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Carnets De Route

1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 00:00

Généralement, le lundi, quand j’arrive au boulot et qu’on me demande « Comment ça va ? », je réponds du tac au tac « Bof, comme un lundi » ! Là, si tu as la courtoisie de me le demander, difficile de te répondre ça ! Le lundi au soleil, c’est une chose qu’on n’aura jamais disait Cloclo ! Sauf  qu’ici, et bien on l’a ! Et en plus, aujourd’hui, c’est férié, c’est la fête de tous les saints… Bonne fête tout le monde ! Mais la Toussaint en Jordanie, c’est un peu comme Halloween au Zimbabwe ! Tout le monde s’en tape gaiment le coquillard !

 

Bon, après ces théories philosophiques, venons-en au jour d’aujourd’hui ! Notre mission, si nous l’acceptons, consiste à reprendre notre ruée vers le nord et donc être sur la route toute la sainte journée… Enfin, presque ! Faut pas déconner, j’ai quand même prévu de faire quelques petits arrêts clic clac kodak pour s’aérer les neurones… Mais avant ça, comment tirer un trait sur la mer Rouge sans aller y piquer une dernière tête ? Chut…, je me fais discret car cette fois-ci, la tête que j'ai piquée, et ben je l'ai gardée en souvenir … Ok, je sors,… désolé pour le jeu de mot pourri…

 

Extra ball ! Mêmes joueurs jouent encore : Allez les fifilles, on renfile pour la dernière fois le masque et le tuba et c’est r’parti comme en quarante ! Et là, après deux ou trois coups de palmes, benco, je tombe direct sur une tortue bien balaise à qui ma trogne ne revient visiblement pas puisqu’elle se fait la malle aussi sec… Hélico pesto, je me mets en mode Alain Bernard aux jeux olympiques et commence un sprint effréné dans son sillage ! Je ne nage pas, je vole ! T’aurais dû voir la tronche de la tortue lorsqu’elle m’a vu revenir à sa hauteur !!! Bon, on n’te la fait plus à toi, finis les mensonges ! En fait, j’étais plutôt en mode Michel Blanc dans les bronzés en train d’agoniser pour continuer à entrevoir un p’tit bout de carapace… La tortue a été bien plus rapide que le lièvre… Dommage pour Chloé qui n’était pas loin ; elle a raté le spectacle. Ça s’est joué à une chiure de mouche près… Bon, allez, on ne va pas rester là à attendre la vague pendant des jours ! Il est maintenant temps de dire adieu à tout le monde et de chevaucher de nouveau notre fidèle destrier Mitsu qui a la lourde mission de nous faire avaler toute la route de la remontée vers la capitale. En voiture les voyageurs, la chenille par toujours à l’heure… On était descendu par la route des rois, on remonte par la route du désert. Et la route du désert, ben c'est monotone. Y’a pas à tortiller du cul, c’est tout droit ! Et pis c’est plus rocailleux que la voix de Garou et plus plat que celle de Carla Bruni Sarkozy ! Ouhhh moi, j’vais avoir des problèmes !... On roule comme ça pendant plus de trois heures d’afffilée. Même pas un arrêt clope pour Chloé ou pose culotte pour je ne sais pas qui… En parlant de ça, ça me fait quand même penser que notre ‘tite Sandrine est sur la voie de la guérison… C’en est définitivement terminé de la tourista que j’avais conseillée aux filles pour perdre un ou deux kilos… Sandrine m’a d’ailleurs bien remercié pour le tuyau ! Plus sérieusement, elle m’a surtout félicité d’avoir pris une chambre avec sanitaires privatifs…

  Jordanie 1060


Une fois sortis de la route du désert, il nous faut trouver la direction de Kerak où j’ai prévu un arrêt. Et là, que ceux qui critiquent la signalisation en France veuillent bien se dénoncer et aillent direct au coin les mains derrière la tête... Car ici, c’est le bordel ! Primo, les panneaux ne courent pas les rues, et deuxio, quand on se réjouit d’en apercevoir la queue d’un, il est blindé d’affiches à l’effigie de Mohammed, d’Ali ou de Youssouf qui se présentent aux prochaines élections du bled d’à côté. Pourtant, sur la carte qu’on a, ça paraît simple, il n’y a qu’une route… Mais alors sur place, on s’croirait à Los Angeles (les filles en monokini en moins) ! Y a des routes qui partent dans tous les sens ! Et pis t’imagines bien qu’avec un pôle co-pilotage constitué de trois filles et du sens de l’orientation qui va avec, y’a de quoi se foutre dans l’fossé par plaisir !!! Mais bon, vu qu’il y a encore un homme à bord, nous parvenons tout de même à nous repérer et avons enfin la forteresse de Kerak dans le viseur de l’appareil photos… Et là, autant te le dire tout de suite, visuellement, le château de Kerak, c’est bien plus proche d’un blockhaus de la seconde guerre mondiale que du château de Chambord ! Quant à la ville, tout porte à croire que monsieur Leroy Merlin n'est pas de la région… Le style architectural de vigueur, c’est parpaing apparent et fer à béton en pagaille. En d’autres termes, niveau charme, tu repasseras. Du vrai boulot d’arabes (elle était facile celle-là !).

