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Carnets De Route

24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 11:16

Merci ! Tout d’abord, merci à ma femme de me suivre et de me faire confiance dans l’organisation de nos vadrouilles… Ensuite, merci à tous ces gens de nous accueillir si généreusement dans ces contrées lointaines… Mais surtout, merci à toi de suivre nos aventures aussi assidûment… Merci à toi, sans qui je ne serais rien… Bon, ok, je ne suis rien mais c’est quand même marrant de remercier tout le monde comme ça. J’ai l’impression de m’être réincarné en Céline Dion remerciant son public et son défunt René à la fin d’un de ses concerts… Bref, je disais que je remerciais tout le monde, sans oublier mes filles qui nous suivent sans broncher… D’ailleurs, pour vraiment les remercier, aujourd’hui sera leur jour. Jour où nous allons tous les quatre nous amuser comme des petits fous en famille… Jour que nous allons passer tous ensemble à… Universal Studios !!!

 

Allez, réveillés à six heures, non pas par le décallage horaire, mais par les ronflements d’Anna ! Comment un si joli petit corps est-il capable de faire un bruit aussi désagréable ? Bref, passons… Et comme hier, passons aussi très rapidement sur le simulacre de petit déjeuner proposé par l’hôtel, pour activer le démarreur de notre Jeepy vers huit heures ! Direction Universal Studio, le site mi-figue, mi-raisin,… mi-ange, mi-démon,… mi-studios de cinéma, mi-parc d’attraction,… mi-baguette, mie de pain ! C'est à trente minutes de notre hôtel, nous y sommes donc en vingt, excités comme des gamins de huit ans sur la route de Disneyland, sauf que là, nous sommes sur celle pour Universal Studio et que ça marche aussi !

 

Bon, avant d’aller s’amuser comme des gosses de trente-neuf ans, un peu d’étalage de confiture pour toi, le Franck Ribery de la culture française… Un nul, quoi ! Ben oui, j’imagine qu’il faille te rappeler ce qu’est Universal, non ? …Ce studio fait en fait partie de ce qu’on appelle les majors d’Hollywood. Autrement dit, les grands studios historiques avec leurs spots d’intro à chaque début de films qu’ils produisent. Et tu les connais tous, j’en suis sûr ! Pour commencer, la 20th Century Fox avec ses roulements de tambours, ses trompettes et ses spots qui illuminent son nom,… Warner Bros sur un air de piano avec WB en or sur fond de ciel nuageux,… La célèbre Paramount et ses étoiles descendant du ciel pour entourer une montagne enneigée,… Columbia Tristar et son cheval ailé surgissant des nuages,… La Metro Goldwyn Mayer alias le lion qui rugit de plaisir,… Walt Disney Company et son château sur fond de feux d’artifice,… et donc Universal Studios, son lever de soleil sur la terre et son inimitable tin tin tinnnnn tin, tin tin tin tin tinnnnn… Ces studios centenaires font la fierté de Los Angeles ! Faut dire aussi que directement ou indirectement, une bonne partie de la population du coin vit de cette industrie dont la renommée ne trouve pas d’égal dans le monde entier ! Tiens, pour en revenir à Universal, peux-tu me citer comme ça quelques-uns de ses films à gros succès ?... Harry Potter, Retour vers le futur, King Kong, le silence des agneaux, la Momie, Jurassik Park, Transformers,… et Wikipédia si tu veux plus de détails !

 

Parlons maintenant gros sous ! Non, je ne vais pas te demander quel est le chiffre d’affaire de chaque major, mais plutôt t’inciter à commencer à économiser un ou deux dollars par-ci par-là pour espérer avoir le budget pour les billets d’entrée dans dix ou quinze ans ! Car le rêve américain a un prix ! Quatre-vingt quinze dollars par personne, sans oublier les vingt billets verts pour l’accès au parking ! Oui, comme tu dis, c’est cher. Oui, comme tu dis, j’espère que ça les vaut… Je te dis ça dans pas longtemps car ça y est, on entend la musique mondialement connue d’Universal, on aperçoit le globe emblématique, la monumentale entrée qui fait rêver, avec le tapis rouge qu’ils ont installé rien que pour moi… Tout y est ! Sauf que… ce n'est pas parce que les malais sont laids, que les portugais sont gais, que les colombiens sont biens, que les américains ne sont qu’un ! Car rien qu’à l’entrée d’Universal Studio, il y en a toute une ribambelle ! Donc sagement, on attend, on attend, on attend jusqu’à ce que… libérés, délivrés, le monsieur de l’entrée nous scanne nos billets d’entrée. Universal Studios, I did it !

Moi, moche et méchant
Moi, moche et méchant
Moi, moche et méchant

Pas une minute à perdre, on traverse le parc à grandes enjambées pour arriver dans les premiers au Studio Tour, une des attractions du parc les plus prisées. J’ai l’impression d’être revenu trente-neuf ans en arrière lorsqu’avec mes copains les spermatozoides, on s’était fait une course à celui qui arriverait le premier… D’ailleurs, aujourd’hui, comme à l’époque, j’ai gagné ! On se retrouve donc rapidement au milieu du wagon côté gauche comme conseillé sur le net pour passer de lieux de tournage de films mythiques à des décors de séries américaines made in Universal : Zone de crash dans la Guerre des mondes, scène du métro dans Backdraft, petite ville des Dents de la mer, l’hôtel de Psychose, la rue Wisteria Lane de Desperate Housewise,... Le clou de la visite, c’est l’animation 3D liée à King Kong qui nous en met plein les mirettes ! Aussi, sur ce coup-là, nous sommes des petits veinards. Là où une nouvelle animation liée à Fast and Furious ne sera inaugurée que demain, nous avons le droit de la découvrir en avant-première rien que parce que c’est nous… Bon, ok, je suis sûr qu’ils font le coup à tous les groupes de touriste qu’ils trimballent dans le coin depuis quinze jours mais ce n’est pas grave. Ça décoiffe et on en redemande !

Moi, moche et méchant
Moi, moche et méchant

Oyé oyé ! Petit intermède revendicatif avant de reprendre le rythme effréné de notre journée. Les trois quatre lignes qui suivent s’adressent exclusivement à ma fille Anna lorsque, dans onze ans, elle en aura vingt et qu’elle n’aura rien d’autre à faire que de lire les anciens carnets de voyage de son vieux père sénile… Je me lance : Faire une crise d’adolescence alors que tes adorables parents t’ont emmené à Los Angeles, et plus précisément à Universal Studio, tu admettras que c’est le comble de l’enfant gâté qui ne sait pas apprécier à sa juste valeur la chance qu’elle a, non ? Et si, du haut de tes vingt ans, tu te demandes encore pourquoi tes méchants parents ne t’avaient pas pris avec eux à Tahiti, aux Maldives ou je n’sais où quand tu avais quatorze ou quinze ans, et bien tu viens de comprendre ce que t’a coûté ton comportement du 24 juin 2015…

 

