on arrive en ville, dans les banlieues-dortoir, c'est l'heure où les zonards descendent sur la ville… Si je te traduis ces paroles de Starmania, ça veut dire que nous sommes confrontés à la mafia locale des parkings. Tu te gares et direct, un gars vient te voir et te raquette de l’argent pour soi-disant surveiller ta voiture… Nouvelle traduction : Si tu ne donnes pas deux ou trois billets, tu ne retrouves pas ta caisse en revenant, ou si, mais en plusieurs morceaux… Ok, donc je me conforme poliment aux us et coutumes locales et nous pouvons enfin commencer ce pourquoi nous sommes venus jusqu’ici : la visite de la vieille ville ! 

Et là, faut que j’te raconte un truc… Au premier regard, je lui ai plu,… elle m’a plu… nous nous plaisons… C’est un coup de foudre ! Premièrement, il n’est que neuf heures et il n’y a pratiquement personne. Deuxièmement, on est où tu veux, mais certainement pas en Europe ! L’architecture est moyenâgeuse, mais on te vend dans les boutiques un artisanat qu’on trouve habituellement dans les souks d’Afrique du Nord… Sans compter les mosquées qui pointent le bout de leurs minarets dans le ciel de la ville… Pour résumer, c’est un savant mélange du vieux Sarlat et de la médina de Marrakech ! Dépaysement et enchantement total ! Que te dire de plus à part que c’est beau ?...
 

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Ah si, on arrive maintenant au stari most, le vieux pont dont je t’ai parlé tout à l’heure. Et à ton avis, que voit-on en arrivant ? Et bien le fameux pont pour sûr ! Et je dois dire qu’ils ont vraiment eu le nez fin en le reconstruisant à l’identique car il est somptueux, enjambant la Neretva
 bleue turquoise qui coule langoureusement trente mètres plus bas… Bref, tu l’as compris, Mostar, j’adore et j’en veux encore !! Donc on se balade comme ça, avec le sourire en bandoulière, un peu au hasard, explorant chaque recoin, empruntant chaque petite rue… Bon, d’accord, avec une carte… Si bien que je suis maintenant capable de te dire ce qu’il ne faut surtout pas manquer à Mostar. Outre le pont, tu as la magnifique rue piétonne qui répond au doux nom de Kujundziluk, la mosquée Karadoz-beg, la petite ruelle Biscevic, le marché aux fruits et légumes,… Bref, de quoi passer une bonne journée…

 
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Bien vannés par quatre heures de visite et d’usure de souliers, on atterrit dans un petit resto de spécialités bosniennes avec vue directe sur le pont. Bon, je fais de suite mon mea-culpa car j’ai oublié de noter le nom de l’établissement que je te recommande quand même… Tu ne peux pas le louper, il est juste à droite avant d’emprunter le pont et a une grande terrasse à l’ombre de grands arbres… Tout ça pour te dire qu’on y mange pour une trentaine de marks, soit pas plus de quinze euros à quatre, vue magnifique sur le pont et les plongeurs comprise… Oui, oui, tu n’as pas la berlue ! Il y a bien des plongeurs qui enjambent la balustrade et se jette du pont pour atterrir trente mètre plus bas dans la Neretva… Quand je repense à mon saut de dix mètres à Hvar et aux regards de mes filles remplis d’admiration, je me dis que je vais maintenant paraître ridicule avec leurs conneries !!! Bon, ne prêtons pas plus de considération à ces gars-là qui ne se donnent en spectacle que pour épater la galerie, revenons-en à Mostar… Et pis de toute manière, moi, c’était dans la mer et il y avait des vagues donc c’était plus impressionnant qu’eux ! En plus, vu d’en bas, ça ne paraît plus si haut que ça, alors arrêtons de parler de leurs soi-disant exploits… Je préfère quoi qu’il arrive te parler de notre après-midi !... Mais regarde-moi donc cette lopette qui hésite deux minutes avant de sauter !!! Enfin, bon, bref, la suite !

 

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Ben la suite, c’est un peu de repos, les pieds dans l’eau glacée de la Neretva, une glace à la main en tapant la discute avec un couple de belges qui ont entrepris le même genre d’expédition que nous autour des Balkans… Rien donc de mémorable pour un carnet de voyage jusqu’au moment du départ… Une dernière petite vue du pont pour la route et c’est le retour à la voiture qui nous attend sagement… Faut dire qu’elle était surveillée par notre perlimpinpin de ce matin, toujours fidèle au poste…
 