 

Mais avant la visite, il est temps de lever le coude et la fourchette si on en trouve une. On prend donc place dans un petit boui-boui (non, pas le p’tit gars avec sa voiture jaune, ça c’est Oui-Oui) et commandons de quoi nous rafraichir. Boire un petit coup c’est agréable, mais boire un petit coup, c’est tout !!! Car pour le coup, ami des verrines et des petits fours, sache qu’il est préférable que ton appareil digestif n’ait pas vu l’état de la cuisine qui donne sur la rue. Nous ne sommes pourtant pas trop regardant, mais là, le pauvre monsieur Propre a dû se faire virer de l’établissement à coups de pompes dans l’cul il y a bien longtemps, c’est pas possible !?! Alors, que faire ? Est-ce que nous sommes ici pour manger ou pour appeler les services sanitaires ? Parce que franchement, ce n’est pas la tourista qu’on risque d’attraper, c’est le prochain avion estampillé Europe Assistance ! Le verdict tombe : « Monsieur, votre candidature a retenu toute notre attention. Toutefois, nous avons le regret de vous annoncer que nous ne donnerons pas suite à la commande que nous vous avons passée… ». Du coup, le petit bonhomme tente de nous entuber comme un grand monsieur en nous sortant un tarif prohibitif pour les quatre canettes rapidement englouties. Mais attention, jeune singe est devenu vieux singe à qui on ne peut plus faire la grimace ! Ce sera le même tarif que d’habitude et pis c’est tout ! Nous finissons par nous rabattre sur un supermarché qui n'a rien de super, sauf le patron qui insiste pour nous faire goûter à tous les produits de son magasin. A ce rythme-là, ce repas va devenir plus économique que prévu… Arrivés en caisse, nous lui demandons s’il vend du pain… Encore une fois, la gentillesse des jordaniens est à l’honneur. Comme il n’en vend pas, il interpelle un ‘tiot gamin dans la rue qui part aussitôt en courant nous en chercher à perpette la galette. Ça, c’est ce qu’on appelle la satisfaction du client !

 

De retour dans la rue, je perçois la conversation d’un vieux couple de français ayant courageusement tenté l’expérience du Kings, un resto tout aussi douteux que le nôtre. Je t’épargne les détails et autres gazouillis gastriques, mais sache que par rapport à ce qu’ils se disaient, ils seront avant ce soir de nouveaux clients Moltonel épaisseur triple ! Allez, direction le château où sont garés de nombreux bus. C’est bien simple, on se croirait chez un concessionnaire…

 

Construit par les croisés, cette forteresse propose quelques petites anecdotes bien croustillantes, comme par exemple celle-ci : Renauld de Chatillon, l'un des dirigeants de la forteresse, prenait son pied à y torturer ses prisonniers et à trouver les façons les plus funs pour les achever. Au final, il les balançait du haut des murailles de quatre cents mètres en leur posant un caisson en bois sur la tête afin qu'ils ne perdent pas connaissance avant de s’être écrasés au sol… Vraiment sadique, non ? Y’a pas à dire, on savait se divertir à l’époque ! Des morts, des guerres, des tortures,… Tout ça pour la religion… Pour ma part, je suis athée, Dieu merci ! Concernant la visite, pas d’écarquillement d’yeux ou de coulure de bave… Disons que si la forteresse se trouvait au Havre, je te dirais qu’elle est vraiment impressionnante… Mais là, en passant après Petra et le Wadi Rum, j’avoue que ça laisse un petit arrière goût de… « maintenant, m’en faut plus pour m’extasier » ! Ça n’fait pas un peu enfant gâté ce que je viens de dire ? Non, sans déconner, si c’est sur ton chemin et que t’es en retraite, ce serait criminel de ne pas t’y arrêter… Par contre, si tu n’as pas qu’ça à faire, trace ta route, tu prendras le temps de visiter le Havre en rentrant en France !

