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On part en vadrouille !

Lorsque je ne suis pas en voyage, soit je prépare le suivant, soit je raconte le précédent...

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Trois garçons pleins d’avenir

Il y a la bière triple fermentation, le triple cheesebuger bacon, le triple lutz, et il y a le voyage triple plaisir avec l’attente et la préparation en amont, l'éblouissement une fois sur place et les impérissables souvenirs une fois revenus dans la réalité. Oyé oyé, je t’annonce solennellement que nous franchissons aujourd’hui la ligne jaune qui sépare l’attente de l’éblouissement. Car le véritable départ de notre voyage, le début de l’exploration, le commencement du commencement, le jour un, celui qu’on retient, c’est maintenant ! Alerte générale ! Branlebas de combat et synchronisation des montres !… Il est sept heures trente précises, go go go ! « Euh, attends une minute, pourquoi décoller à une heure où même les prostituées de Las Vegas ont encore de l’énergie à revendre ? Pourquoi décoller si tôt alors qu’on n’a posé nos valises dans notre chambre d’hôtel il n’y a qu’une heure et demie ? » Premièrement, nous sommes excités comme des glaçons tombant dans leur verre de Ricard. Deuxièmement, il est déjà quinze heures en France et le décalage horaire fait que nous sommes frais dispo de bonne heure et de bonne humeur ! Et puis j’ajoute un troisièmement, certainement le plus important : Seulement quatorze jours sur place. Soit huit dodos pour les insomniaques et trois cacas pour les constipés. Oui, finalement, ça ne fait pas énorme. Précisément trois-cent-trente-six heures de trip ! Il nous faut donc absolument éviter le gaspillage de cette denrée rare en l’optimisant au maximum !

 

Allez, on en termine rapidement avec le maigre petit-déjeuner de l’hôtel où nous sont proposés muffins, céréales trop multicolores pour être honnêtes et jus n’ayant jamais vu le trognon d’un fruit. C’est maintenant le moment de prendre la route en direction de Hildale, petite bourgade mormone de l’Utah, limitrophe de la petite ville de Colorado City qui, contrairement à ce qu’on pourrait croire, n’est pas dans le Colorado mais en Arizona. Tu arrives à suivre ?... Si je t’ai perdu, retiens juste que nous sommes en Utah. Aaaah, l’Utah, cet état béni des dieux et gâté par Mère Nature... L’Utah, mon état chouchou, mon caramel, mon Werther’s Original à moi… Je pourrais faire l’apologie de cet endroit pendant des heures… Pour t’en convaincre, sache simplement qu’il n’existe aucun autre endroit au monde proposant autant de trésors naturels sur une telle superficie… Qui dit ça ?... Moi, je dis ça ! Et je dis aussi qu’en passant en Utah, nous avons par la même occasion avancé nos montres à gousset d’une heure, décalage horaire entre les états oblige ! Tout ça nous fait parvenir au début de la première piste du voyage à neuf heures, escortés par un soleil éclatant. Première piste de trois ou quatre kilomètres qui, pour la petite histoire, n’a vraiment pas de quoi casser une patte à une berline ! Ce qui fait que nous sommes rapidement sur la ligne de départ de notre première rando, équipés, arnachés, hydratés, préparés, excités. Ça y est, on peut donc prononcer la fin officielle de toutes ces considérations logistiques pour entrer dans le vif du sujet, du verbe et du complément d’objet direct même si celui-ci est placé avant ! « C’est pas l’tout de s’être équipés comme ça, mais vous voulez allez où ? » En fait, d’où on se trouve, deux chemins différents permettent d’accéder à un site qui a mis des paillettes dans ma vie et des moulures au plafond dès lors que je l’ai vu en photos. Le genre de clichés qui, quand tu les regardes, te font dire : « Non mais attends ! Est-ce que ce truc existe vraiment ? » Les White Domes ! Pour y accéder, il y a donc le chemin le plus court et plus difficile via Water Canyon ; et donc le plus long mais plus facile en passant par Squirrel Canyon. Ajoute à l’équation que nous serons chargés comme des mules puisqu’il est prévu de dormir ce soir tout là-haut dans les montagnes, et tu comprends que nous choisissons logiquement le chemin le plus difficile ! Ben oui, la mule a une excroissance de confiance en ses papattes pour ce premier jour !

