Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : On part en vadrouille !
  • On part en vadrouille !
  • : Lorsque je ne suis pas en voyage, soit je prépare le suivant, soit je raconte le précédent...
  • Contact

Projets

Birmanie - Février 2015

Etats-Unis - Juillet 2015

Sud Turquie - Octobre 2015

Sud marocain - Avril 2016

Indonésie - Juillet 2016

Namibie - Avril 2017

Déjà faits

Grèce (2000), Tunisie (2001), Canaris (2002), Italie (2002), République Dominicaine (2003), Turquie (2003), Russie (2003), Etats-Unis nord est (2004), Egypte (2005), Corse (2005), Réunion (2005), Maurice (2005), Angleterre (2006), Inde Rajasthan (2007), Floride (2008), croisière Caraïbe (2008), Arizona (2009), Mexique (2009), Guadeloupe (2010), Jordanie (2010), Balkans (2011), Irlande (2011), Thaïlande (2012), Andalousie (2012), ouest américain (2013), croisière Méditerrannée (2013), Portugal (2014)

Compteur Global

Pages

Carnets De Route

23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 13:31

 

C'est sexy le ciel de Californie... Sous ma peau, j'ai L.A. en overdose... So sexy le spleen d'un road-movie, dans l'retro, ma vie qui s'anamorphose... Et c’est cool, car avec le décalage horaire, ce matin, elle s’anamorphose hyper tôt ! Je vais pouvoir profiter de ce don de quelques heures de rab pour me faire plaisir au rayon des étapes supplémentaires à insérer dans mon planning du jour !... Non, sérieusement, tuons l’enflammade dans son liquide amniotique !… J’ai bien les yeux aussi ouverts qu’un garenne apeuré dans les phares d’une voiture, mais la pauvre petite aiguille de ma montre pédale dans la choucroute pour atteindre péniblement le chiffre deux… Du coup, que propose l’office du tourisme local dans son forfait « L.A. by night » ?... Pour rappel, L.A., ce n’est pas le diminutif de « Les Ayvelles », petit village typique de la campagne ardennaise où j’ai passé ma jeunesse… Non, L.A., c’est bien évidemment Los Angeles ! Et Los Angeles la nuit, c’est soit aller tenir compagnie aux sdf, soit aller dealer avec les gangs du quartier... Pas d’autre proposition ?… Non ?... Ok, donc pour ne pas gêner mes oies, je n’ai plus qu’à aller m’installer dans la baignoire et peaufiner le programme of the day... Vu comme je suis décalé la première nuit, je crois qu’une grande histoire d’amour va naître ici entre nous… Mais non, ce n’est pas à toi que je m’adresse, c’est à la baignoire, avec qui je passe quatre longues heures, dans les bras l’un de l’autre, en attendant que le reste de mon clan ne termine sa culture du sommeil, soit vers six heures. Et comme le petit déj’ n’est servi que dans une heure, ça nous laisse encore de la marge pour nous préparer et franchir en tête la ligne d’arrivée au pays des orgies de croissants, d’œufs brouillés et de jus d’oranges… Ça, ça aurait éventuellement pu être le cas en France, car ici, là où l’hôtel rempli parfaitement sa mission, son petit déjeuner ne suffirait pas à rassasier un anorexique… Il faut aimer le riz soufflé et le Tang si tu vois ce que j’veux dire ! Mais ne nous attardons pas sur ces détails logistiques et matérialistes, et allons nous immerger jusqu’au cou dans le Los Angeles des stéréotypes : Des autoroutes deux fois dix-huit voies, des millions de voitures, une ville trop polluée, trop grande, trop impersonnelle, peuplée de gens faux, arrivistes, vaniteux, matuvus, dont le seul objectif est de figurer au générique d’une série B tournée dans le coin… Ok, mais pour moi, Los Angeles, c’est aussi un concentré des Etats-Unis de mon imaginaire, les Etats-Unis de mon enfance, les Etats-Unis que je m’injectais en intraveineuse à grandes doses de Chips ou de Beverly Hills quand je rentrais de l’école… Entre ces remarques qui en rebuteraient plus d’un, et celles qui donnent envie, un arbitre ! Moi ! Verdict personnel ce soir…