Allez, on enchaîne les attractions comme des perles de culture cinématographique. Les Simpsons, Transformers, la Revanche de la Momie dans laquelle Anna a pleuré et Sasha m’a fait jurer après coup qu’on ne le referait pas,… Mention toute spéciale pour Transformers qui m’a scotché comme un ouragan qu'est passé sur moi, les pierres ont tout emporté ! En tout cas, les quatre-vingt quinze dollars sont déjà bien digérés et déféqués depuis longtemps. Donc fais un prêt, raquête ta grand-mère, braque une banque, fais ce que tu veux,… mais viens voir ça de tes propres globes oculaires, tu m’en remercieras..., croix de bois, croix de fer, si j’mens, j’irai en vadrouille en Syrie l’année prochaine ! Ce qui est génial ici, c’est que dans le parc, tu croises dans les allées tout un tas de personnages de tes films et dessins-animés préférés sans avoir à faire la queue pour te prendre en photo avec eux : Homer Simpson sans Marge, Doc sans Marty ni Difool, les Minions, les robots des Transformers,…

Moi, moche et méchant
Moi, moche et méchant
Moi, moche et méchant
Moi, moche et méchant
Moi, moche et méchant

Mais tout ça ne va pas nous rendre Mike Brant ! Et ça ne va pas nous nourrir non plus ! Ben ouais, faut bien nourrir mes filles, c’est qu’ça mange à c’t’âge-là ! Et faut bien nourrir monsieur Universal, c’est qu’ça aime l’argent à c’t’âge-là ! Neuf dollars les deux bouts de pain sec étranglant une saucisse sans défense qui souhaite se faire la malle, ça fait cher le kilo de hot-dog, ça !... Allez, moi je suis aussi frais qu’un glaçon dans un verre de Suze, donc attraction suivante s’il vous plait !... Je demande un Ju, je demande un ra, je demande un sic,… Ce sera Jurassic Park ! Notre enthousiasme ambiant est malheureusement vite enterré six pieds sous terre par une file d’attente de plus de cinq cents mètres de long… Mais bon, il y a moins de monde dans cinq-cents mètres de queue en Californie que cinq cents mètres de queue dans le Wyoming. Ne cherche pas, il n’y a pas de jeu de mot dans la phrase précédente. Tout est une question de métaphysique atomique… et de corpulence ! Il y a deux ans, autant je trouvais les américaines du Wyoming mignonnes et agréablement proportionnées pour mon œil averti, autant les filles de Californie sont…, comment dire, à l’image de la fille américaine qu’on s’imagine… : Des filles muffins pour lesquelles il y avait plus de pâte que le moule ne l’autorisait ! Après coup, je ne sais pas ce que les Beach Boys trouvaient à ces California girls… Et du coup, prenant plus de place dans la file d’attente, il y a moins de monde qu’il n’y paraît… Ça va, tu as suivi mon raisonnement de mathématicien ?

 

Bref, après une heure et demie de piétinage forcé, c’est notre tour ! Et là, y’a que la vérité qui compte animée par Bataille et Fontaine ! Si être mouillé tu ne veux pas, ne pas monter au premier rang il te faudra. Bon, c’est bien connu, seuls les mecs bourrés, les enfants, et les leggings disent la vérité ! Donc crois sur parole Sasha lorsqu’elle te conseille de ne pas te mettre au premier rang. Elle ressort de l’attraction trempée. Pas éclaboussée … Trempée ! Un peu comme si j’avais pris un seau d’eau et que je le lui avais envoyé en pleine trogne. Quant à la vieille dame qui était assise à côté de moi avec le maquillage qui a coulé et le brushing complètement ruiné, je pense qu’elle est cent pour cent d’accord avec moi… Oups, pardon, je ne l’avais pas reconnu... Ça va Sandrine ?... En tout cas, encore un excellent moment de rigolade en famille qui a tout de même failli coûter la vie à notre appareil-photo, réanimé de justesse par un bouche-à-bouche inespéré…

Moi, moche et méchant

On enchaîne avec le super spectacle Waterworld et son finish digne des plus grands blockbusters…, puis avec ce qui a motivé notre venue dans ce parc, en l’occurence l’attraction Moi, moche et méchant dont mes filles sont archi-fans du dessin-animé. Quelques manèges, quelques attractions secondaires et salut les p’tits clous, c’est l’heure du top cinquante… Bon, moi, je me contenterai d’un top trois. Attention, j’ouvre l’enveloppe… Moi, moche et méchant, les Simpsons,… et le grand gagnant est… Transformers !!! Super parc d’attraction, super journée,… Seule déception pour Sandrine hormis son maquillage qui n’est pas waterproof,… le fait qu’on ne soit pas venu un an plus tard pour pouvoir faire la nouvelle attraction qui se prépare sur le thème d’Harry Potter… « Tant pis, ce sera l’occasion de revenir une prochaine fois » me dit-elle. Pas besoin de me répéter ça plusieurs fois que j’ouvre déjà mon agenda pour planifier une date...

Moi, moche et méchant
Moi, moche et méchant
Moi, moche et méchant
Moi, moche et méchant

Allez, ici Los Angeles, à vous Cognac-Jay ! On quitte le parc à regret mais la journée n’est pas terminée pour autant. Car l'homme, le vrai, n'est pas celui qui séduit plusieurs femmes à la fois. C'est celui qui séduit plusieurs fois la même femme. Donc je m’affère à cette mission en prenant l’initiative d’organiser un pique-nique au célèbre Griffith Observatory d’où on pourra assister en amoureux au coucher du soleil sur Los Angeles qui s’illuminera progressivement sous nos yeux. Ça, c’était effectivement le programme que j’avais concocté plusieurs mois avant de venir après avoir consulté le site fais-craquer-ta-femme.com. Malheureusement, le plan ne s’est pas déroulé sans accroc. Tout d’abord, après avoir fait quelques courses, nous avons subi les énoooooormes bouchons de Los Angeles. Ensuite, enfin arrivés sur site, impossible de trouver une place pour laisser Jeepy respirer quelques heures. On tourne, on retourne, on re-retourne,… Non, pas possible de se garer à moins de cinq kilomètres du point de vue où visiblement, beaucoup de gars se sont passés le mot de séduire plusieurs fois la même femme…

 

Donc pour conclure cette journée, ce sera pique-nique… douille c’est toi l’andouille dans la chambre d’hôtel. Le point de vue y est finalement aussi magnifique que depuis le Griffith Observatory puisque j’y vois la même beauté resplendissante de ma femme… Oui, je m’rattrape aux branches comme je peux… Mais l’objectif est bien rempli car je vais passer une nouvelle nuit à ses côté, blotti dans ses bras jusque demain matin. De toute façon, demain est une autre aventure…

Moi, moche et méchant
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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 13:31

 

