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Carnets De Route

26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 22:38

Ami lecteur, amie lectrice, je me permets humblement d’attirer ton attention sur cette journée spéciale. Spéciale dans le sens où ce n’est pas Franck qui écrit… Et Polichinelle pourra aller se rhabiller, le secret de mon identitié ne sera pas dévoilé… Considère simplement que cette journée de vadrouille te sera contée par quelqu’un d’autre, souhaitant s’exprimer sous couvert de l’anonymat… Pourquoi voler la jolie plume de Franck tout spécialement aujourd’hui ?... Tout simplement parce que la journée d’hier a été la goutte d’eau gazeuse qui a fait débordé le mojito ! Oui, cela m’attriste au plus profond de ma chair de t’entendre glousser derrière ton poste à la lecture des mésaventures de cette pauvre Sandrine. Oui, elle est tombée dans un fossé en vélo ! Et alors ?!?… Je voudrais bien t’y voir, toi, à sa place, emmenée sous la contrainte à l’autre bout de la planète par un forcené de la vadrouille !!! Comment ? Tu échangerais bien volontiers ta place contre la sienne ? Risquer ta vie chaque journée passée dans ces contrées lointaines et dangereuses ?... Si tu penses qu’un soupçon d’exagération s’est malencontreusement glissé dans mes propos, écoute bien attentivement ma version des faits de ce qui va certainement encore se passer lors de cette nouvelle journée et je mets ta main à couper que tu verras les choses bien différemment, ok ?…

 

Alors on commence notre histoire de bon matin avec une Sandrine toute trépignente… Non, ce n’est pas à l’idée de voir Sophie Davant présentée le téléshopping. C’est juste qu’elle a hâte d’aller s’ingurgiter les fameuses crêpes au Nutella servies à chacun des petit-déjeuners de son hôtel. Oui, le petit-déjeuner, c’est important ! Dans Cosmopolitain du mois dernier, ils disent que si tu ne prends pas un bon petit-déjeuner en te levant, tu as une chance sur deux de passer une mauvaise journée… Du coup, Sandrine met un maximum de chances de son côté et profite du meilleur moment de sa journée vu que le petit-déjeuner de l’hôtel Aquarius est très bon et très copieux. D’ailleurs, cet étourdi de Franck n’en a pas beaucoup parlé depuis leur arrivée sur les bords du lac Inle, mais je peux te dire que Sandrine te recommande chaudement cet hôtel, surtout après que les employés lui aient offert quelques petits cadeaux en souvenir lors de leur départ… « Snif snif »… Non, ce n’est pas un des trois petits cochons mais plutôt le sentiment de Sandrine au moment de quitter définitivement ce cocon douillet en ayant dans un coin de la tête la torture que l’autre mazo prévoit de lui infliger ce soir : Une nuit complète à passer dans un bus birman certainement agrémenté d’un karaoké en guise de comptine pour s’endormir… Alors, toujours envie de postuler pour une nouvelle émission de « Vis ma vie » ?...

 

En attendant, si tu te remémores bien la désastreuse journée de Sandrine d’hier, Franck a négocié une voiture avec chauffeur pour la journée d’aujourd’hui. Par contre, cette tête de linotte a oublié de te dire pourquoi ! Il s’est bien caché de te dire qu’il avait unilatéralement décidé d’emmener sa famille à Aungban ! Non, mais tu te rends compte ? A Aungban ! Jamais entendu parler de ce patelin mais rien que le nom me file la chair de caille !... D’après ce qu’en dit Franck, il s’agirait d’une petite ville perdue à environ une heure de Nyaungshwe où il s’y pratique des rituels bizarres. Des gens des montagnes y vendraient leur production à d’autres venues tout spécialement pour leur acheter. Tu vois, des rituels bizarres que j’te disais ! Encore une fois, il emmène sa femme et ses deux filles sans défense dans un endroit loin de tout vraiment bizarre bizarre vous avez dit bizarre, où même le dénommé Jacques Pradel serait incapable de retrouver leur trace ! Et le plus pire de tout, c’est que le Franck, ça ne l’effraie même pas ! Je n’sais pas d’où il tient cette passion pour l’aventure… De son père ?... Euuuuuh, non… Allez, la suite !