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Bon, en tout cas, j’espère que tous ces bons conseils ne sont pas tombés dans l’oreille d’un aveugle ! J’espère que tu as bien compris que Mostar, c’est à voir sans modération ! J’espère qu’il est clair pour toi que venir en Croatie sans pousser jusqu’ici serait une aberration ! Et surtout, j’espère que tu as bien saisi qu’il ne fallait pas prêter plus d’attention que ça à ces plongeurs de pacotille… Oui ? C’est bon ? Ok, donc on peut se refaire un p’tit bout de route, direction Sarajevo !... Oui, j’ai bien dit Sarajevo !
La Sarajevo des infos, ville la plus touchée par la guerre… Mais je t’en parlerai plus demain car là, pour l’instant, je profite de la route, vraiment très belle et montagneuse. Nous ne voyons donc pas passer les deux heures qui séparent Mostar de Sarajevo et arrivons à Annecy. Oui, en arrivant, Sarajevo nous rappelle Annecy, le lac en moins, les minarets en plus… La ville se trouve en effet dans une cuvette, entourée de montagnes sur lesquelles sont plantées une foultitude de chalets de montagne. Je n’imaginais pas Sarajevo comme ça… A vrai dire, je n’imaginais rien du tout et ne savais pas trop à quoi m’attendre… On en saura certainement encore plus demain… Là, pour l’instant, nous plantons nos sardines au camping Oaza, à Ilidza, dans la banlieue de Sarajevo. Quoi te dire à propos de ce camping ?... Il y a beaucoup d’italiens et les sanitaires sont archi sales. Non, je n’ai pas dit que les deux étaient liés ! Non, je n’ai rien contre les italiens ! La preuve, pendant que tu crois ce que tu veux, nous nous installons à la pizzeria Ildzis, un magnifique restaurant italien du centre ville d’Ilidza où nous mangeons les meilleures pâtes aux cèpes que tes papilles pourraient s’imaginer… Sur ce, la journée est terminée. J’espère que tu ne me reparleras pas des plongeurs de Mostar demain ! De toute façon, demain est une autre aventure…

 

 

Pour plus de photos, sache que tu en retrouveras beaucoup d'autres dans la rubrique "Albums photos"

Et puis si ça te dit... un petit commentaire me ferait bien plaisir...

 

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 14:52

Depuis le temps que tu suis mes vadrouilles, tu t’es certainement aperçu que je base toute ma théorie routarde sur la devise « on est bien, on reste, on en a marre, on bouge ». Et aujourd’hui, ben on bouge ! Et pourtant… Hvar sera à coup sûr un de mes coups d’cœur ! Mais bon, dans la vie, au début, on naît, et à la fin, on meurt. Entre les deux, il se passe des trucs. Pour moi, c’est le plus de trucs possibles à faire, le plus de truc possibles à vivre, le plus de trucs possibles à voir ! Donc, il me faut remballer à contrecœur tout notre barda pour aller voir là-bas si j’y suis. Et le là-bas, pour ce coup-ci, ce sera la Bosnie-Herzégovine ! « Mais quelle idée d’aller en Bosnie-Herzégovine ??? » T’inquiète, j’ai mis mes meilleurs agents sur le dossier et je peux te dire qu’il y a de quoi faire ! On aura l’occasion de se dégourdir la langue à ce sujet dans mes prochaines bafouilles… Donc, ce soir, dodo à Mostar ! Et entre les deux, de la route, un bateau, encore de la route, on mange et on visite Pocitelj, de la route, on va se baigner dans les chutes de Kravica, encore de la route et on arrive enfin à Mostar. Voilà, la journée est terminée. A demain ! De toute façon, demain est une autre aventure…

 

« Ben tu t’es pas foulé ! C’est tout pour aujourd’hui ? » Mais non, pas d’panique, j’en ai encore sous l’coude ! Je vais bien évidemment tout te raconter en détail comme si tu y étais ! Tout, tout, tout, vous saurez tout sur aujourd’hui ! Le vrai, le faux, le laid, le beau, le dur, oui je vous dirai tout… C’est parti, je m’en vais te conter cette nouvelle journée de ce pas nonchalant… Très nonchalant… Ben quoi, c’est les vacances et en plus, j’y vais à reculons. Et oui, rappelle-toi, j’en étais au moment où nous allions quitter notre esquisse de paradis, notre hébergement six étoiles, notre camping à l’ancienne… J’en profite d’ailleurs pour faire l’apogée de ce système de camping comme on n’en voit malheureusement plus par chez nous : « Entrez et trouvez-vous une ‘tiote place ! » En France, tout est délimité, millimétré, réservé, mobil-homé,… Ici, pas un mobil-home, pas d’aquagym dans la piscine, pas d’élection miss beauf camping,... Non, que des campeurs, des durs, des vrais de vrai ! Et des campeurs qui osent se parler, en plus. Si si, j’te promets ! Bref, il est l’heurre de pertir… Snif snif… Exuse-moi pur les futes de frape, mai écrirr avec des lames dan les yeux, cest pas focile. En pluc, le clavié, il et tout mouillé et mes ptti doihts à moé, ben i glissebt desus… Allez, on arrête de chialer, ce s’ra bien aussi là où on va ! Un dernier p’tit tour dans le port de Sucuraj en attendant notre ferry, et c’en est fini de Hvar… A présent, même si c’est au passé qu’il faille composer, le site n’était pas imparfait, c’était plus que parfait… Ce n’est qu’un au revoir, mon île, ce n’est qu’un au revoir… !

 

Désormais, devant nous, cent vingt kilomètres de route et une nouvelle frontière à enjamber. Et elle ne se laisse pas enjamber si facilement que ça, celle-là, car primo, un gros accident nous fait faire un détour qui nous envoie à perpette la galette, et deuxio, on a une queue d’une heure avant de pouvoir passer la douane…  Mais que fait la police ?!? Ben justement, elle contrôle l’assurance de chaque véhicule qui veut entrer en Bosnie. Si ce pays est ta destination pour ton prochain congé annuel, vérifie donc que tu es bien assuré pour la Bosnie. Oui, c’est écrit là, sur ta petite carte verte… Et si ce n’est pas le cas, ben tu trouveras porte close en arrivant et ce sera retour à l’envoyeur ! Autre astuce à savoir aussi ici, il est obligatoire d’allumer ses feux de croisement, même en plein jour. Tu vois, si tu penses que je t’oublie, oublie ce que tu penses, car tous ces tuyaux, c’est pour toi et c’est cadeau ! Note-les dans un coin de ta p’tite tête, ça pourra t’éviter des problèmes avec les autorités locales… A bon entendeur…