 

Et je m’y mets de suite car pour commencer le commencement des visites de la journée qui commence, quatre lettres bien connues à Los Angeles : H… O… L… L... Y… Flûte de flûte et re-flûte, ça dépend ça dépasse !… U... C... L... A… Mo-mo-motus, bonne réponse !… University of California, Los Angeles… Très très loin de moi l’idée de reprendre mes études ! Premièrement, j’ai déjà purgé ma longue peine… Secondement, je souhaite simplement découvrir de mes propres yeux un grand campus américain comme on en voit à la télévision ou au cinéma. Toi, qu’est-ce que ça t’évoque les universités américaines ? Equipements sportifs et équipes universitaires ? Immenses pelouses avec une foultitude d’étudiants ? Des bibliothèques ? Des confréries ?… J’espère effectivement y trouver tout ça… Mais j’espère dans mon fort intérieur tomber aussi sur un entraînement de pom-pom-girls blondes, et si possible à fortes poitrines !... Ben quoi ?... Quand on peut joindre l’utile à l’agréable, pourquoi se gêner ?…

 

Bon, déjà, ce qu’on constate en arrivant, c’est que l’université est une véritable ville dans la ville. Supermarchés pour les étudiants, hôpital pour les étudiants, Mc Do pour les étudiants, cinéma pour les étudiants,… Ça n’a rien de choquant quand on sait qu’ils sont plus de quarante-cinq mille à vivre et à étudier ici !!! On se gare, on paie notre parking pour être sûr de ne pas avoir de surprise à notre retour, et direction le centre névralgique du campus, Bruin Plaza, où on trouve une énorme statue de l’ours mascotte de l’université devant laquelle les étudiants viennent se recueillir tous les jours, ainsi que la traditionnelle boutique dans laquelle tu peux acheter des sweats UCLA, des drapeaux UCLA, des mugs UCLA, des bodys pour bébés UCLA, des peluches UCLA, des préservatifs UCLA,… Promouvoir les couleurs de son université en toutes circonstance, y’a que ça de vrai !! A ce propos, c’est fou comme les américains cultivent cet esprit d’appartenance ! En France, il faut qu’un certain Charlie se fasse maltraiter au Bataclan pour ressentir ça… Bref, l’espace de notre visite, on se prend pour des étudiants américains : on vadrouille de la bibliothèque jusqu’aux terrains de sport, on traverse le parc pour s’installer sur les pelouses, on passe des bâtiments de cours aux maisons des confréries,… Si on faisait abstraction de notre appareil photo autour du cou et de nos deux filles comme gardes du corps, on passerait presque pour des étudiants ! Oui, j’ai bien dit « presque », car il ne faut quand même pas oublier les quelques rides que les crèmes-miracle n’arrivent plus à combattre sur le visage de Sandrine !… En tout cas, ce que je retiens de cette virée à l’université, c’est que tout est fait pour que tu t’y sentes bien. Tout est carré, fleuri, entretenu… Faut dire qu’à vingt-cinq mille euros l’année d’inscription fois quarante-cinq mille étudiants, tu peux te permettre l’achat de quelques pots de fleurs… Par contre, pas vu l’ombre d’un sein de pom-pom girl… La vie est vraiment mal faite !

Franky goes to Hollywood
Franky goes to Hollywood

Bon, il est maintenant l’heure d’aller rendre visite à nos amis d’enfance : Brandon, Brenda, Dylan et tous leurs joyeux copains dont j’ai oublié les magnifiques prénoms qui ont pourtant envahi nos maternités… Ah si ! Kelly ! Aaaaah, Kelllllyyyyyy ! Bref, bienvenue à Beverly Hills, le pays où la vie est plus chère ! Maisons à cinq millions de dollars, voitures à trois cents mille,… et parking à quinze dollars de l’heure !... Vu que notre porte-monnaie est en pleine léthargie due au décalage horaire et que je n’ai pas envie de le réveiller, nous tournons quelques minutes autour du Beverly Hills sign jusqu’à ce que… bingo ! V’là t’y pas qu’on tombe sur une petite rue où apparemment, d’autres voitures sont garées sans ticket, sans parcmètre, ni même de contravention… Trop beau pour être vrai, vas-tu me dire ?... Ce que tu me dis, je t’avouerai que sur le moment, je m’en contrefiche un peu… C’est ce que me diront les motards Poncherello et Jon Baker qui m’importe le plus… Advienne que pourra… Au diable la police… Inch’abba… Vogue la galette…