C'est sexy le ciel de Californie... Sous ma peau, j'ai L.A. en overdose... So sexy le spleen d'un road-movie, dans l'retro, ma vie qui s'anamorphose... Et c’est cool, car avec le décalage horaire, ce matin, elle s’anamorphose hyper tôt ! Je vais pouvoir profiter de ce don de quelques heures de rab pour me faire plaisir au rayon des étapes supplémentaires à insérer dans mon planning du jour !... Non, sérieusement, tuons l’enflammade dans son liquide amniotique !… J’ai bien les yeux aussi ouverts qu’un garenne apeuré dans les phares d’une voiture, mais la pauvre petite aiguille de ma montre pédale dans la choucroute pour atteindre péniblement le chiffre deux… Du coup, que propose l’office du tourisme local dans son forfait « L.A. by night » ?... Pour rappel, L.A., ce n’est pas le diminutif de « Les Ayvelles », petit village typique de la campagne ardennaise où j’ai passé ma jeunesse… Non, L.A., c’est bien évidemment Los Angeles ! Et Los Angeles la nuit, c’est soit aller tenir compagnie aux sdf, soit aller dealer avec les gangs du quartier... Pas d’autre proposition ?… Non ?... Ok, donc pour ne pas gêner mes oies, je n’ai plus qu’à aller m’installer dans la baignoire et peaufiner le programme of the day... Vu comme je suis décalé la première nuit, je crois qu’une grande histoire d’amour va naître ici entre nous… Mais non, ce n’est pas à toi que je m’adresse, c’est à la baignoire, avec qui je passe quatre longues heures, dans les bras l’un de l’autre, en attendant que le reste de mon clan ne termine sa culture du sommeil, soit vers six heures. Et comme le petit déj’ n’est servi que dans une heure, ça nous laisse encore de la marge pour nous préparer et franchir en tête la ligne d’arrivée au pays des orgies de croissants, d’œufs brouillés et de jus d’oranges… Ça, ça aurait éventuellement pu être le cas en France, car ici, là où l’hôtel rempli parfaitement sa mission, son petit déjeuner ne suffirait pas à rassasier un anorexique… Il faut aimer le riz soufflé et le Tang si tu vois ce que j’veux dire ! Mais ne nous attardons pas sur ces détails logistiques et matérialistes, et allons nous immerger jusqu’au cou dans le Los Angeles des stéréotypes : Des autoroutes deux fois dix-huit voies, des millions de voitures, une ville trop polluée, trop grande, trop impersonnelle, peuplée de gens faux, arrivistes, vaniteux, matuvus, dont le seul objectif est de figurer au générique d’une série B tournée dans le coin… Ok, mais pour moi, Los Angeles, c’est aussi un concentré des Etats-Unis de mon imaginaire, les Etats-Unis de mon enfance, les Etats-Unis que je m’injectais en intraveineuse à grandes doses de Chips ou de Beverly Hills quand je rentrais de l’école… Entre ces remarques qui en rebuteraient plus d’un, et celles qui donnent envie, un arbitre ! Moi ! Verdict personnel ce soir…

 

Et je m’y mets de suite car pour commencer le commencement des visites de la journée qui commence, quatre lettres bien connues à Los Angeles : H… O… L… L... Y… Flûte de flûte et re-flûte, ça dépend ça dépasse !… U... C... L... A… Mo-mo-motus, bonne réponse !… University of California, Los Angeles… Très très loin de moi l’idée de reprendre mes études ! Premièrement, j’ai déjà purgé ma longue peine… Secondement, je souhaite simplement découvrir de mes propres yeux un grand campus américain comme on en voit à la télévision ou au cinéma. Toi, qu’est-ce que ça t’évoque les universités américaines ? Equipements sportifs et équipes universitaires ? Immenses pelouses avec une foultitude d’étudiants ? Des bibliothèques ? Des confréries ?… J’espère effectivement y trouver tout ça… Mais j’espère dans mon fort intérieur tomber aussi sur un entraînement de pom-pom-girls blondes, et si possible à fortes poitrines !... Ben quoi ?... Quand on peut joindre l’utile à l’agréable, pourquoi se gêner ?…

 

Bon, déjà, ce qu’on constate en arrivant, c’est que l’université est une véritable ville dans la ville. Supermarchés pour les étudiants, hôpital pour les étudiants, Mc Do pour les étudiants, cinéma pour les étudiants,… Ça n’a rien de choquant quand on sait qu’ils sont plus de quarante-cinq mille à vivre et à étudier ici !!! On se gare, on paie notre parking pour être sûr de ne pas avoir de surprise à notre retour, et direction le centre névralgique du campus, Bruin Plaza, où on trouve une énorme statue de l’ours mascotte de l’université devant laquelle les étudiants viennent se recueillir tous les jours, ainsi que la traditionnelle boutique dans laquelle tu peux acheter des sweats UCLA, des drapeaux UCLA, des mugs UCLA, des bodys pour bébés UCLA, des peluches UCLA, des préservatifs UCLA,… Promouvoir les couleurs de son université en toutes circonstance, y’a que ça de vrai !! A ce propos, c’est fou comme les américains cultivent cet esprit d’appartenance ! En France, il faut qu’un certain Charlie se fasse maltraiter au Bataclan pour ressentir ça… Bref, l’espace de notre visite, on se prend pour des étudiants américains : on vadrouille de la bibliothèque jusqu’aux terrains de sport, on traverse le parc pour s’installer sur les pelouses, on passe des bâtiments de cours aux maisons des confréries,… Si on faisait abstraction de notre appareil photo autour du cou et de nos deux filles comme gardes du corps, on passerait presque pour des étudiants ! Oui, j’ai bien dit « presque », car il ne faut quand même pas oublier les quelques rides que les crèmes-miracle n’arrivent plus à combattre sur le visage de Sandrine !… En tout cas, ce que je retiens de cette virée à l’université, c’est que tout est fait pour que tu t’y sentes bien. Tout est carré, fleuri, entretenu… Faut dire qu’à vingt-cinq mille euros l’année d’inscription fois quarante-cinq mille étudiants, tu peux te permettre l’achat de quelques pots de fleurs… Par contre, pas vu l’ombre d’un sein de pom-pom girl… La vie est vraiment mal faite !

Franky goes to Hollywood
Franky goes to Hollywood

Bon, il est maintenant l’heure d’aller rendre visite à nos amis d’enfance : Brandon, Brenda, Dylan et tous leurs joyeux copains dont j’ai oublié les magnifiques prénoms qui ont pourtant envahi nos maternités… Ah si ! Kelly ! Aaaaah, Kelllllyyyyyy ! Bref, bienvenue à Beverly Hills, le pays où la vie est plus chère ! Maisons à cinq millions de dollars, voitures à trois cents mille,… et parking à quinze dollars de l’heure !... Vu que notre porte-monnaie est en pleine léthargie due au décalage horaire et que je n’ai pas envie de le réveiller, nous tournons quelques minutes autour du Beverly Hills sign jusqu’à ce que… bingo ! V’là t’y pas qu’on tombe sur une petite rue où apparemment, d’autres voitures sont garées sans ticket, sans parcmètre, ni même de contravention… Trop beau pour être vrai, vas-tu me dire ?... Ce que tu me dis, je t’avouerai que sur le moment, je m’en contrefiche un peu… C’est ce que me diront les motards Poncherello et Jon Baker qui m’importe le plus… Advienne que pourra… Au diable la police… Inch’abba… Vogue la galette…

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Allez, il est l’heure de se mettre en grève des jeux de mots car là, nous descendons ce qui fut une piste à chevaux jusque dans les années cinquante, devenue depuis, la rue la plus chère au monde : Rodeo Drive ! J’entends déjà dans ma tête le refrain de la bande originale de Pretty woman… « Pretty woman, walkin’ down the street, pretty woman, the kind I'd like to meet, pretty woman… » A la façon Julia Roberts, nous aussi, nous arpentons la rue… Sans nous prostituer, ni même faire les boutiques, mais la balade est tout de même agréable en passant devant toutes ces boutiques de luxe pour gosses de riches ! Armani, Chanel, Gucci, Cartier, Dior, Hermès, Versace, Vuitton, Saint-Laurent, Babou, Kiabi,… Ils sont venus, ils sont tous là ! On marche comme ça jusqu’au Regent Beverly Wilshire Hotel où Pretty woman a été en partie tourné, et il est l’heure d’aller retrouver Jeepy pour qu’elle nous serve de moyen de transport pour vadrouiller dans les rues du quartier. Pour ton info, aucun petit mot doux sur notre parebrise, le flic de Beverly Hills a été très gentil avec nous… Ouf ! 