 

Bon, nouvelle frontière, nouvelle langue, nouvelle monnaie, nouvelle gastronomie, nouvelle religion… Bienvenue en Босна и Херцеговина ! Ah oui, comme tu viens de la voir, j’avais oublié de te dire aussi « nouvel alphabet » ! Ici, tout est écrit en cyrillique ! On va s’marrer ! Et les paysages, alors ? Ben en fait, je m’attendais à trouver un pays ressemblant à la Croatie, avec quelques minarets pointant par-ci par là… Autant te mettre au parfum de suite, la Bosnie est à la Croatie, ce que le Prince de Bel-Air est au prince William. Rien à voir ! On change d’époque, on change de continent. De planète, même… Disons que ça ressemble à la campagne des années soixante… On est dans la petite maison dans la prairie version bosnienne ! Et paf ! Là, je viens de répondre sans faire exprès à la question que je t’ai posée dans le titre. C’est le moment ou jamais d’enrichir ta maigre culture générale ! Donc sache que les habitants de la Bosnie sont les bosniens. « Alors pourquoi tout le monde dit tout le temps bosniaques ? » En fait, le bosniaque est un musulman des Balkans. Un bosniaque peut donc être bosniens mais un bosnien n’est pas forcément un bosniaque. Il a tout compris l’monsieur ? Non ? Pas grave, relis mes trois ou quatre phrases précédentes jusqu’à ce que tu percutes ; moi, je continue, tu me rattraperas au prochain bouchon…

 

Bon, avec tout ça, il est déjà midi moins le quart quand nous arrivons à Pocitelj. Midi moins le quart, c’est l’heure du Ricard. Allez, il est l’heure d’empêcher les ingrédients locaux d'entrevoir la date de péremption ! L'italienne, la mexicaine, la grecque, la jordanienne, l’indienne, la russe, l’antillaise, l’américaine,… Mes papilles ont déjà bien bourlingué. Et bien maintenant, c’est au tour de la cuisine bosnienne d’en prendre pour son matricule ! A Pocitelj, nous nous installons au restaurant Pocitelj, nom très original au demeurant,  et commençons par ouvrir la carte... « Alors là, j’me tâte… Entre prendre un bon цыплёнок, succomber devant un merveilleux люля-кебаб ou me lâcher sur un succulent  попробуйте поискать, j’avoue que mon cœur balance… Allez, plouf plouf, pique nique douille, c’est toi l’andouille… Mais comme le roi et la reine ne le veulent pas, ça ne sera pas toi au bout de trois. Un, deux, trois !... Non, attends, je vais demander conseil au serveur… S’il vous plait, monsieur le gentil serveur bosnien, parlez-vous anglais ?

- Of course… Brian is in the kitchen. The dog is in the garden. Bob is…

- Ok ok, j’ai compris !… Que nous conseillez-vous comme spécialité locale ?

- Fokd oiedrgo oijfojoij foijf piojoijg

- ???? Il n’a pas dit qu’il parlait anglais, lui ???... Bon, ok, allons-y pour quatre parts du machin chose que vous venez de dire ! »

 

Au final, le Fokd oiedrgo oijfojoij foijf piojoijg était très goûtu, je te le conseille vivement ! Bon, j’imagine que tu te demandes toujours ce qu’on vient faire en Bosnie… That is the question que tu te poses, non ? Et bien, c’est un peu pour ça !... Là, lève un peu la tête ! Au dessus du restaurant, sur la colline… Ben oui, là, s’étend le village médiéval de Pocitelj. Des murailles, des petites rues, un château… et ce qui fait tout bizarre, des mosquées qu’on s’attend à voir n’importe où, sauf ici ! Le village est très beau, et comble du comble, nous sommes seuls au monde !!! Va un peu faire un tour à Saint Paul de Vence en plein mois d’août, tu m’en diras des nouvelles… Les filles investissent les lieux, Anna s’approprie le château qu’elle rebaptise « château de la princesse Anna », Sasha qui ne veut plus monter la grimpette peut tranquillement faire part de son mécontentement sans que ça ne dérange ni les pékins du coin,… ni nous… Bref, nous sommes seuls, nous sommes en famille, nous sommes bien, nous sommes en Bosnie !!!

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Etape suivante, les chutes d’eau de Kravica. Comme dirait un certain Jacques Chirac, c’est beau mais c’est loin ! Et ce n’est pas tout droit pour s’y rendre… Déjà, sur la carte, le détour à consentir ne me paraissait pas énorme, mais sur le terrain, c’est vraiment au fond du fond de la Bosnie. Ensuite, les panneaux sont une fois sur deux en cyrillique, et l’autre fois, ben… y’a pas d’panneau. Je cherche, je recherche… J’ai l’impression de chasser l’dahu… Et pourtant… Sur place, un immense parking est en cours de finalisation. Et il est plein comme moi le jour de mon enterrement de vie de garçon ! Je pense par contre que nous sommes les seuls fromages qui puent sur place. Comment je l’sais ? Ben une Mercedes au milieu d’un champ de vieilles Lada, ça se voit comme un dog allemand au milieu des chiwawas ! Le site en lui-même vaut le coup d’œil sauf que c’est visiblement la destination du week-end de tous les bosniens, même si on est jeudi ! Chaque centimètre carré de plage, de bout de pelouse, de chute d’eau est squatté par une famille… Donc on se trempe les arpions, on s’humidifie la glotte, on immortalise le moment et retour à notre carriole pour la dernière portion de route de la journée.