Franky goes to Hollywood

Allez, il est l’heure de se mettre en grève des jeux de mots car là, nous descendons ce qui fut une piste à chevaux jusque dans les années cinquante, devenue depuis, la rue la plus chère au monde : Rodeo Drive ! J’entends déjà dans ma tête le refrain de la bande originale de Pretty woman… « Pretty woman, walkin’ down the street, pretty woman, the kind I'd like to meet, pretty woman… » A la façon Julia Roberts, nous aussi, nous arpentons la rue… Sans nous prostituer, ni même faire les boutiques, mais la balade est tout de même agréable en passant devant toutes ces boutiques de luxe pour gosses de riches ! Armani, Chanel, Gucci, Cartier, Dior, Hermès, Versace, Vuitton, Saint-Laurent, Babou, Kiabi,… Ils sont venus, ils sont tous là ! On marche comme ça jusqu’au Regent Beverly Wilshire Hotel où Pretty woman a été en partie tourné, et il est l’heure d’aller retrouver Jeepy pour qu’elle nous serve de moyen de transport pour vadrouiller dans les rues du quartier. Pour ton info, aucun petit mot doux sur notre parebrise, le flic de Beverly Hills a été très gentil avec nous… Ouf ! 

Franky goes to Hollywood
Franky goes to Hollywood

Et alors, Beverly Hills, c’est comment ?... Ben écoute, je ne me drogue pas mais tout ce que nous y voyons est vraiment stupéfiant, pile poil comme on se l’imagine ! Rues bordées d’immenses palmiers, maisons d’architectes magnifiques, voitures de sport,… Je sais que l'argent ne fait pas le bonheur mais quand même, il est plus confortable de se morfondre en BMW qu’en BMX !... Un arrêt à la Greystone Mansion où Sandrine ne reconnait pas la maison des films Bodyguard et X-men… Un autre à la Spadena House toute droit sortie d'un conte de fées, et il est temps d’aller prendre l’apéro chez mon ami d’enfance, Nicolas Cage… Mince… Au moment où je te dis ça, le gars m’envoie un sms pour annuler son invitation… Tant pis, ce sera donc un hamburger et une bonne bière bien fraîche au Saddle ranch sur Sunset Boulevard !… La difficulté dans cette rue, c’est de trouver une place de stationnement gratuite… Nous tournons quelques minutes autour du resto jusqu’à ce que… bingo ! V’là t’y pas qu’on tombe sur une place où apparemment, mon niveau d’anglais m’autorise à penser, dans les milieux autorisés, qu’il se pourrait qu’éventuellement, cela puisse être gratuit entre midi et deux… Trop beau pour être vrai, vas-tu me dire ?... Ce que tu me dis, je t’avouerai que sur le moment, je m’en contrefiche un peu… C’est ce que me diront les motards Poncherello et Jon Baker qui m’importe le plus… Advienne que pourra… Au diable la police… Inch’abba… Vogue la galette…

Franky goes to Hollywood
Franky goes to Hollywood
Franky goes to Hollywood

Allez, il est l’heure de se mettre en grève des jeux de mots car là, nous sommes attablés devant notre premier énorme burger dégoulinant à la mode yankee du séjour ! L’ambiance étant très western et les serveuses très sympas, aucun doute là-dessus, je suis de nouveau en phase avec la culture américaine !!! Un p’tit tour de taureau rodéo mécanique pour les filles, un p’tit air de country pour madame, un joli sourire de la serveuse pour monsieur,… une note salée pour tout le monde, et il est l’heure de retourner voir Jeepy pour qu’elle nous serve de moyen de transport pour la suite des événements... Pour ton info, aucun petit mot doux sur notre parebrise, les policiers ont été très gentils avec nous… Ouf !