 

Bref, tout ça pour te dire que les quatre membres des 2be3 prennent place dans la petite voiture grise du chauffeur d’hier qui bizarrement, ne parle plus un mot d’anglais, a perdu vingt centimètres et pris trente kilos…La théorie de l’évolution, ça doit être ça… Et c’est parti pour une heure de route ! Sauf que sur leur route, oui, il y a eu des soucis, de l’aventure du mouv’, oui, une vie de roots… Déjà, un peu comme un train de la SNCF qui s’arrête sans raison cinq minutes après le départ, la fameuse voiture grise s’immobilise sur le bas-côté alors que la pancarte de sortie de Nyangshwe n’a pas encore été franchie. Un esprit civilisé penserait de premier abord à une panne technique ou encore à une pause pipi de dernière minute… Que nenni ! Le soi-disant taxi privatisé s’arrête pour prendre un passager mystère pas claustro. Mystère car personne ne sais qui il est… Et pas claustro car comme il n’y a plus de place sur les sièges du véhicule, le type s’installe… dans le coffre !!! Oui, oui, dans le coffre ! Tu ne comprends rien à ce qui se passe ? Normal, Franck et Sandrine non plus !… Après ça, moins trois, moins un, moins six, moins trois, moins trois, moins six, moins un,… Contrairement à ce que tu crois, ce n’est pas une soustraction que Franck inflige à ses pauvres petites pour passer le temps en voiture... Ce sont les points de permis que le chauffeur est en train de semer le long de la route lorsque j’énumère toutes les infractions qu’il commet rien que sur une vingtaine de kilomètres. Pas de clignotant lorsqu’il tourne. Dépassement de la ligne continue sans visibilité. Pas de ceinture. Téléphone au volant. Excès de vitesse. Dépassement par la droite. Et je ne te parle même pas du gars pas claustro toujours enfermé dans le coffre !... C’est sûr, ce chauffeur-là a un nombre de vies illimité comme dans un jeu-vidéo pour être encore de notre monde… En tout cas, une fois de plus, te rends-tu un peu plus compte des conditions dans lesquelles Franck fait voyager sa famille ?... Ce qui est sûr, c’est que Sandrine serre tellement les fesses que le gars dans le coffre aurait maintenant largement assez de place pour s’installer sur la banquette arrière !...

 

Et au bout de trente kilomètres, comme le nez au milieu de la route, arrive ce qui devait arriver : Un barrage de la maréchaussée locale qui arrête une voiture sur dix. Et vues les infractions commises, peu de chances que notre chauffeur passe à travers les mailles du filet de bœuf… Bien vu Sherlock ! « Sur le bas-côté mon bon monsieur !... » « Chouette, une nouvelle anecdote de voyage ! » aurais-tu pu lire si Franck t’avais raconté l’histoire… Moi, ce que je vois, c’est qu’une bonne mère de famille risque d’aller en prison pour s’être mariée avec un inconscient !... Bilan ?... Et bien en France, là où le flic t’aurait détroussé avec un air sadique de quatre-vingt-dix euros pour t’avoir flashé à cinquante et un à l’heure au lieu de cinquante, ben en Birmanie, le gentil Cruchot ne stoppe ton véhicule que pour voir d’un peu plus près les deux ‘tites miss couettes assises à l’arrière ! Bref, sur la liste « Rencontre avec la police du troisième type », Franck est content, il peut noter « Check » ! Quant à ma pauvre Sandrine, sa torture peut reprendre…

La vengeance d’une blonde
La vengeance d’une blonde
La vengeance d’une blonde

Bon, recentrons-nous sur l’activité récré A2 du jour que Franck a planifiée : Le marché d’Aungban ! Pour commencer, et c’est important de le souligner tellement c’est rare, il n’a pas menti : Aungban, c’est paumé ! Et sur le marché d’Aungban, il n’y a que quatre têtes blondes parmi les birmans ! Des étales au sol à perte de vue… Des légumes, des fruits, des poissons, de la viande,… Pas une boutique de babioles à touristes à l’horizon ! Des sourires, des couleurs, des photos, des tentatives de communication,… Le souçaille, c’est que là où Franck en prend plein les mirettes, Sandrine se sent comme un dromadaire sur la banquise venu espionner les manchots. Ce n’est vraiment pas sa cup of tea. Bon, c’est un fait, mais où est le caractère dangereux de cette excursion, vas-tu me dire ?... Ben justement, les bisounours ganbaderaient tout nus dans la verte campagne si Franck, alias Eli le kakou, ne s’essayait pas au goutage de denrées alimentaires peu ragoutantes et inconnues du répertoire de Philippe Etchebest himself… Ses filles, ses parents, ses amis, ses collègues, et même toi : Peut-être tente-t-il d’impressionner tout son p’tit monde avec son goût prononcé pour l’aventure… Mais son petit manège ne fonctionne pas sur moi ! Ni sur Sandrine qui, comme son estomac commence à avoir le mal du pays, cède volontiers sa place à la cantine… De toute manière, elle préfére se creuser la tête pour savoir pourquoi certains gars du cru se baladent avec un casque nazi greffé sur la tête en guise de casque de moto, croix gammée bien en évidence sur le côté… Renseignement pris auprès de Maître Capello, cela serait dû au fait que le dictateur en place ces dernières décennies avait une adminiration certaine pour un dénommé Adolf Hitler… Et comme il n’y eut ni communication entrante, ni communication sortante avec les autres citoyens terriens pendant très longtemps, et bien les birmans en sont restés à ce que leur gentil dictateur leur racontait comme histoire, le soir au coin du feu. En d’autres termes, les nazis sont des gens bien sous tous rapports, et leur chef, un exemple à suivre… Ça te donne une idée de la dictature en question…