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Une fois sur place, pas la peine de se creuser la tête pour savoir dans quel camping on va dormir à Mostar, il n’y en a qu’un : Le Mali Wimbledon, ça ne s’invente pas… Pas du tout la même carte postale que notre emplacement à Hvar mais l’ambiance a l’air familiale. On se choisit un emplacement selon les critères draconiens de Sandrine, on installe notre campement pour la cinquante huitième fois, quand soudain… C'est ma prièèèèère, je viens vers toi, c'est ma prièèèère, je suivrai ta loi,… Bon, merci Mike, mais ce n’est pas vraiment ma prière, c’est celle du muezzin qui lance son appel jusqu’à notre camping, dans ce paysage de montagne. Situation vraiment insolite... qui n’échappe pas à Anna qui se lance dans sa série quotidienne de questions existentielles : « Et papa, pourquoi le monsieur il chante dans son micro ? Et papa, pourquoi il appelle les gens pour la prière ? Et papa, c’est qui ce Allah ? Et papa, pourquoi il y a plusieurs dieux ? Et papa, pourquoi il y en a qui font la guerre pour défendre leur dieu ?... » En parlant de guerre, nous passons après ça un long moment à parler avec la patronne du camping qui parle un bon français. Français scolaire, mais largement meilleur que mon bosnien ! Et vu qu’en Croatie, le nombre d'amitié s'est compté sur les doigts d'un manchot, j’en profite pour entretenir la conversation et aborder justement la guerre qui a sévi dans la région il y a à peine vingt ans. Elle nous apprend qu’elle et sa famille ont vécu pendant trois ans dans la cave de leur maison, sans eau, sans électricité, sans chauffage,… Et pire, sans pouvoir lire mon blog ! Donc toi, profite-en bien pendant que tu peux encore le faire, veinard !!!… Elle a perdu son beau-père dans le conflit et passait ses journées à écouter les bombes tomber tout au long de la journée à Mostar situé à quelques encablures d’ici… Bref, ce n’était pas la fête tous les jours. Mais la phrase qui m’a le plus marquée, c’est lorsqu’elle a avoué qu’elle n’en voulait pas le moins du monde aux croates de lapins qui les ont pilonnés, que c’était la vie et que ça devait simplement arriver… Un personnage cette Madeba, comme on aimerait en rencontrer plus souvent…

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Et bien voilà, tu sais tout, tout, tout sur cette journée qu’on termine une petite Sarajevsko à la main, tout en regardant les étoiles et en pensant au programme de demain… De toute façon, demain est une autre aventure
...

 

 

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 12:33

Après dépouillement des sept SMS reçus, sache que soixante douze pour cent des votes ont choisi de nous faire rester, contre seulement vingt-huit pour cent qui veulent qu’on passe à l’étape suivante. Donc ok, comme tu l’voudras, on reste une journée de plus ! Comme d’hab’, je mets en application ma théorie du « le monde appartient à ceux qui se lève tôt »... Sauf que là, c’est un vent à décorner les taureaux et les cocus qui m’a sorti de mon sommeil. J’ai même craint un moment que notre tente ne s'envole comme la maison de Nif Nif quand le méchant loup lui a soufflé dessus… A moins que c’était celle de Naf Naf, je n’sais plus… Bon, comment bien commencer la journée ? Ben si t’as bien suivi la journée d’hier, en allant soit sur le chemin de bord de mer, soit à la baille, non ? Gagné, mais vu que le mistral souffle jusqu’ici et que la mer est déchaînée, ce sera seulement le chemin pour une petite déambulation… Je déambule, tu déambules, il déambule, nous déambulons... Et vu que le vent ne faiblit pas d’un poil, tout en profitant du paysage, tout en m’occupant de mes filles, tout en marchant, tout en lançant du pain aux poissons, tout en pensant quand même un peu à toi, je réfléchis à la suite des événements. Oui, je sais, nous sommes nombreux dans ma tête, mais c’est moi l’chef ! Donc c’est décidé, on passera la journée sur la côte sud de l’île. Selon mes calculs scientifiques et mes talents de madame soleil, peut-être que le vent aura oublié d’aller souffler par là-bas !

 

Pour parvenir à l’autre versant de l’île, il n’y a pas d’autre solution que de prendre un tunnel de deux kilomètres de long sur seulement deux mètres de large ! Croisement non envisageable ! Et t’as pas intérêt à mettre un cd ou à fouiller dans ton vide-poche tout en conduisant, sinon, tu rayes la belle carrosserie de ta voiture toute neuve. Aucun problème pour moi te dis-tu ? Sauf que si, puisque c’est Sandrine et ses yeux bioniques qui sont aux manettes :

« Sandrine, tu veux que je reprenne le volant ?

Non, c’est bon !

T’es sûre que ça ira ?