Franky goes to Hollywood
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Et alors, Beverly Hills, c’est comment ?... Ben écoute, je ne me drogue pas mais tout ce que nous y voyons est vraiment stupéfiant, pile poil comme on se l’imagine ! Rues bordées d’immenses palmiers, maisons d’architectes magnifiques, voitures de sport,… Je sais que l'argent ne fait pas le bonheur mais quand même, il est plus confortable de se morfondre en BMW qu’en BMX !... Un arrêt à la Greystone Mansion où Sandrine ne reconnait pas la maison des films Bodyguard et X-men… Un autre à la Spadena House toute droit sortie d'un conte de fées, et il est temps d’aller prendre l’apéro chez mon ami d’enfance, Nicolas Cage… Mince… Au moment où je te dis ça, le gars m’envoie un sms pour annuler son invitation… Tant pis, ce sera donc un hamburger et une bonne bière bien fraîche au Saddle ranch sur Sunset Boulevard !… La difficulté dans cette rue, c’est de trouver une place de stationnement gratuite… Nous tournons quelques minutes autour du resto jusqu’à ce que… bingo ! V’là t’y pas qu’on tombe sur une place où apparemment, mon niveau d’anglais m’autorise à penser, dans les milieux autorisés, qu’il se pourrait qu’éventuellement, cela puisse être gratuit entre midi et deux… Trop beau pour être vrai, vas-tu me dire ?... Ce que tu me dis, je t’avouerai que sur le moment, je m’en contrefiche un peu… C’est ce que me diront les motards Poncherello et Jon Baker qui m’importe le plus… Advienne que pourra… Au diable la police… Inch’abba… Vogue la galette…

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Allez, il est l’heure de se mettre en grève des jeux de mots car là, nous sommes attablés devant notre premier énorme burger dégoulinant à la mode yankee du séjour ! L’ambiance étant très western et les serveuses très sympas, aucun doute là-dessus, je suis de nouveau en phase avec la culture américaine !!! Un p’tit tour de taureau rodéo mécanique pour les filles, un p’tit air de country pour madame, un joli sourire de la serveuse pour monsieur,… une note salée pour tout le monde, et il est l’heure de retourner voir Jeepy pour qu’elle nous serve de moyen de transport pour la suite des événements... Pour ton info, aucun petit mot doux sur notre parebrise, les policiers ont été très gentils avec nous… Ouf !

Franky goes to Hollywood
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Bon, et maintenant ?... Le quartier d’Hollywood Boulevard, tu connais ! Tu le connais surtout pour son célèbre Walk of Fame, littéralement la promenade de la célébrité, où les trottoirs scintillent autant que le visage d’Edward Cullens. Et oui monsieur, j’aime étaler ma culture cinématographique dès que l’occasion se présente, surtout quand on est à Hollywood !… Ici, les trottoirs honorent les stars depuis le début des années soixante par le biais d’étoiles classées en cinq catégories : la musique, le cinéma, la télévision, le théâtre et la radio... Les stars des stars, en quelques sortes… Sauf que l’attribution d’une étoile est un honneur qui récompense le talent, mais également le porte-monnaie ! En effet, la personne récompensée doit verser pas moins de trente mille dollars à l’association qui gère le boulevard pour avoir l’honneur de se faire piétiner tous les jours ! Rétribution qui n’a pas refroidie Joanne Woodward, une illustre inconnue me concernant, qui fut la première à s’afficher ici, allongée sur le sol, dès 1960… Première d’une longue série puisqu’au dernier recensement de l’INSEE, le Walk of fame compte désormais plus de deux mille cinq cents étoilés au guide Michelin des célébrités ! Bud Abbott, Renée Adorée, Wendell Corey ou encore Robert Casadesus en font bien évidemment partie... Ben oui, que des stars triées sur le volet je t’ai dit ! C’est pour cette raison que les Clint Eastwood, George Clooney, Robert Redford, Eve Angeli, Julia Roberts, Madonna, Leonardo Di Caprio, et autre Brad Pitt n’en font pas partie ! Si si, j’te promets !!! Donc moi, Franck le vadrouilleur, je lance officiellement une opération que j’ai nommée le Evangelithon visant à récolter les fonds nécessaires pour financer l’étoile de notre Eve Angeli nationale. Je me charge bien évidemment de la logistique pour récolter les fonds nécessaires. Merci de bien vouloir me faire un virement sur le numéro de compte suivant : 384958826674-15.

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Bon, pour tout te dire, le Walk of Fame est le site de Los Angeles sur lequel j’ai entendu et lu le plus de commentaires négatifs… Je me dis donc que je vais prendre cet endroit pour ce qu’il est, c’est-à-dire une attraction touristique, et on verra bien ce qu’il en ressort... Après nous être garés dans une petite rue sécurisée où je ne vais pas te bassiner longtemps avec Poncherello et Jon Baker puisqu’il est écrit rouge sur blanc qu’il est autorisé de s’y garer et que c’est gratuit, nous commençons la reconnaissance des lieux… Et je dois dire que de premier abord, l’endroit me plait ! Plus pour le symbole qu’il représente que pour la beauté de la rue, mais disons que présentement, je préfère être là où je suis plutôt que là où tu es ! On va d’étoile en étoile, suivant les indications que j’ai soigneusement notées sur mon roadbook pour être sûr de ne pas louper les grands classiques et ne pas perdre de temps avec Didier Bourdon, Bernard Campan et Pascal Légitimus. Car comme dit plus haut, il y a plus d’inconnus que de véritables célébrités ! Achat du traditionnel verre Hard Rock Café, petites poses photos avec les sosies de Freddy Krueger, Spiderman et la reine des neiges, qui ressemble d’ailleurs autant à la reine des neiges que moi à Chewbacca,… et on arrive enfin devant le célèbre théâtre des oscars, là même où toutes les stars ont un jour essuyé leurs souliers vernis sur le tapis rouge afin d’aller y glaner une ou deux statuettes ! C’est également ici qu’on y trouve les empeintes des stars moulées dans le ciment du trottoir… Et tu me croiras si tu veux, mais après comparaison minutieuse, sache que j’ai exactement la même empeinte de mains qu’Arnorld Schwarzzenegger, la même taille de chaussures que Bruce Willis, et les mêmes dimensions que Rocco Sifredi a bien voulu mouler dans le béton !!! 