La vengeance d’une blonde
La vengeance d’une blonde
La vengeance d’une blonde
La vengeance d’une blonde
La vengeance d’une blonde
La vengeance d’une blonde
La vengeance d’une blonde

Bon, tu l’as compris, Franck s’est goinfré de dépaysement sur ce marché, là où Sandrine s’est sentie comme une godasse dans une bouse de vache. Traduction, elle se demande encore ce qu’elle est venue faire ici, considérant qu’un marché, c’est un marché, et qu’il n’y a pas de quoi vermifuger un abribus… Allez, chauffeur, emmenez-les au bout de la terre, emmenez-les au pays des merveilles,… Tout ça pour te dire que le chauffeur emmène maintenant notre troupe de joyeux lurons vers une grotte qui me laisse dire que le boudisme est aux antipodes de l’islam. Là où Charlie hebdo s’est fait « punir » pour quelques représentations du prophète Mahommet, imagine ce que diraient les musulmans s’ils tombaient sur une grotte où sont entreposées et vénérées quelques neuf-mille statuts de leur prophète… Heureusement, ce ne sont pas des statuts de Mahomet que les bouddistes vénèrent, mais bien des statuts de Bouddhas. Et toute cette démonstration dégoulinante de dévotion, ça se passe dans la grotte Shwe Oo Min à Pindaya ! Pindaya qui, pour ta gouverne, veut dire « J'ai tué l'araignée ». Non pas que ce soit important de le savoir car compliqué à replacer lors d’une conversation mondaine, mais je te le dis car ça fait référence à une légende locale dans laquelle sept sœurs fées, alias les sœurs Halliwell birmanes, auraient visité une grotte dans laquelle elles auraient été effrayées par une araignée géante qui en bouchait la sortie. Oui, un peu comme la sardine à Marseille… Bref… Un prince sur son destrier la tua, libéra les jeunes donzelles et se rémunéra en épousant la plus jeune ! Musique, château Disney en fondu arrière, feu d’artifice pétaradant, générique de fin, quelle belle histoire !… Bref, en quelques mots, voilà la raison pour laquelle les birmans fans de contes de fées vénèrent cette grotte depuis Bouddha seul sait quand…  Bon, je te raconte l’histoire pour faire passer le temps de route, mais ils ne sont pas encore arrivés. Là, ils sont en train de se sustenter dans une gargote en bord de route, imposée par leur chauffeur ! Menu en birman, repas birman servi par des birmans ne parlant que le birman, toilettes birmans,… De l’authentique jusqu’au moment de l’addition, bizarrement plus en adéquation avec la France ! Maintenant que j’y pense, le « imposée par le chauffeur » n’est peut-être pas un hasard…

La vengeance d’une blonde
La vengeance d’une blonde

Bref, ça y est, quelques tours de roue de plus et les voilà à bon port. Ça, c’est ce que cet arracheur de dents de Franck a dit à Sandrine… Sauf qu’il a un p’tit peu omis un détail de quelques trois cents marches pour accéder à la fameuse grotte. Bon, je suis mauvaise langue car Sandrine et les filles, après le trek d’il y a quelques jours, nous avalent ça rapidement, et même avec le sourire malgré  les trois mille kyats à payer en haut en plus des deux mille payés en bas… C’est donc rapidement qu’ils se retrouvent perdus dans ce musée Grévin dédié à Bouddah… Deux cents mètres de galeries couvertes de Bouddhas accumulés au fil du temps et entreposées pour certaines dans des endroits peu accessibles. Des grandes, des couchées, des en or, des assises, des belles, des en bois, des grosses, des moches,… Et ce n’est pas fini ! Ben oui, les gens en ajoutent tous les jours… Si bien que si tu lis mon carnet plusieurs jours, plusieurs mois, voire même plusieurs années après que la franky family a laissé son emprunte indélébile ici, peut-être que le chiffre de neuf mille statuts annoncé n’est plus d’actualité… En tout cas, cet endroit mérite sa place au Louvre, tout juste à côté de la Joconde tellement c’est impressionant. Il mérite aussi de figurer dans le top dix des meilleurs sites pour organiser les championnats du monde de cache-cache tellement c’est labyrinthique. Tu viens ici avec tes deux enfants et ta femme,… et tu repars ni vu ni connu en célibataire ! Mais je dois souligner que malgré tous ses défauts, ce n’est pas le genre de Franck puisque personne ne manque à l’appel lorsque la petite voiture grise reprend la route pour revenir sur ses pas pour laisser tout son p’tit monde à l’arrêt de bus d’Aungban !