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Trois garçons pleins d’avenir
Trois garçons pleins d’avenir

Un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas. Et bien ça y est, je tire sur mon quadriceps droit pour lever ma jambe. Et par un système astucieux de balancier, j’effectue ce premier pas du voyage ! C’est un petit pas pour l’homme, un petit pas aussi pour l’humanité ! Mais un pas important qui me tenait à cœur depuis belle lurette ! « Et alors, ce début de rando au pays de la nature sauvage et hostile ? » Euh… Un parking aménagé… Une pancarte… Un chemin balisé… Fort heureusement, la nature reprend rapidement ses droits car après les trente premières minutes de marche sur un chemin en surplomb d’une rivière, nous nous retrouvons au cœur de Water Canyon qui se dévoile maintenant à nos yeux. Les choses sérieuses peuvent enfin nous sauter à la gorge. A noter, pour ton info personnelle que nous sommes seuls. Pas d'enfants, pas de Burger King, ni même de groupe de chinois envahissants pour ternir ce tableau enchanteur. Retiens bien que je n'ai rien, ni contre les enfants puisqu’il m’arrive de voyager avec les miens, ni contre les fast food puisqu’il m’arrive d’y manger. Par contre, tu connais ma position catégorique sur les champions du monde des chiants en voyages… Bref, je disais donc que nous sommes dans Water Canyon. Ce que je ne t’ai pas encore dit, c’est que c’est ‘achement beau ! D’immenses parois rocheuses safranées nous encerclent en ne nous laissant aucun autre choix que de suivre le lit de la rivière ayant sculpté ce canyon que l’on suit scolairement jusqu’à arriver dans un cul de sac. L’endroit est d’ailleurs magnifique et justifie à lui tout seul comme un grand la débauche d’énergie...

Trois garçons pleins d’avenir
Trois garçons pleins d’avenir
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D’ailleurs, quelques familles mormones et autres randonneurs se lancent têtes baissées dans Water Canyon et font demi-tour précisément ici. Quelle négligence dans leur préparation puisqu’il leur suffirait simplement de reculer comme nous de cinquante mètres pour grimper sur la gauche et poursuivre l’aventure menant aux joyaux de la couronne… Sauf que pour les obtenir, il nous faut définitivement nous réveiller les jambes en changeant de braquet car ça monte, ça monte, ça monte au milieu d’un véritable labyrinthe vertical où il faut sans cesse chercher son chemin. Tantôt on progresse rapidement, tantôt le sentier disparaît et nous contraint à trouver où est Charlie au milieu de ces pans rocheux nous semblant infranchissables de premier abord. Chaque mètre de dénivelé est une victoire et se gagne durement à la sueur de nos semelles…

Trois garçons pleins d’avenir
Trois garçons pleins d’avenir
Trois garçons pleins d’avenir

Mais ça passe en prenant toujours sur la gauche lorsqu’il s’agit de retrouver sa route ! Une fois extraits de l’antre du canyon en ayant zigzagué sur un chemin parfois meuble et proche du vide, nous sommes maintenant exposés au soleil sur un semblant de sentier nécessitant d’escalader un peu, beaucoup, dangereusement,… plus que prévu, si bien que nous nous posons continuellement la question de savoir si nous avons suivi le bon itinéraire. En toute honnêteté, vu que la mort est un jeu dangereux, une chute ici est à proscrire ! En tout cas, c’est ce qu’on constate puisque sur notre passage, quelques mètres plus bas, on aperçoit un cheval mort il y a visiblement peu, patte brisée et agonie se lisant encore sur le visage de cette pauvre bête. Pour nous, ça passe sans encombre en utilisant le peu d’adhérence que le relief daigne nous proposer ; l’objectif étant d’atteindre un plateau et un endroit qu’on appelle Top Rock. De là, on débouche sur une vue où la roche rougit de plaisir ! Bienvenue au monde enchanté ! Bienvenue aux Canaan Mountains ! Bienvenue au pays où c’est trop simple de cramer des pixels par millions ! Du brun foncé au blanc en passant par le rouge, l’orange et le jaune, sans oublier quelques touches de vert et de végétation subsistant tant bien que mal dans cet environnement minéral hostil… Les Canaan Mountains proposent un paysage incroyable de teepees, de washs, de sable et d’étendues immenses de slickrock. Irréel… Digne d’un décor d’Avatar ! Jubilatoire ! Bandant d’un point de vue oculaire et ne demandant qu’à se faire oculer. Seules quelques trainées blanches éphémères dessinées par des avions dans le ciel bleu nous rappellent que nous ne sommes pas « dans l’île aux enfants c’est tous les jours le printemps » et encore bel et bien dans ce monde civilisé qui est le nôtre…