Oui, j’tai dit qu’c’était bon !! Tu vas m’le demander combien d’fois ? »

Ça y est, je l’ai stressée. Elle va se planter, elle va tous nous tuer !!! Si tu l’veux bien, prions ensemble : « Notre Père, qui êtes aux cieux, que ma voiture ne soit pas rayée, que la lumière vienne, qu’une prouesse soit faite, sur la route comme dans l’tunnel. Donne-nous aujourd’hui le coup d’bol de ce jour,… » Trop tard, elle s’engage ! Advienne que pourra… Concentrée comme du lait Nestlé, Sandrine serre tellement les fesses qu'on pourrait tenir à trois sur son siège !... Un kilomètre dans l’tunnel quand Sandrine est au volant, ça stresse, ça stresse, un kilomètre dans l’tunnel, ça stresse toute la famille. Deux kilomètres dans l’tunnel quand Sandrine est au volant, ça stresse, ça… Ô miracle, nous venons de sortir et Sandrine n’a laissé aucune trace de vernis sur les murs du tunnel… Et Ô miracle, comme je l’avais prédit, en passant de l’autre côté de l’île, plus aucun signe de vie du vent. Normal, j’ai eu mon bac organisation de voyages avec mention !

 

Première étape, le village de Zavala, sans véritable charme. Un petit vomis de Sasha qui continue à nous parler comme si de rien n’était, comme pour indiquer à ce village qu’on ne l’aime pas beaucoup, puis on passe à la suite, direction Sveti Nedjelja. Pas facile à prononcer, mais rien que la route qui nous y emmène vaut son pesant de bureks ! L’océan que l’on voit danser, du haut de notre ruban asphalté, nous paraît être immensité. Oui ce paysage m’a inspiré, avec toi je veux le partager, via ce poème que je viens de composer… Je sais, je sais, c’est beau, mais sèche tes larmes, je n’ai écrit ça qu’en deux minutes… Et puis ça y est, on arrive…

 

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 Je suis prêt à dégainer mon masque et mon tuba lorsque j’aperçois l’eau en contrebas. Si tu voyais cette couleur !!! Je te donne un super scoop, elle est bleue !!! Un coup d’œil à droite, un coup d’œil à gauche pour savoir si je peux me mettre torse nu…. Ok, c’est bon, je peux y aller ! Ben quoi, c’est l’île de la jet-set, ici… Il doit y avoir des paparazzis partout, non ? Je n’veux pas me voir en couverture de Voilà en rentrant en France !... Bon, Anna ne se fait pas prier pour me suivre et on se retrouve rapidement au dessus d’un tombant d’une vingtaine de mètres à contempler epinephelus, echinoidea, et autres asterias rubens... Non, non, tous les mots bizarres ne sont pas du croate ! Là, c’est bien du français. A toi de chercher ce que c’est et dis merci à google… Bon, inutile de te préciser que l’eau est juste à point, tout comme il faut !

 

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En sortant, je vois trois ou quatre gamins sautant d’un petit pont à environ neuf ou dix mètres au dessus de l’eau. Il faut quand même que je te dise que quand j’étais minot, je pratiquais un peu beaucoup le canyoning… Donc, chasse le naturiste, il revient au bungalow ! Sans demander l’autorisation à maman, je me retrouve grimpé sur le petit muret, prêt à sauter dans l’vide pour une chute libre de deux à trois minutes, atterrissage non compris. Là, c’est le genre d’hauteur que si tu te réceptionnes mal à l'entrée dans l'eau, si tu es un garçon normalement constitué, si tu écartes un peu trop les jambes, ben c'est aussi sec au bureau des objets trouvés qu'il te faudra aller chercher tout ton équipement… Un, deux, plouf ! « Mon père, ce héros !» Anna et Sasha me regardent, les yeux dégoulinant d’admiration, un peu comme si j’avais battu le record du monde du craché de noyau d’olive ! Je profite de cette toute nouvelle notoriété de surhomme pour convaincre tout mon p’tit monde d’aller maintenant crapahuter sur le chemin du bord de mer qui part de l’autre côté du village. Bien nous en a pris ! Ce petit chemin escarpé va de crique en crique, offrant de magnifiques points de vue sur la mer qui contraste avec le vert des pins. J’adore ! Qui a dit qu’aucun endroit au monde n'est mieux que chez soi ? L'auteur de cette phrase n'a pas dû voyager beaucoup ou alors il était le propriétaire de l’île de Hvar, c’est pas possible !

 

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On établit notre bivouac sur une petite plage toute croquignolette et passons comme ça une bonne partie de l’après-midi entre pique-nique, baignade, repos, balade, snorkelling,… Même si je ne suis pas là pour me dorer la pilule pendant trois semaines et revenir crâner auprès des collègues qui sont restés bosser (bien fait pour eux !), ça fait quand même du bien par où ça passe. Un peu comme la première, puis la seconde Karlovacko que je m’enfile pour me remettre de tout ça, dans le premier troquet qui passe par là… Ben quoi, faut bien combattre la température caniculaire par tous les moyens légaux ! Pour ton info, Karlovacko, ce n’est pas la traduction croate d’orangina. Mais ça, vu que tu commences à cerner l’bonhomme, tu l’avais certainement deviné… Après la bière croate, c’est maintenant le tour du vin ! Sur la petite route du retour, petit arrêt chez un petit producteur local pour y acheter une petite bouteille de jus de raisin. Bon, la bouteille ressemble plus à un « gros cul étoilé » mais on goûtera à ça ce soir… Peu importe le flacon, pourvu qu’on… ne passe pas la nuit aux toilettes !…

 