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Bref, tout ça pour te faire comprendre que les quatre aficionados de ciné que nous sommes passent ici un moment fort goûtu… jusqu’au moment où notre comédie familiale prend de façon incompréhensible des airs de Scary movie !!! Là où on croyait notre nouvelle amie Jeepy en totale sécurité, on la retrouve l’air hagard, les yeux dans le vide, le parebrise affublé d’un flyer publicitaire à l’effigie de la police municipale of Los Angeles ! « Chouette, une anecdote de voyage ! » Ouais, ben l’anecdote de voyage à soixante treize dollars, tu sais où tu peux la ranger ?!?! C’est le pire scandale qu’aient connu les Etats-Unis ! Le jeepygate !!! Je suis en effet absolument persuadé d’être garé à un endroit où le stationnement est parfaitement autorisé et totalement gratuit ! Mais que fait la police ??? Bon, habituellement, je préfère être la farce du dindon plutôt que le dindon de la farce… Comprends à cela qu’il vaut mieux être le metteur que le mis, mais là, je ne me vois pas aller au poste de police pour y négocier une éventuelle remise de peine, les yeux en forme de fente de tirelire… Sur ce coup-là, je crois que je vais serrer les fesses, payer mon amende par internet, et on n’en parlera jamais plus, ok ?

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Franky goes to Hollywood
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Heureusement, ma mauvaise humeur s’évapore quelques centaines de mètres plus loin. Nous venons en effet d’apercevoir pour la première fois la célèbre colline arborant fièrement les célèbres neuf lettres d’Hollywood… Encore un endroit vu et revu partout depuis mon plus jeune âge, et qui me refile des frissons épidermiques en le voyant en vrai ! Brrrr… Pendant que le pilote automatique tente de nous en approcher, j’en profite pour te faire un brin de causette à son sujet… Déjà, il faut savoir que c’est en 1923 qu’un promoteur immobilier eut l’idée de construire cette gigantesque enseigne publicitaire visible de presque tout Los Angeles, non pas pour vanter le goût tenace d’une nouvelle marque de chewing-gums, mais pour faire la publicité de nouveaux lots de terrains d'habitation à Hollywoodland qui n'était à l’époque qu'un regroupement de fermes arides. Bon, l'opération de promotion eut un succès mitigé et l'enseigne tomba rapidement en décrépitude. C’est la chambre de commerce du coin qui la sauva en enlevant toutefois le suffixe « land » pour faire un tantinet plus chic. Par la suite, le sigle lutta tant bien que mal contre les vandales, les intempéries, la crise de l’énergie qui lui fit perdre son éclairage, ainsi que la mauvaise publicité que lui infligea une actrice de seconde zone en se suicidant du haut de la lettre H... Bref, il fallut, en 1978, qu’une association parrainée par des stars du rock finance la restauration des neuf lettres sous peine de disparition imminente. Pour la petite histoire, ça leur a coûté à l’époque la coquette somme de vingt-sept mille dollars par lettre... Tout ça pour en arriver au fait qu’aujourd’hui, les lettres sont devenues l’emblème de toute la ville, l’emblème de l’industrie du cinéma, l’emblème de toute une culture… A cet effet, elles sont donc protégées comme il se doit… et tenues à distance réglementaire du commun des mortels touristes, ce qui n’est pas censé arranger mes affaires, moi qui souhaite toucher du doigt ce symbole américain…

 

Sauf que tu commence à connaître l’asticot, je n’suis pas le commun des mortels touristes ! Hors de question pour moi de regarder ces lettres dans l’œillet d’un téléscope depuis un parking estampillé « point de vue officiel », avec boutique à touristes et tout l’toutim !... Allez, agrippe-toi au parechocs arrière de Jeepy, je vais te faire profiter du bon plan… Déjà, on s’engage sur la Beachwood Drive qu’on quitte prestement pour bifurquer sur la droite, c’est-à-dire sur Ledgwood Drive. Oui, cette rue est pentue ; oui, elle est sinueuse ; oui, elle est étroite… Mais cela ne doit en aucun cas te décourager à t’enfoncer encore un peu plus dans cette jungle résidentielle… Car le point de parachutage est proche, précisément au croisement avec la Mulholland Hwy. Là, un petit chemin piétonnier part vers la droite pour permettre à quiconque qui s’y aventure de se prendre les neuf lettres en pleine tronche… Mais, car il y a un mais, il va te falloir pour cela passer par la case « Stationnement de ta Jeepy ! ». Oui, rappelle-toi, aujourd’hui, c’est la saint Stationnement !!! Sauf que… Horreur, malheur ! Partout dans le coin, il est clairement stipulé rouge sur blanc « No parking », qui, si je traduis à peu près, doit vouloir dire « Dégage d’ici et va rejoindre le troupeau au parking estampillé « point de vue officiel », avec boutique à touristes et tout l’toutim ! » Pour la petite histoire, dans les années quatre-vingt-dix, les habitants du quartier ont tous fait une overdose de touristes envahissants. Et plutôt que de militer pour l’interdiction de l’accès aux lettres en guise de sevrage, ils ont demandé aux autorités locales de réprimander le stationnement dans la rue, avec policier faisant le planton à plein temps, prêt à dégainer son carnet à souches pour remplir les caisses de la collectivité ! Mais le Franck a plus d’un camembert dans son bec !... Car pour brosser l’autochtone dans le sens du poil, il lui tint à peu près ce langage : « Hé, bonjour monsieur le résident ! Que vous êtes intelligents ! Que vos panneaux sont beaux ! Sans mentir, j’ai bien compris la leçon, et on ne m’y reprendra plus de sitôt ! » A ces mots, le résident se trouvant flatté tout l’été, se trouva fort dépourvu quand le Franck fut revenu, à pied cette fois-ci, une fois sa voiture garée deux cents mètres plus loin dans la toute petite rue qui redescend en sens unique vers la gauche… Et oui ! Ici et rien qu’ici, le parking est autorisé et personne ne le sait… sauf moi… et le policier sur place qui m’a bien confirmé le tuyau que j’avais trouvé en farfouillant sur le net… 

Franky goes to Hollywood
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Bref, tu l’as compris, si tu veux chatouiller les lettres d’Hollywood, mes conseils tu suivras et de la patience il te faudra. Moi, mes conseils, pour sûr, je les ai suivis. Et comme tu le sais, nous ne sommes pas pressés car sinon, nous serions dans un bus grand confort avec soixante autres pigeons-voyageurs ! Donc à nous les lettres ! Oui, tu as bien entendu, j’ai bien dit « à nous », car nous nous retrouvons tous les treize en face à face intime... Peut-être un peu cliché comme visite, mais que du bonheur en paquet de neuf quand même !

 

Dans le genre cliché, notre arrêt suivant a également tout d’un grand… En redescendant vers Los Angeles, nous nous arrêtons en effet au Hollywood Bowl Overlook. Dit comme ça, ça ne te parle certainement pas, et pourtant, je suis sûr que si je te dis « Endroit romantique à Los Angeles pour s’installer à la nuit tombée avec une mignonette sur le capot de sa voiture pour voir la ville s’illuminer, et accessoirement avoir une petite chance de l’emballer », je suis sûr que là, il y a dix-mille scènes de films qui te remontent au cervelet !... Bon, ok, là, il ne fait pas nuit, nous ne sommes pas seuls, mais l’arrêt vaut quand même le coup pour la vue sur la ville, son voile de pollution et ses bouchons ! Pour l’ambiance romantique, on repassera mais je n’étais de toute manière pas venu ici pour ça… Ben oui, ma mignonette à moi, ça fait longtemps que je l’ai emballée !