Trois garçons pleins d’avenir
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Mon frère a les yeux tout ébouriffés et se dit que les efforts consentis pour monter ici n’étaient somme toute pas cher payés en comparaison du résultat obtenu. « Franck, je tenais sincèrement à te dire… Merci… Merci à toi de m’avoir fait découvrir ça ! » Une fois de plus, quel ignorant il est ! Ok, on a frappé un grand coup en positionnant les Canaan Mountains dès le premier vrai jour de notre trip. Ok, le paysage en haut de Top Rock est top et plein de rock, mais la petite église que nous avons sous les yeux, bien qu’extraordinaire, ne constitue en rien une fin en soi. Ce n’est qu’un passage obligé avant d’atteindre la basilique Saint Pierre toute de blanc vêtue. Les White Domes. Une petite heure de marche supplémentaire au compteur au milieu de ces paysages et je le sais, tu le sais, la mule le sait, nous le savons, tous les lecteurs savent qu’à un moment donné, l’instant fatidique va arriver : On va forcément se retrouver face à eux. Et quand ce moment arrive, désolé si tu es une femme mais seul un homme peut ressentir ce sentiment : Petite érection contemplative... Quelle récompense en arrivant tout là-haut, les amis ! Aussi beaux, sinon plus qu’en photos ! Plus grands que nous ne l’imaginions ! Plus blanc que blanc ! Les White Domes, cette succession de monticules de grès blanc taillés harmonieusement par le vent et l’eau. Les White Domes, ces concrétions qui tiennent leurs promesses et qui en rajoutent même une louche avec cet environnement magnifique tout autour s'étalant sous nos yeux à des kilomètres à la ronde et ne demandant qu’à être souillés de l’empreinte de nos souliers. « Moi, moi, moi » dit la zone derrière les White Domes… « Non, pitié, moi ! Vous ne le regretterez pas ! » nous souffle le côté ouest du plateau. « Et moi ! Je ne reçois jamais de visite, venez me voir ! » Là, il n’a pas vraiment tort ! Car sur les forums de voyages, je n’ai pour l’instant vu personne se rendre sur cette zone tout au nord. C’est précisément cette zone où nous avons décidé d’aller tout à l’heure. Mais pour le moment, profitons jusqu’à plus soif des White Domes. Non mais matte-moi ces photos de déglingo !

Trois garçons pleins d’avenir
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Photos de loin, de près, du dessous, du dessus, de la gauche, de la droite, allongé, debout, assis, sous la jupe, dans le décolleté,… Ma carte SD avale tout ça avec grand plaisir pour être à même de se replonger dans ces paysages de façon virtuelle durant ces cinquante prochaines années... Petits sandwichs, fruits, gâteaux secs, eau,… Nos corps aussi avalent tout ça avec grand plaisir pour être à même de poursuivre l’aventure ces quatre prochaines heures, toujours plus loin, tout là-haut... Mais avant de la poursuivre, il nous faut établir notre campement. Bon, tu m’connais, je suis ardennais ascendant 08. Donc la nature et moi, on ne fait qu’un ! Ben oui, c’est bien connu, dans les Ardennes, pour survivre, il faut savoir se construire une cabane et faire du feu avec deux bouts de bois mouillés. Donc ce n’est pas un petit bivouac aux White Domes qui va me faire peur ! Après avoir établi notre camp pour la nuit avec vue dégagée sur les White Domes pour pouvoir les garder à l’oeil, il faut s’arracher à cette contemplation et se remettre en route vers le nord ouest, en direction du bord du plateau. Plus légers que tout à l’heure et guidés par le GPS de Guillaume, nous poursuivons donc l’aventure vers de nouvelles concrétions en forme de teepees qu’on aperçoit de l’autre côté. Le terrain est là très accidenté. Pas de sentier. Que la volonté farouche d’aller explorer là-bas, toujours plus loin, toujours plus beau, poussés par cette soif de découvertes... Ça tombe bien, en ce premier jour et malgré le manque de sommeil et les quelques huit premiers kilomètres parcourus, nous avons encore un Mbappé dans chaque jambe… Quel kiffe mes aïeux !

Trois garçons pleins d’avenir
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On avance tant bien que mal dans cet environnement paumatoire, contournant ici une crevasse trop profonde, esquivant là un bosquet épineux aussi dense qu’un mur, toujours attirés par les étoiles, les voiles, que des choses pas commerciales, jusqu’à enfin atteindre le bord du plateau tout au nord après une bonne heure d’efforts. Et là, la récompense ! Nous est proposée une vue lointaine sur la chaîne de Zion digne des fonds d’écran Windows. Nous pourrions rester ici, immobiles, silencieux, des heures durant à contempler ce panorama. Et pourquoi pas déménager notre campement pour nous installer ici les quinze prochains jours ?… Ben oui !... Euh, ben non ! Car nous avons en poche trois beaux tickets d’entrée pour le spectacle privé de ce soir intitulé « Sunset en catimini sur les White Domes », et il nous reste encore des kilomètres à inscrire au compteur de nos jambes si nous voulons arriver à l’heure… Du coup, on tourne autour du plateau dans le sens inverse des aiguilles d’une montre à quartz. Partout où nos yeux se posent, ce ne sont que washs, teepees, canyons et cônes colorés qui ne demandent qu’à être explorés. Typiquement le genre de paysages que j’adore. Mention très spéciale aux rencontres fortuites suivantes : Un amphithéâtre coloré de toute beauté, ainsi qu’une cheminée de fée photogénique encore inconnue au registre international des hoodoos… Ce qui est vraiment cool ici, c’est que nous avons vraiment l’impression de découverte ; l’endroit étant très peu visité et très peu photographié. Et puis c’est tellement grand qu’il y aura autant de nouvelles photos que de photographes. Bref, je ne sais pas si c’est parce que c’est notre premier vrai jour d’exploration mais je suis au septième ciel !