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Pour le reste, pas grand’chose d’autre à te confier… Retour à notre camping coup d’cœur, douche, boîte de raviolis au réchaud, petite bouteille de vin… Et alors, le verdict ? Ben disons que ça vaut largement un vin français, du genre la villageoise… Mais ça ne nous a pas empêché de quand même la terminer, à la nuit tombée, les filles couchées, sous un ciel étoilé… Bonne nuit… Mille millions de mille sabords, mais au fait, on va où demain ??? Après une intense réflexion qui s’est passée aux toilettes (mais rien à voir avec le vin), je décide que nous avons assez profité de la mer pour l’instant. C’est décidé, nous mettrons le cap plein est ! Demain, direction la Bosnie-Herzégovine ! De toute façon, demain est une autre aventure… Sauf qu'en plus, cette fois, demain est un autre pays… 

 

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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 09:21

En direct de l'étape du jour du tour des Balkans, c'est maintenant l'heure du duplex avec notre correspondant sur place : « Le peloton tout entier est sur l’île de Hvar, bien installé dans son camping. Après les interviews et le traditionnel test anti-dopage hier soir, c'est maintenant le moment pour les coureurs de profiter de quelques jours de relâche bien mérités. Au programme, le peloton fera un peu de tourisme en visitant la ville de Hvar. Après ça, un peu de détente sur une des plages de l’île… ». Ok, allons-y gaiement, moi, ça m’va ! Attention,… moteur,… action,… ça tourne !

 

A six heures, je suis réveillé par la luminosité du soleil qui commence à pointer le bout de ses rayons. J’ouvre donc la porte de notre tente qui m’apparaît comme un grand poster animé en trois dimensions. Ouh là… Je débute à peine le compte-rendu de cette journée et la première bêtise vient de fuser ! Je disais donc que je profite de ce levé du soleil, face à la mer, au son des quelques grillons qui commencent à s’éclaircir la voix…Ahhhhh Hvar, peut-être que j’t’l’ai trop dit… J’te l’dis quand même… Je t’aime !... Et comme entre mater le levé du soleil depuis sa tente et mater le levé du soleil depuis l’eau, il n’y a qu’un pas, c’est sans mal que je le franchis…, rapidement rejoint par Sasha, puis par Anna, puis par Sandrine… C’est sûr, on commence vraiment à apprécier la vie de château de sable ici !

 

Trêve de baignaderie, il est l’heure de partir visiter le Saint Trop’ local ! Tout le monde dans la carriole !... Ça va, on ne met que vingt petites minutes pour arriver... Yes, trop fort le mec ! Je sais, tu te dis certainement que j’ai un GPS dans la tête, que l’orientation et moi, ça ne fait qu’un,… Tu n’as pas tort, mais pour être honnête avec toi, je dois quand même ajouter qu’il n’y a qu’une seule route sur l’île… Mais merci quand même pour le compliment ! Voili voilou, nous sommes arrivés ! Il est où Brad Pitt ? Elle est où Paris Hilton ? Il est où… Nicolas Peyrac ? Oui, bon, excuse-moi, mais j’étais fan quand j’étais gamin… Ben quoi ? Y en a bien qui sont fans du Stade de Reims ! A chacun ses casseroles (spéciale dédicace, les personnes se reconnaîtront) !… Bon, faut maintenant trouver un emplacement pour laisser la voiture se reposer… Et là, comble d’une organisation sans faille, je dégotte la seule place de stationnement non payante et libre de Hvar ! Bon, d’accord, on est garé au milieu des oliviers à deux kilomètres de la ville qu’il faut rejoindre à pied en plein cagnard, mais faut savoir c’qu’on veut !

 

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Donc, comme j’le disais, nous sommes maintenant dans la ville de Hvar. En sueur, mais dans la ville de Hvar quand même ! Va-t-elle correspondre à nos attentes ? Va-t-elle faire honneur à sa réputation ? Va-t-elle être aussi belle que l’île ? Je dis oui, oui et re-oui !!! Que dire de plus sans pour autant devenir pompant ? Simplement que le port est magnifique, que le château est magnifique, que les ruelles sont magnifiques, que la place est magnifique,… Par contre, attention… On est quand même dans la ville de la jet-set. Donc, on ne mélange pas les serviettes et les tampons. Sache qu’il te faudra t’habiller correctement si tu veux passer inaperçu. Car les gens que l’on croise ici sont tous habillés en Dolce, Dior, Gucci,… Moi, j’ai mis mes tongs Nike, donc no soucy, on se noie dans la masse sans problème ! On reste là trois bonnes heures à se balader, à faire des photos, à manger un burek à la pomme, à chercher Sasha,… A chercher Sasha ? Pourquoi, elle est où ? Ben justement, je n’sais pas ! Elle était encore là y a deux minutes… Finalement, plus de peur que de perte, on la retrouve dans un restaurant, tranquillement en train de lire la carte… « Il est peut-être temps d’aller manger, là, non ?… Et si on allait nique-piquer à la plage ?... » De toute façon, c’est écrit, un jour, c’est sûr, à Hvar, je reviendrai… Destinée, on était tous les deux destinés, à voir nos chemins se rencontrer, à s’aimer sans demander pourquoi, Hvar et moi…

 