Franky goes to Hollywood
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Allez, avant le retour dans nos pénates, un dernier petit détour… Promis, c’est le dernier !... Je souhaite en effet profiter de notre passage à Los Angeles pour faire un bref arrêt au 1329, Caroll Avenue où se trouve une maison pas comme les autres… D’aspect, si, même si c’est une très jolie maison de style victorien... Mais disons qu’il s’y est passé des choses bizarres bizarres dans les années deux mille. D’ici, trois jolies sœurs sorcières ont lutté à grands coups de potions et d’incantations magiques contre les forces du mal du monde entier ! Ces trois charmantes demoiselles, tu les as certainement reconnues, ô toi, grand fan de séries télé, il s’agit des sœurs Halliwell de la série « Charmed ». Et oui, la série était censée se déroulée à San Francisco, mais pour des questions de climat, ça a été tourné ici, à Los Angeles, et plus précisément dans la maison devant laquelle nous sommes en train de faire les japaonais de base… En tout cas, ce sont les nouveaux proprios de la maison qui doivent être ravis de voir des touristes défiler tous les jours sur le péron de leur porte pour s’y prendre en photo… « Euh, excusez-moi,… Pouvez-vous attendre que je finisse ma séance photo pour entrer dans votre maison ? Vous serez bien urbains… » A quand une interdiction de stationnement ?...

Franky goes to Hollywood

Voilà, c’est un beau roman, c’est une belle histoire, c’est une romance d’aujourd’hui qui touche à sa fin… Je te passe volontiers les derniers détails logistiques du style « Première crise d’ado d’Anna énervante », « Piscine avec Sasha relaxante »,… Et pour vraiment conclure, te rappelles-tu de la trilogie « Souviens-toi l’été dernier » ? C’est maintenant officiel donc je ne te cache rien en t’apprenant qu’il va y avoir une suite : « Souviens-toi l’été dernier, de ce burger bourratif au Carl’s Jr »...

 

Bref, c’est une maison rouge, adossée à la montagne, on y va en vélo, on sonne à la porte, ceux qui n’vivent pas là, ont fermé à clé… Los Angeles, se couche… Los Angeles se couche… Los Angeles, où êtes-vous ? Dylan, Brandon… Brenda, m’attendez pas… « Ah bon, ça y est, c’est vraiment la fin et tu ne nous as toujours pas donné comme promis ton ressenti général à propos de Los Angeles… » Attention, spoiler : On a adoré et on a déjà hâte d’être demain pour la suite du programme !!! De toute façon, demain est une autre aventure…

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 11:20

Bon, je le sais, tu le sais, il le sait, nous le savons, vous le savez, ils le savent…, la première journée d’une vadrouille n’est jamais la plus intéressante, la plus dépaysante, la plus magique,… Par contre, là non plus, je ne vais rien t’apprendre, elle est souvent la plus fatigante ! De la voiture, de l’attente à l’aéroport, des formalités administratives, de nombreuses heures d’avion et surtout, un décalage horaire à s’enquiller… Mais avant d’en arriver là, je dois t’avouer que le texte de cette journée a failli être le premier et le dernier de la vadrouille, notre départ ayant été remis en cause au dernier moment par plusieurs facteurs. Non, rassure-toi, les facteurs n’ont pas bloqué l’accès à l’aéroport Charles de Gaulle ! C’est plutôt mon cousin Jojo qui nous a fait une peur bleue lorsqu’il est entré d’urgence à l’hôpital il y a une petite semaine… Ajoute à ça du boulot et du boulot et encore du boulot comme s’il en pleuvait… Sans oublier notre petit rejeton prénommé Anna qui n’a rien trouvé de mieux pour attirer notre attention que de nous faire une infection pulmonaire quatre jours avant le départ… Heureusement, tout étant rentré à peu près dans l’ordre hier, tu peux donc te préparer à plonger la tête la première et sans brassard dans la lecture de nos vingt-quatre autres jours !... Plouf… Car, ça y est, en tant que PDG d’onpartenvadrouille, je déclare officiellement cette vadrouille ouverte !!

 

Et oui ! Tagada tagada, voilà les Dalton ! Les dames aux longues jambes, aux tailleurs cintrés et aux chignons soigneusement tirés voient nos trombines d’imbéciles-heureux débouler dans leur énooooooorme navion, le plus gros au monde, la plus grande capacité au monde, le plus économe au monde… Soixante-treize mètres de long, cinq cent trente-huit personnes à bord, et seulement trois litres au cent… par passager ! C’est officiel, l’Airbus A380, I did it ! Mais rassure-toi, je retiens mes larmes pour ne pas me faire remarquer...

Le voyage nouveau est arrivé
Le voyage nouveau est arrivé

« Et alors, qu’est-ce que ça change par rapport à un autre avion ? » Ben justement, ça change tout ! Plus d’espace, moins de bruit, plus de services, moins de turbulences, plus d’humour,… Et oui, car même le commandant de bord semble venu tout droit d’un autre monde : « Embarquement des passagers terminé, poils au nez !... Retard de quinze minutes à cause de la famille du rang vingt-huit qui a mis du temps à s’installer… » Bon, avec des blagues pourries comme celles-là, je crois que j’aurais pu faire sensation si j’avais été commandant de bord sur un A380, tu n’penses pas ?… Bref, tout ça pour te dire que j'aurais pu sans problème rester trente heures le joufflu vissé dans mon siège tellement il y avait de films, tellement les repas étaient bons, tellement j’étais bien installé, tellement les jupes des hôtesses étaient courtes,… même si nous sommes bien évidemment là pour toute autre chose ! Si je te dis que mon premier est la cité des anges… Mon second est le berceau du cinéma… Mon tout est la ville où nous allons donner le top départ de notre nouveau road trip… Je suis ? Je suis ?... Et oui cowboy, bienvenue à El Pueblo de Nuestra Señora la Reina de Los Angeles del Río de Porciuncula, petite bourgade bucolique perdue au fin fond du fond des Etats-Unis… Ça, ça aurait pu être l’introduction de mon carnet de vadrouille publié sur internet en 1890 ! Sauf que là, nous sommes en 2015 ! Et en 2015, celle qu’on appelle maintenant Los Angeles pour gagner du temps, est une des plus grandes villes au monde. On s’en rend surtout compte en survolant la mégalopole avant d’atterrir. Ça n’en finit pas de ne plus finir… Une multitude de quartiers, un encrémellage d’autoroutes, des rues dont on ne voit pas le bout du bout, un fast-food par habitant,… Pour comparer ce qui est comparable, j’irai même jusqu’à t’avouer que Los Angeles me paraît plus grande que Neuflize ! Euuuh… Dix mille fois plus grande, même ! Dix millions d’angelenos au dernier recensement ! Et quatre de plus pour les jours qui viennent !

Le voyage nouveau est arrivé
Le voyage nouveau est arrivé
Le voyage nouveau est arrivé

Car ça y est, nous touchons de nouveau l’Amérique du pied ! Je suis tellement heureux d'être de retour sur ces terres saintes que je m'agenouille afin d'embrasser le sol... Erreur à ne pas reproduire ! Avec ma barbe de trois jours, un agent de l'immigration me prend pour un musulman en train de prier et me colle un coup de matraque derrière la caboche... Direction le prochain avion, fin de la vadrouille, merci, au revoir et à demain... De toute façon, demain est une autre aventure… Allez, rassure-toi, tout se passe sans souci. Il nous faut un peu plus d’une heure pour passer devant le sergent Garcia sans aucun souci, récupérer nos bagages au grand tourniquet sans aucun souci, passer la douane sans aucun souci, attraper la navette pour l’agence de location de voiture sans aucun souci,… Bref, le mot d’ordre pour notre arrivée, c’est « Pas de souci » !