La vengeance d’une blonde
La vengeance d’une blonde
La vengeance d’une blonde
La vengeance d’une blonde
La vengeance d’une blonde
La vengeance d’une blonde
La vengeance d’une blonde
La vengeance d’une blonde

Et c’est donc après une heure de route supplémentaire que la délivrance survient. Délivrance pour Sandrine qui n’aura plus à subir la conduite de sagouin de Sami Naceri, mais surtout délivrance pour le pauvre type toujours cloîtré dans son coffre qui va enfin pouvoir jouer à « qui va à la chasse perd sa place » sans qu’un « qui va à la pêche la repêche » ne tienne… Car nos aventuriers sont maintenant lâchement abandonnés à l’arrêt de bus d’Aungban où l’objectif trépidant des deux prochaines heures de nos aventuriers consiste à attendre le bus de nuit qui va les emmener vers de nouvelles dangereuses aventures dans le sud du pays… Sauf qu’à l’école, on m’a enseigné le passé simple mais rien sur le futur compliqué. Car dit comme ça, prendre un bus devant le Cherry restaurant vers dix-huit heures paraît hyper simple. Sauf que prendre un bus devant le Cherry restaurant vers dix-huit heures en Birmanie, c’est beaucoup plus compliqué. Dix-huit heures dix… Dix-huit heures vingt… Dix-huit heures trente… Rien… Franck va alors à la pêche aux infos :

 

« Bago, Bago ! Le bus pour Bago, il passe bien ici ?

- Non ! A la station des bus derrière le restaurant ! »

Aïe… Vite, tout le monde au pas de course jusque dans l’arrière-cour du restaurant, tout le barda sur le dos…

« Bago, Bago ! Le bus pour Bago, il n’est pas encore parti ?

- Vous n’êtes pas au bon endroit ! Le bus pour Bago s’arrête juste une minute devant le restaurant ! »

Aïe… Vite, tout le monde au pas de course pour retourner devant le restaurant, tout le barda sur le dos…

« Le bus pour Bago, il s’arrête devant le restaurant ou dans la station des bus dans l’arrière-cour ?

- Le bus pour Bago, je crois qu’il est déjà passé il y a plus d’une demi-heure… »

 

Bref, Franck court. Il court, il court le furet, dans tous les sens, interrogeant tout ce qui ressemble à un birman, interceptant tout ce qui s’apparente de près ou de loin à un bus, se démenant comme un beau diable pour éviter une mésaventure à sa famille… Je le regarde courir à droite, à gauche, devant, derrière,… Et son instinct protectionniste paie puisqu’après dix minutes d’efforts intenses, il appelle fièrement tout son petit monde : « Bus pour Bago ! » Du coup, cinq minutes plus tard, toute la famille s’installe dans le bus, gentiment accueillie par un Dominique Farrugia birman en train de vomir. Ça promet pour les douze heures de route de montagne et de calvaire qui s’annoncent… Mais là, non ! Tu ne vas pas m’entendre faire ma rabat-joie à accabler Franck. Oui, je suis même prête à faire amende honorable… Ce dernier épisode m’a fait comprendre une chose : Oui, les conditions de voyage que Franck inflige à ses femmes doivent être difficiles à vivre. Mais j’ai compris qu’il faisait ça pour vivre des moments intenses de voyage, de découverte et d’aventures avec ses trois femmes. Que de moments inoubliables de vadrouilles passés en famille ! Que d’expériences synonymes de renforcement des liens qui les unissent !… J’ai compris… Je l’ai compris… Et je sais maintenant que je laisse Sandrine, Anna et Sasha entre de bonnes mains pour la suite des aventures, à commencer par demain. Mais comme dirait l’autre, demain est une autre aventure…

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Published by Franck - dans Birmanie
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