Franky goes to Hollywood
Franky goes to Hollywood

Bon, et maintenant ?... Le quartier d’Hollywood Boulevard, tu connais ! Tu le connais surtout pour son célèbre Walk of Fame, littéralement la promenade de la célébrité, où les trottoirs scintillent autant que le visage d’Edward Cullens. Et oui monsieur, j’aime étaler ma culture cinématographique dès que l’occasion se présente, surtout quand on est à Hollywood !… Ici, les trottoirs honorent les stars depuis le début des années soixante par le biais d’étoiles classées en cinq catégories : la musique, le cinéma, la télévision, le théâtre et la radio... Les stars des stars, en quelques sortes… Sauf que l’attribution d’une étoile est un honneur qui récompense le talent, mais également le porte-monnaie ! En effet, la personne récompensée doit verser pas moins de trente mille dollars à l’association qui gère le boulevard pour avoir l’honneur de se faire piétiner tous les jours ! Rétribution qui n’a pas refroidie Joanne Woodward, une illustre inconnue me concernant, qui fut la première à s’afficher ici, allongée sur le sol, dès 1960… Première d’une longue série puisqu’au dernier recensement de l’INSEE, le Walk of fame compte désormais plus de deux mille cinq cents étoilés au guide Michelin des célébrités ! Bud Abbott, Renée Adorée, Wendell Corey ou encore Robert Casadesus en font bien évidemment partie... Ben oui, que des stars triées sur le volet je t’ai dit ! C’est pour cette raison que les Clint Eastwood, George Clooney, Robert Redford, Eve Angeli, Julia Roberts, Madonna, Leonardo Di Caprio, et autre Brad Pitt n’en font pas partie ! Si si, j’te promets !!! Donc moi, Franck le vadrouilleur, je lance officiellement une opération que j’ai nommée le Evangelithon visant à récolter les fonds nécessaires pour financer l’étoile de notre Eve Angeli nationale. Je me charge bien évidemment de la logistique pour récolter les fonds nécessaires. Merci de bien vouloir me faire un virement sur le numéro de compte suivant : 384958826674-15.

Franky goes to Hollywood
Franky goes to Hollywood
Franky goes to Hollywood
Franky goes to Hollywood

Bon, pour tout te dire, le Walk of Fame est le site de Los Angeles sur lequel j’ai entendu et lu le plus de commentaires négatifs… Je me dis donc que je vais prendre cet endroit pour ce qu’il est, c’est-à-dire une attraction touristique, et on verra bien ce qu’il en ressort... Après nous être garés dans une petite rue sécurisée où je ne vais pas te bassiner longtemps avec Poncherello et Jon Baker puisqu’il est écrit rouge sur blanc qu’il est autorisé de s’y garer et que c’est gratuit, nous commençons la reconnaissance des lieux… Et je dois dire que de premier abord, l’endroit me plait ! Plus pour le symbole qu’il représente que pour la beauté de la rue, mais disons que présentement, je préfère être là où je suis plutôt que là où tu es ! On va d’étoile en étoile, suivant les indications que j’ai soigneusement notées sur mon roadbook pour être sûr de ne pas louper les grands classiques et ne pas perdre de temps avec Didier Bourdon, Bernard Campan et Pascal Légitimus. Car comme dit plus haut, il y a plus d’inconnus que de véritables célébrités ! Achat du traditionnel verre Hard Rock Café, petites poses photos avec les sosies de Freddy Krueger, Spiderman et la reine des neiges, qui ressemble d’ailleurs autant à la reine des neiges que moi à Chewbacca,… et on arrive enfin devant le célèbre théâtre des oscars, là même où toutes les stars ont un jour essuyé leurs souliers vernis sur le tapis rouge afin d’aller y glaner une ou deux statuettes ! C’est également ici qu’on y trouve les empeintes des stars moulées dans le ciment du trottoir… Et tu me croiras si tu veux, mais après comparaison minutieuse, sache que j’ai exactement la même empeinte de mains qu’Arnorld Schwarzzenegger, la même taille de chaussures que Bruce Willis, et les mêmes dimensions que Rocco Sifredi a bien voulu mouler dans le béton !!! 