Trois garçons pleins d’avenir
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Notre déambulation contemplative nous permet alors d’accéder à un itinéraire plus classique et plus précisément à un endroit nommé « The Notch », une fenêtre naturelle posée au bord ouest du plateau, ouverte sur Apple Valley. Là, se trouvent aussi quelques pools d’eau pouvant servir à se ravitailler si nécessaire. A ne surtout pas confondre avec des poules d’eau, rien à voir… Et enfin, « The Black Rocks », un petit champ de hoodoos très bas aux formes originales d'un noir intense, dû à la présence d'oxyde de manganèse dans le grès. Bon, après tout ce qu’on a vu, mon frère nous fait remarquer que l’endroit ne casse pas trois pattes à une oie sauvage. Quel insolent ! Déjà blasé le frangin ?..

Trois garçons pleins d’avenir
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« Ah, tiens, un gamin a laissé tomber son sac de billes ici… » Ben non, ce sont des moqui balls ! Pour me la jouer intello, moqui marbles est en fait le terme adéquat pour désigner ces sphérules, autrement dit, de petites billes sphériques datant du jurassique inférieur et qui parsèment le sol à certains endroits et dont l'enveloppe est très riche en oxyde de fer et l'intérieur constitué de pierre. Ces concrétions se forment dans le sol par un processus trop complexe pour que je te l’explique ici… et surtout trop complexe pour que je le comprenne tout court. Lorsque les roches qui les contiennent affleurent à la surface, l'érosion libère ces billes de leur prison rocheuse. Elles sont ensuite entraînées par l'eau des orages et se concentrent dans les points bas ou le long des lignes de fracture du massif rocheux. Pour te prouver que je ne dis pas que des conneries ici, sache que leur nom « moqui » vient de la langue employée par les indiens Hopi et signifie « cher disparu ». Les indiens les utilisent d’ailleurs encore lors de cérémonies funéraires...

Trois garçons pleins d’avenir

Allez, la boucle est bouclée, la carte SD est pleine, retour aux White Domes après une vingtaine de kilomètres de pur kiffe. Nouvel objectif pour finir cette journée avec un bouquet final : Assister à notre premier coucher du soleil américain du séjour ! « Désolé messieurs-dames, c’est une soirée privée ! Vous ne pouvez pas rester là… » Eh oui, ce spectacle-là, il n’est organisé que pour nous puisque nous n’avons croisé personne tout au long de cette journée ! Et ce spectacle-là… Pas de mot… Juste un peu de bave et des photos !

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Après ça, comment puis-je composer une conclusion qui soit à la hauteur de ce qu’on a vu ici ?... Je dirai que dans ta wishlist des cent trucs à faire absolument avant de mourir, mets un coup de Tipex sur la ligne « Faire l’amour à Brad Pitt » et remplace-la d’urgence par les White Domes. Avec Charlize Theron, si tu es comme moi plus attiré par la gente féminine, ça marche aussi parfaitement ! En plus, les White Domes, cela ne dépend que de toi et c’est parfaitement légal, contrairement à la ligne que tu viens de barrer et qui sous-entend qu’il te faudra droguer à son insu le beau Brad. Allez, la nuit dernière dans un lit king size bien moelleux d’un hôtel à St George, ce soir dans une tente en haut d’un plateau désertique ! Les nuits se suivent mais ne se ressemblent pas… Par contre, au niveau émerveillement, j’espère vraiment que la journée de demain ressemblera à cette première journée d’exploration que l’on vient de vivre ensemble. De toute façon, demain est une autre aventure…

Bonus vidéo

(7) Ouest USA 2022 Jour 1 DECOLLAGE VLOG - YouTube

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L
Excellent , toujours un plaisir de vous lire....et les photos...Waouhhh
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F
Merci beaucoup ! A bientôt pour la suite !!!