 

Jordanie 1071  Jordanie 1076 


C’est d’ailleurs ce que nous allons faire tout de suite (tracer la route, pas visiter le Havre) car la ville de Kerak ne s'est pas refaite une beauté en deux heures et ça ne nous fait pas plus d'arguments que tout à l’heure pour y salir nos semelles. Et puis, si je ne veux pas voir mes chances de scruter le Wadi Mujib de jour fondre comme neige au micro-ondes, faut rapidement faire ronronner la Mitsu ! Comme une petite bête, qui monte,… qui monte…, nous avalons donc les kilomètres, la boussole orientée plein nord. Et là, ce ne serait pas marrant s’il n’y avait pas de piège… Rebelote pour le coup des panneaux,… et pis parce que c’est nous, ils ont flanqué une déviation à qui j’attribue rapidement des qualificatifs laissant présumer une vie de débauche à partenaires multiples contre rémunérations ! Avec ça, on se retrouve paumés on ne sait où sur une route qui après quelques kilomètres n’en a même plus le nom… Nous avions autant besoin de ça que d’une bonne syphilis ! Tout ça pour te dire qu’on est bien évidemment arrivé sur les bords du Wadi Mujib complètement à l’arrache, le jour commençant à se faire botter l’arrière train par la nuit… Je me dépêche donc de te faire le topo de ce qu’il y a à voir ici : Surnommé le « Grand canyon de Jordanie », cette faille d’un kilomètre de profondeur sur quatre de large coupe la Jordanie en deux. Pour la traverser, il faut descendre puis remonter la route qui serpente sur dix-huit kilomètres… Si tu as tout suivi depuis le début, nous avons fait trempette dans la partie la plus étroite de ce canyon en début de voyage... Et quand on arrive tout en haut, le Wadi Mujib est tellement impressionnant et immense que les photos ne peuvent traduire la beauté des lieux, il faudra me croire sur parole ! Mais bon, allez, je t’en mets quand même une ou deux que je viens de développer dans ma cave…

 

Jordanie 1080  Jordanie 1081 


Notre road trip prend fin vers dix-neuf heures lorsque nous échouons à l’aéroport ! Pas la peine de te mettre à pleurnicher comme ça, même si ça commence à sentir le sapin, ce carnet de voyage compte encore quelques pages à lire ! Nous ne sommes ici que pour restituer notre Mitsu à son proprio (Montecar). C’est simplement que la suite se fera avec les moyens de transports du cru… Le problème, c’est qu’à dix-neuf heures trente, personne,… Vingt heures, toujours personne… Là, faut pas me faire le coup du décalage horaire une deuxième fois ! Nous voyant prendre racine, un gentil jordanien (c’est un pléonasme) nous aborde et nous propose naturellement d’appeler l’agence pour nous… Et apparemment, le type avec qui nous avons rencard a eu un accident en taxi, il n’arrivera que vers vingt heures trente. Coup de bol qu’on n’avait pas d’avion à prendre ! Une fois sur place, le gars s’excuse et ne pose pas de problème pour le check out qui s’effectue en deux minutes top chrono. Pour les deux roues crevées, on convient d’un dédommagement de dix dinars qu’il récupère aussi sec puisqu’il nous propose de nous emmener à notre hôtel contre cette même somme, visite de la ville by night comprise. Marché conclu ! On se jette donc de nouveau dans la Mitsu qui se jette elle-même dans la circulation d’Amman…

 

C’est tout content que nous arrivons à bon port, pile poil devant le Palace Hotel. Et là tu te dis : « Pour la dernière nuit, ils ont cassé la tirelire et se paient un palace ! ». Là, j’écris d’ailleurs ce carnet, allongé sur le lit de mon hôtel… Oh, de mon palace, sorry… En fait, la chose la plus « palace » qu’a le Palace Hotel, c’est son nom ! L’hôtel a un charme de maison de correction mais le principal, c’est que c’est clean et que c’est bien situé… Maintenant, la dernière mission de la journée consiste à trouver kebab à nos ventres, version nourrissante de chaussures à nos pieds… Pour cela, j’avais repéré dans le Lonely une institution d’Amman : Le Hashem restaurant ! Bilan des courses, on en ressort le ventre gonflé comme une femme enceinte de cinq mois, le tout pour six dinars à quatre !!! Même pas le prix d’un Mc Do pour une personne en France… Et en plus, c’'était tellement bon qu'il va falloir que je confesse ce pêché de gourmandise un jour ou l'autre !!! Concernant Amman, la première impression est plutôt positive contrairement à tout ce que j’avais lu à droite et à gauche. Mais je t’en dirai plus demain ! De toute façon, demain est une autre aventure !


 

Pour plus de photos, sache que tu en retrouveras beaucoup d'autres dans la rubrique "Albums photos"

Et puis si ça te dit... un petit commentaire me ferait bien plaisir...

 

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Published by Franck - dans Jordanie
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commentaires

sebastien 09/07/2011 10:43


je me replonge aussi dans mes voyages, il est vrai que les arabes ne sont pas trés fort pour les panneaux de signalisation et la maçonnerie