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La crique que je recherche maintenant est celle de Zarace… Encore un tuyau glané sur le net… L’ennui, c’est justement ça, le fait que ça se balade sur le net, car d’autres pèlerins ont eu la très mauvaise idée comme moi de gribouiller l’info sur un bout d’papier. Ce n’est pas tant que la petite plage soit blindée, c’est plutôt que le parking en bas du chemin qui y mène ne contient qu’une dizaine de places. Va falloir la jouer serrée si on veut être parmi les heureux élus… Au final, c’est surtout la voiture que l’on serre clandestinement le long du chemin, deux roues dans le vide, une roue sur la route et la dernière à moitié dans un olivier… Ne t’inquiète pas, aucun risque qu’une dépanneuse ne vienne nous déloger là… Enfin, j’espère… Ouf, ça y est, à nous le paradis qu’on ne partage qu'avec quelques dizaines de personnes... Manquerait plus qu'il y ait des embouteillages au paradis, maintenant !! Lovée au milieu de pins et de concrétions rocheuses, la minuscule crique nous apparaît, comme déposée là par les dieux. Ben merci à eux, on va bien en profiter !!! Inutile de te préciser que l’eau est cristalline, même si Guy Roux, pour cette fois, n’a pas fait le déplacement… Je pense qu’on va poser notre fessard ici pour un bon moment… Alors pose-toi aussi ici tranquillement, prends un café,… ou un thé,… ou une bière,… En fait, c'est toi qui vois, je te laisse vivre… Comment ça, c’est moi qui paie !?! Faut pas pousser papy dans l’puit, non plus ! Déjà que j’te donne une tonne de tuyaux pour tes prochaines vacances…

 

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Justement, en voilà un autre qui pointe le bout de son pif… Sur le retour au camping, n’hésite pas à faire un stop dans le village de Stari Grad. Je tiens à faire un Ford Focus sur cette petite ville, non par pour t’inciter à y faire une Ford Fiesta comme à Hvar, mais juste pour que tu y fasses un Ford Transit de quelques minutes, histoire de te manger au calme une énième glace avec vue sur le port… Tu auras remarqué ô combien mon imagination est débordante pour pouvoir te faire passer les messages… Pour enfoncer le marteau, sache que Sandrine préfère même Stari Grad à Hvar… Bon, ok, elle n’est pas une référence en la matière, mais quand même ! En tous cas, c’est sûr, un jour, je reviendrai ici… Ah bon, t’es sûr, j’ai déjà dit ça plus haut ???

 

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Seule difficulté rencontrée sur l’île, trouver une station essence. Ben oui, j'aime me la péter, montrer que j'ai de l'argent, que les gens parlent de moi, qu'ils m'envient, même... donc parfois, je vais mettre de l'essence. Au prix actuel de l’essence, c’est devenu un luxe ! Pour ton info, l’essence est au même prix que chez nous. Ne compte donc pas là-dessus pour faire des économies pour t’acheter plus de glaces… Ok, après une demie heure à chercher, notre station service est trouvée, retour au bercail pour reprendre notre train-train quotidien : Baignade, repas, baignade, promenade sur le chemin du bord de mer, baignade,… Qu’est-ce que ça peut être chiant et répétitif la vie, quelques fois ! Ah si, j’oubliais de te dire qu’on a donné du pain aux poissons… Bon, tu t’en fous certainement un peu, mais Anna y tient beaucoup… Voilà, c’est fait… Et sinon, que fait-on demain ? On lève le camp ou on patiente encore un peu ? Hésiter ou ne pas hésiter, là est la question... ou j’sais plus trop, j’hésite... Si tu veux que les Laurent quittent le loft… euh… quittent Hvar, tape un. Si tu veux qu’ils restent encore un peu, fais le deux ! Trois euros cinquante par SMS, hors coût opérateur… Résultat des courses, demain ! De toute façon, demain est une autre aventure…

 

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 21:02

« La nuit est chaude, elle est sauva-age, la nuit est belle, pour ses otages… » Attention, je ne balance pas en introduction de ma journée les paroles issues d’une chanson philosophique pour me la jouer styyyle, prononcé « staïle » pour le style… Non, ce petit clin d’œil me permet d’abord de te faire réviser tes classiques et de te dire ensuite que la nuit fut effectivement très très chaude… Toi, je te vois venir avec tes grosses tongs…, et bien non, rien à voir avec le film porno d’hier soir ! Non, là, je te parle bien de chaleur micro-ondesque… Si j’avais dans ma besace un ventilateur ou une climatisation, j’aurais certainement mieux dormi… Ouais, je sais, tu te dis que si ma tente en avait, on l’appellerait mon hôtel, mais quand même... Maintenant, la tente en question, il faut la démonter, ranger tout notre attirail et tailler la route vers le sud ! Car cette fois-ci, mon apprenti routard, je t’emmène à Hvar, l’île de la jet-set, l’île de la débauche, l’île de la fête, l’île de Massimo Gargia... Rien de tout ça pour nous, je te rassure… Nous, on veut simplement se goinfrer de la beauté légendaire de l’endroit… Au revoir Trogir… Hvar, attention à tes fesses, on arrive ! Sauf qu’après une vingtaine de kilomètres, ça commence à sentir mauvais… Pas la peine de serrer les fesses, ça ne vient pas de toi ! Non, une fois de plus, il y a un trafic de foldingo ! Mais lentement, on se croatise… Entends par là qu’on commence à être habitué et qu’on patiente patiemment…

 

Deux heures plus tard passées dans la voiture, on doit certainement être bientôt arrivé… Ben là, tu peux gentiment t’enfoncer le bras dans l’œil, on fait du sur place ! Là, tu m’imagines en train de vociférer, de ronchonner, de me plaindre… Ben tu sais quoi ? Et bien pas du tout du tout du tout ! Je suis même plutôt assez fier de moi. J’ai été très agréable, limite avec une auréole d’ange au dessus de la tête. Je suis zen : « Sasha, ma chérie, aurais-tu l’obligeance de cesser de taper dans mon siège, s’il te plait », je prends mon mal en patience : « Sasha, pour la millième fois, arrête de taper dans mon siège, ok ? », vraiment ce voyage m’assagit : « Bon, Sasha, dernière fois avant que je ne te balance par la fenêtre ! ». Je voudrais bien t’y voir, toi… : Subir ça, avec dans les oreilles pour la millième fois, le générique cucul la praline de Barbie et le secret des fées ! Je n’peux pas la blairer celle-là ! Bref, une fois la ville d’Omis traversée, on commence à entrevoir le bout du tunnel puisque notre voiture avance désormais plus vite que Sasha, qui elle, est maintenant à pied… Ben quoi ? Je l’avais prévenue mais elle a quand même continué à taper dans mon siège… Plus on avance, plus on grimpe et plus la vue sur la grande bleue est à couper le souffle !