 

Sauf que notre marathon n’est pas encore terminé puisque j’ai maintenant affaire au gentil monsieur de l’agence de location de voiture Alamo qui récite parfaitement le texte qu’il s’est fait tatoué dans le creux de sa main, c’est-à-dire le même que celui qu’on nous a déjà servi il y a deux ans, soit le même qu’il y a six ans, le même qu’il y a sept ans,… :
« Combien de personnes et combien de valises ?
- Deux adultes, deux enfants, six bagages, une tente…
- Ok, je me dois courtoisement de vous informer que tout cela ne tiendra pas dans la gamme de véhicules que vous avez réservée ! Je vous propose donc une voiture bien plus grande et cela ne vous coûtera que la modique somme de…
- Non merci !
- Comme vous voulez, mais je vous aurai prévenu. Lorsque vous vous apercevrez que j’avais raison, il sera trop tard !
- … (Allez, Julien Lepers, passe à la question suivante)…
- Ensuite, je vous informe que l’assurance que vous avez souscrite est insuffisante. Vous ne serez pas couvert si…
- Non merci, j’ai dit non merci !
- Excusez-moi de vous dire ça, mais vous êtes inconscients… Vous prenez un énorme risque car…
- Ça tombe bien, je suis un aventurier ! Et sache que ce n’est pas au vieux singe qu’on apprend à tomber de la dernière pluie ! File-moi l’contrat que j’te le signe et on n’en parle plus ! »

 

Ben tu vois, ça s’est plutôt bien passé ! Surtout qu’une fois sur le parking pour choisir notre 4x4, devine un peu sur qui on tombe ?... Sur la sœur jumelle de Paty !!! Non, la dénommée Paty n’est pas une de mes ex. J’en ai bien eu des robustes, des bien carénées, des tout-terrains aussi, mais là, il s’agit de la Jeep Patriot que nous avions louée il y a deux ans… Du coup, on ne perd pas notre temps à peser le pour et le contre de la rouge en comparaison de la bleue, sans oublier l’avantage indéniable de la verte… Ce sera à bord de la blanche, Jeepy, que nous taillerons la route les quatre semaines à venir. Oui, j’ai oublié de te dire, Jeepy, c’est son nom officiel depuis environ trente secondes !...

 

Allez, je passe du coq à light pour te faire une confession. Dans mon introduction d’hier, j’avoue avoir été médisant… Très médisant, même, lorsque je t’ai lourdement fait croire que toute l’organisation de cette vadrouille reposait, comme toutes les autres, sur mes frêles épaules… Et finalement, médisant à tort vis-à-vis de Sandrine, puisque c’est d’elle dont on parle, puisque pour ce voyage, elle s’est portée volontaire pour s’occuper de nous trouver un gps digne de ce nom à moindre coût… De ce fait, je tenais tout particulièrement à la remercier en personne pour cet investissement sans aucune mesure… « Merci Sandrine ! »... Du coup, confortablement installé au volant de Jeepy, ne me reste plus qu’à me laisser guider par la douce voix mélodieuse de ce fameux gps…

 

Ça, c’est ce qui se serait passé dans le monde des bisounours… Un monde où Sandrine aurait brillamment réussi à remplir la seule petite mission logistique de rien du tout qui lui a été confiée ces quinze dernières années de vadrouille. Car à l’instar d’Anna, notre soi-disant nouveau compagnon le gps nous fait sa crise d’ado pré-pubère. Impossible de capter ne serait-ce qu’un pauvre petit satellite de rien du tout… Je n’ai plus qu’à me retrousser les coudes avec de l’huile de manche, et à me lancer dans la gueule de la bête avec mon sens de l’orientation et mon couteau, sans gps ni même une petite carte…

 

Bon, avec l’aide de mon co-pilote, je parviens malgré tout à emmener ma troupe saine et sauve sur le premier spot de nos vacances : Venice beach ! Première chose à savoir, à Venice beach, nos pull-overs peuvent gentiment aller se rendormir dans la valise. Seconde chose à savoir, tu connais certainement Venice beach plus que tu ne le crois… Some people stand in the darkness, afraid to step into the light, some people need to help somebody, when the edge of surrender's in sight… Don’t you worry, it's gonna be alright… Non, ça ne te dit rien ? Ben oui, à l’époque, au lieu d’écouter attentivement les paroles de ce générique, je suis sûr que tu restais scotché sur la poitrine généreuse d’une certaine Pamela Anderson, engoncée dans son petit maillot de bain rouge lorsqu’elle courait sur la plage, une bouée de sauvetage à la main… Le générique de cette série, c’est bien évidemment celui d’Alerte à Venice Beach !... Et si tu me contredis en me sortant que c’est Alerte à Malibu, je vais te répondre que ça n’a pas du tout été tourné à Malibu, mais bel et bien ici, à Venice ! D’ailleurs, le nom d’Alerte à Malibu est purement français car je te rappelle qu’aux Etats-Unis, la série s’appelait Baywatch…  Alors, à qui le bouche à bouche ?... Ah, je n’me sens pas bien… A l’aide, vite, appelez Pamela !... Beurk, pas d’bol, aujourd’hui, c’est Mitch Bukannon qui était de service !…

Le voyage nouveau est arrivé
Le voyage nouveau est arrivé
Le voyage nouveau est arrivé
Le voyage nouveau est arrivé
Le voyage nouveau est arrivé
Le voyage nouveau est arrivé

Blague mise à part, les sauveteurs et leurs cageounettes sont bien au rendez-vous sur la plage, tout comme leurs énormes pick-ups jaunes auxquels sont accrochées les fameuses bouées… Par contre, les actrices de la série ont pris cher ! Les poches de silicone sont descendues se loger dans les fesses, le fournisseur des maillots de bain rouges en vend maintenant plus en taille L qu’en S, et le blond des tignasses mériterait certainement un petit rafraichissement… Quant à la plage, outre le fait qu’elle nous permet de nous tremper les pieds pour la première fois dans le Pacifique, ben c’est une plage… Du sable, de l’eau et du monde… Rien de plus à ajouter… Car si tu viens à Venice, c’est généralement plus pour humer l’ambiance du quartier que pour t’y baigner… Faut dire que contrairement aux idées reçues, Los Angeles présente des similitudes par rapport au Havre en ce qui concerne la température de son eau… Et l’ambiance, justement ? Et bien on croise sur la promenade tout un tas de gens, entre les skaters, les touristes qui font du shopping, les familles à vélo, ou encore les nombreux marginaux… Dans cette dernière catégorie, je retiens par exemple le gars tenant son petit stand de marijuana en toute décontraction… Sans oublier la black énorme hurlant dans son micro tout en se déhanchant, un joint au bec… Et puis aussi le vieux de soixante-quinze ans shooté à la protéine, tentant de prendre la suite d’Arnold Schwarzenegger qui venait tous les jours s’entraîner ici, à Muscle beach… Je ne sais pas si lui aussi finira par devenir sénateur de la Californie, mais en tout cas, c’est mal barré pour devenir monsieur univers !… Bref, l’ambiance est relax, même si certains guides affirment que la population locale peut devenir menaçante à la nuit tombée… Je me demande bien quel genre de montres peuvent bien surgir ici ?...