Franky goes to Hollywood
Franky goes to Hollywood
Franky goes to Hollywood
Franky goes to Hollywood
Franky goes to Hollywood

Bref, tout ça pour te faire comprendre que les quatre aficionados de ciné que nous sommes passent ici un moment fort goûtu… jusqu’au moment où notre comédie familiale prend de façon incompréhensible des airs de Scary movie !!! Là où on croyait notre nouvelle amie Jeepy en totale sécurité, on la retrouve l’air hagard, les yeux dans le vide, le parebrise affublé d’un flyer publicitaire à l’effigie de la police municipale of Los Angeles ! « Chouette, une anecdote de voyage ! » Ouais, ben l’anecdote de voyage à soixante treize dollars, tu sais où tu peux la ranger ?!?! C’est le pire scandale qu’aient connu les Etats-Unis ! Le jeepygate !!! Je suis en effet absolument persuadé d’être garé à un endroit où le stationnement est parfaitement autorisé et totalement gratuit ! Mais que fait la police ??? Bon, habituellement, je préfère être la farce du dindon plutôt que le dindon de la farce… Comprends à cela qu’il vaut mieux être le metteur que le mis, mais là, je ne me vois pas aller au poste de police pour y négocier une éventuelle remise de peine, les yeux en forme de fente de tirelire… Sur ce coup-là, je crois que je vais serrer les fesses, payer mon amende par internet, et on n’en parlera jamais plus, ok ?

Franky goes to Hollywood
Franky goes to Hollywood
Franky goes to Hollywood
Franky goes to Hollywood
Franky goes to Hollywood
Franky goes to Hollywood

Heureusement, ma mauvaise humeur s’évapore quelques centaines de mètres plus loin. Nous venons en effet d’apercevoir pour la première fois la célèbre colline arborant fièrement les célèbres neuf lettres d’Hollywood… Encore un endroit vu et revu partout depuis mon plus jeune âge, et qui me refile des frissons épidermiques en le voyant en vrai ! Brrrr… Pendant que le pilote automatique tente de nous en approcher, j’en profite pour te faire un brin de causette à son sujet… Déjà, il faut savoir que c’est en 1923 qu’un promoteur immobilier eut l’idée de construire cette gigantesque enseigne publicitaire visible de presque tout Los Angeles, non pas pour vanter le goût tenace d’une nouvelle marque de chewing-gums, mais pour faire la publicité de nouveaux lots de terrains d'habitation à Hollywoodland qui n'était à l’époque qu'un regroupement de fermes arides. Bon, l'opération de promotion eut un succès mitigé et l'enseigne tomba rapidement en décrépitude. C’est la chambre de commerce du coin qui la sauva en enlevant toutefois le suffixe « land » pour faire un tantinet plus chic. Par la suite, le sigle lutta tant bien que mal contre les vandales, les intempéries, la crise de l’énergie qui lui fit perdre son éclairage, ainsi que la mauvaise publicité que lui infligea une actrice de seconde zone en se suicidant du haut de la lettre H... Bref, il fallut, en 1978, qu’une association parrainée par des stars du rock finance la restauration des neuf lettres sous peine de disparition imminente. Pour la petite histoire, ça leur a coûté à l’époque la coquette somme de vingt-sept mille dollars par lettre... Tout ça pour en arriver au fait qu’aujourd’hui, les lettres sont devenues l’emblème de toute la ville, l’emblème de l’industrie du cinéma, l’emblème de toute une culture… A cet effet, elles sont donc protégées comme il se doit… et tenues à distance réglementaire du commun des mortels touristes, ce qui n’est pas censé arranger mes affaires, moi qui souhaite toucher du doigt ce symbole américain…

 