 

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J’entraperçois même des petits campings dans des endroits bien sympathiques. Je crois bien qu’on fera un petit stop ici lorsqu’on sera sur la route du retour vers le pôle nord… Avant ça, nous arrivons à Drvnik pour y prendre un bac. Allez, ouvre ton livre « Se rendre à Hvar en prenant un bac pour les nuls » ou écoute comment on a fait : En fait, c’est un jeu d’enfant de deux ans. Vite fait bien fait, je cours à la caisse afin d’y régler les 148 kunas nécessaires. Vite, le bateau est en vue ! Trois personnes sont devant moi… Mince, le bateau est vraiment tout proche ! Je règle… Vite, le bateau accoste ! Je remonte dans la voiture… Allons-nous réussir à l’attraper ? Là, on suit les panneaux qui nous emmènent… derrière une file de… deux cent vingt huit autres voitures qui sont arrivées avant nous et attendent leur tour… Je vais demander des infos au préposé à l’embarquement qui m’indique de patienter. Alors moi, pas con, ben je patiente… Au final, on attend comme ça une heure et demie avant de pouvoir faire faire la première croisière à notre voiture. Pour le reste ? Une formalité… Vingt minutes de traversée pendant lesquelles Sasha la charmeuse a été accaparée par deux grand-mères croates en extase devant notre blondinette.

 

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Et alors, Hvar ? Là, c’est moi qui suis en extase ! Ça ressemble à la Corse, les vaches sur la route et les indépendantistes en moins ! La végétation est d’un vert éclatant… L’eau est d’un turquoise comme tu n’en verrais même pas aux Seychelles ! J’peux dire c’que j’veux, tu n’es jamais allé aux Seychelles, n’est-ce pas ? Moi non plus, d’ailleurs… Bref, on file tout droit jusqu’à un camping que j’avais repéré sur la toile : le camping Mina. Verdict : La grande classe ! Là, c’est le paradis où je n’m'y connais pas !! Et tout ça à dix sept euros la nuit, papier toilettes compris… La grande classe, j’te dis ! Je te décris l’environnement : Une forêt de pins, des emplacements en escalier dont le dernier doit approximativement se situer à… trois mètres cinquante de l’eau. Et là, on ne peut pas dire qu’on a du cul, je vais même aller jusqu’à dire qu’on a un gros cul… Tu le vois, cet emplacement, tout proche de l’eau ? Ben il est libre ! Et s’il est libre, ben c’est qu’il est pour nous !!! Bon, Sandrine s’est bien méfiée pendant deux trois minutes du style « ça cache quelque chose » mais c’est sûr, on s’installe là jusqu’à la fin des vacances ! Que dis-je, jusqu’à la fin de ma vie, voir plus ! Tu la vois la tente verte, là, sur la photo ? Ben c'est la nôtre...  

 

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Seul truc bizarre ici, c’est que la majeure partie des campeurs est croate contrairement aux autres campings dans lesquels nous avons posé nos fesses… C’est donc le moment de t’en parler un peu, de nos amis croates… Alors, je pense qu’ils doivent être sympas mais disons que de premier abord, ils ne sont pas très avenants. Que tu sois là ou pas, ils n’en ont rien à s’couer. Bon, même s'il faut un peu leur marcher sur les pieds, on arrive quand même à les faire sourire, mais ce n’est pas la fête à la maison tous les jours. En fait, ils sont un peu comme nous, les français… Bien sûr, si tu es déjà allé en Croatie mais que tu ne partages pas mon avis sur la question, n’hésite pas à émettre un commentaire sur cette page pour le faire savoir… Je m’empresserai de toute manière de le supprimer aussi sec…

 

Bien évidemment, comme tu t’en doutes, la suite de l’histoire de notre journée se traduit par des ploufs, des tasses, des masques, des bouées, des tubas, des poissons,… tout ça, à quelques encablures de notre tente ! On ne va pas se priver d’utiliser la piscine construite sur notre propriété, quand même ! Je peux tout de suite te dire que ce camping rentre dans notre top trois du championnat de ligue un des campings grâce à sa vue sur la grande bleue ! Et dire qu’à cette heure-là, y’en a qui bossent… Par contre, tu m’excuseras mais là, je n’arrive pas du tout à me concentrer pour t’écrire la fin de cette journée. Le bruit des vagues s’échouant nonchalamment sur les rochers m’insupporte. C’est vraiment pénible ! Je suis donc contraint de stopper l’écriture de mon autobiographie de voyage et continuerai donc demain. De toute façon, demain est une autre aventure…

 

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Et puis si ça te dit... un petit commentaire me ferait bien plaisir...

 

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Published by Franck - dans Balkans
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