 

Allez, même si l’endroit est sympa, il est déjà dix-huit heures et le décalage horaire avec la France semble sauter à la gorge de mes trois femmes comme un pitbull enragé !... Il ne faut pas que je m’attarde trop si je veux obtenir de leur part l’autorisation d’aller flâner quelques minutes au bord des canaux avant de nous en aller… Car outre la plage, outre la promenade des anglais et des autres touristes, Venice, comme son nom l’indique, est aussi connu pour les quelques canaux qui parcourent le quartier. Promenade agréable, de belles maisons, des petits bateaux, des petits ponts de bois,… mais définitivement, l’excitation de l'arrivée commence à se faire botter l’arrière-train par la fatigue accumulée pendant le vol… Les filles sont HS, kaput, Ko technique, plus de son, plus de fromage… Direction l’hôtel Hollywood Inn Express South, situé à une rue d’ici ! Nous y sommes en quarante minutes ! Ben oui, la rue en question fait plus de vingt kilomètres !

Le voyage nouveau est arrivé
Le voyage nouveau est arrivé

Voilà, le descriptif de cette journée se termine alors que la nuit n’est même pas encore habillée pour sortir… Faut dire qu’à Neuflize, à l’heure où on se couche, il est déjà presque cinq heures du mat’… Beaucoup de transport, une première prise de contact avec Los Angeles… Allez, on va dire que c’était un début de voyage tout en douceur… Ce ne sera certainement pas la même histoire demain… De toute façon, demain est une autre aventure…

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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 11:20

Le monde n’est pas logique… L’addiction aux jeux est une maladie. Pas la peine de revenir là-dessus, ça a été prouvé scientifiquement. Du coup, l’homme a inventé les médecins de l’addiction… Dans le même registre, le travail est une maladie. Ben oui, il y a bien des médecins du travail, non ?... Du coup, je te pose cette question : Pourquoi n’y aurait-il pas des médecins du voyage ?... Pitié, aide-moi, je n’arrive pas à m’en passer ! La preuve, nous sommes rentrés mi-mars de notre vadrouille birmane et me revoilà, un peu couillon, en train de t’expliquer que nous allons remettre les voiles vers de nouveaux horizons ! Mais pas d’bol, parmi les cent quatre-vingt-dix-sept pays que compte notre bonne vieille Terre, le tirage au sort a désigné une nouvelle fois les Etats-Unis. Ben oui, mais lesquels ?... Car ça, tu ne le sais peut-être pas encore, mais il y a deux pays dont le nom officiel commence par « Etats-Unis ». Les Etats-Unis d’Amérique… Ok, tu es nul en géographie mais j’imagine que ça, tu l’savais… Et l’autre, c’est le Mexique dont le véritable nom est « Etats-Unis du Mexique » !... Tu vois, cette prose en est encore à ses balbutiements mais tu peux d’ores et déjà cocher la case « Je ne sais pas pourquoi je lis toutes ces conneries mais ça me sert quand même un peu pour ma culture générale »…

 

Bref, je ne vais pas faire durer ce suspense insoutenable plus longtemps. Je t’annonce en effet officiellement que le sort nous envoie une nouvelle fois chez l’oncle Sam... Une fois, ok, deux fois, passe encore… Mais là, ce sera la cinquième fois !!! Non mais franchement, quand le sort a décidé de s’acharner, ben… il s’acharne !

 

Déjà, dans un premier temps, il me faut annoncer la mauvaise nouvelle à madame… Bon, un poil plus urbaine que bibi, elle n’est pas hostile à l’idée, mais à une seule condition : Passer pour cette fois-ci obligatoirement par Los Angeles, Las Vegas et San Francisco que nous n’avons toujours pas marquées de nos semelles. Moi, bon gars, j’accède volontiers à cette requête. Faut dire que pour repartir en vadrouille, je serais prêt à accepter n’importe quoi… Partir en vélo, avec un euro par jour,… et même avec sa grand-mère en bikini sur le porte-bagages s’il le fallait ! Non, non, si tu la connaissais, tu ne rigolerais pas…

 

Du coup, une fois le feu vert de madame obtenu, à la façon d’un compositeur de musique classique, et bien je me mets à composer… Les yeux fermés, confortablement installé sur mon petit tabouret feutré, je caresse sensuellement les touches de mon instrument en attendant patiemment que mon imagination abyssale se mette à pianoter… Ça y est, elle entre en action…: Los Angeles, la route 66, le Grand Canyon, Las Vegas, Bryce Canyon, Zion National Park, la Vallée de la Mort, San Francisco… Une œuvre on ne peut plus classique diront les puristes, là où mon objectif est d’écrire un bon vieux tube de rock’n’roll ! Car annoncé comme ça, ça fait très circuit organisé de la dernière brochure Grégoire Laclaire qui permet à cinquante gugusses de découvrir tous ensemble les Etats-Unis en dix jours dont cinq dans le bus ! Je n’en ai pas rêvé, Laclaire l’a fait, et je suis en train de le copier !… Allez mon bonhomme, on s’essore un peu le cervelet et on nous pond un truc qui va faire un peu plus Dora l’exploratrice… : Victorville, Bottletree Ranch d’Elmer, Antelope Canyon, Horseshoe Bend, Stud Horse Point, Buckskin Gulch, Toadstool Hoodoos, Edmaiers secret, Coyote Buttes North, Yellowrock, Strike Valley, Capitol Reef, Cathedral Valley, Valley of Fire, Sequoia National Park,… Voilà qui envoie du bois ! En combinant tout ça avec mon œuvre classique initiale, le bébé devrait quand même plus ressembler à du Iron Maiden qu’à du Frédéric Chopin, non ?

 

Ne me reste alors plus qu’à te donner les quelques éléments logistiques qu’il te manque pour en savoir autant que moi sur cette vadrouille, soit cinquante fois plus que Sandrine, qui découvre presque, le jour de notre départ, qu’on va faire du camping en me voyant charger la tente dans la voiture qui va nous mener à l’aéroport… Ça te donne un bon indice sur l’identité de celui qui a une nouvelle fois tout organisé… All by myself, tu vois ce que j’veux dire ? Et sans même Céline Dion pour me filer un coup de main ! Bref, revenons-en à nos détails logistiques. Dans le désordre, ça donne ça : Quatre mois de préparation intense pour que les quatre mêmes acteurs que d’habitude se retrouvent ensemble pendant quatre semaines dans le 4x4 que j’ai réservé de Los Angeles à San Francisco, soit pour une boucle d’environ quatre mille kilomètres pour vadrouiller aux quatre coins des quatre états que sont la Californie, l’Arizona, l’Utah et le Nevada… « N’aie pas peur, Sandrine, nous ne nous rendons pas là-bas à quatre pattes… Si tu veux que j’te dise tes quatre vérités, ce sera à bord d’un Airbus A380 affrété par Air France ! » Voilà, je crois que je t’ai tout dit ! En avant la musique ! En avant le rock’n’roll !

 

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