Sauf que tu commence à connaître l’asticot, je n’suis pas le commun des mortels touristes ! Hors de question pour moi de regarder ces lettres dans l’œillet d’un téléscope depuis un parking estampillé « point de vue officiel », avec boutique à touristes et tout l’toutim !... Allez, agrippe-toi au parechocs arrière de Jeepy, je vais te faire profiter du bon plan… Déjà, on s’engage sur la Beachwood Drive qu’on quitte prestement pour bifurquer sur la droite, c’est-à-dire sur Ledgwood Drive. Oui, cette rue est pentue ; oui, elle est sinueuse ; oui, elle est étroite… Mais cela ne doit en aucun cas te décourager à t’enfoncer encore un peu plus dans cette jungle résidentielle… Car le point de parachutage est proche, précisément au croisement avec la Mulholland Hwy. Là, un petit chemin piétonnier part vers la droite pour permettre à quiconque qui s’y aventure de se prendre les neuf lettres en pleine tronche… Mais, car il y a un mais, il va te falloir pour cela passer par la case « Stationnement de ta Jeepy ! ». Oui, rappelle-toi, aujourd’hui, c’est la saint Stationnement !!! Sauf que… Horreur, malheur ! Partout dans le coin, il est clairement stipulé rouge sur blanc « No parking », qui, si je traduis à peu près, doit vouloir dire « Dégage d’ici et va rejoindre le troupeau au parking estampillé « point de vue officiel », avec boutique à touristes et tout l’toutim ! » Pour la petite histoire, dans les années quatre-vingt-dix, les habitants du quartier ont tous fait une overdose de touristes envahissants. Et plutôt que de militer pour l’interdiction de l’accès aux lettres en guise de sevrage, ils ont demandé aux autorités locales de réprimander le stationnement dans la rue, avec policier faisant le planton à plein temps, prêt à dégainer son carnet à souches pour remplir les caisses de la collectivité ! Mais le Franck a plus d’un camembert dans son bec !... Car pour brosser l’autochtone dans le sens du poil, il lui tint à peu près ce langage : « Hé, bonjour monsieur le résident ! Que vous êtes intelligents ! Que vos panneaux sont beaux ! Sans mentir, j’ai bien compris la leçon, et on ne m’y reprendra plus de sitôt ! » A ces mots, le résident se trouvant flatté tout l’été, se trouva fort dépourvu quand le Franck fut revenu, à pied cette fois-ci, une fois sa voiture garée deux cents mètres plus loin dans la toute petite rue qui redescend en sens unique vers la gauche… Et oui ! Ici et rien qu’ici, le parking est autorisé et personne ne le sait… sauf moi… et le policier sur place qui m’a bien confirmé le tuyau que j’avais trouvé en farfouillant sur le net… 

Franky goes to Hollywood
Franky goes to Hollywood
Franky goes to Hollywood

Bref, tu l’as compris, si tu veux chatouiller les lettres d’Hollywood, mes conseils tu suivras et de la patience il te faudra. Moi, mes conseils, pour sûr, je les ai suivis. Et comme tu le sais, nous ne sommes pas pressés car sinon, nous serions dans un bus grand confort avec soixante autres pigeons-voyageurs ! Donc à nous les lettres ! Oui, tu as bien entendu, j’ai bien dit « à nous », car nous nous retrouvons tous les treize en face à face intime... Peut-être un peu cliché comme visite, mais que du bonheur en paquet de neuf quand même !

 

Dans le genre cliché, notre arrêt suivant a également tout d’un grand… En redescendant vers Los Angeles, nous nous arrêtons en effet au Hollywood Bowl Overlook. Dit comme ça, ça ne te parle certainement pas, et pourtant, je suis sûr que si je te dis « Endroit romantique à Los Angeles pour s’installer à la nuit tombée avec une mignonette sur le capot de sa voiture pour voir la ville s’illuminer, et accessoirement avoir une petite chance de l’emballer », je suis sûr que là, il y a dix-mille scènes de films qui te remontent au cervelet !... Bon, ok, là, il ne fait pas nuit, nous ne sommes pas seuls, mais l’arrêt vaut quand même le coup pour la vue sur la ville, son voile de pollution et ses bouchons ! Pour l’ambiance romantique, on repassera mais je n’étais de toute manière pas venu ici pour ça… Ben oui, ma mignonette à moi, ça fait longtemps que je l’ai emballée !

Franky goes to Hollywood
Franky goes to Hollywood

Allez, avant le retour dans nos pénates, un dernier petit détour… Promis, c’est le dernier !... Je souhaite en effet profiter de notre passage à Los Angeles pour faire un bref arrêt au 1329, Caroll Avenue où se trouve une maison pas comme les autres… D’aspect, si, même si c’est une très jolie maison de style victorien... Mais disons qu’il s’y est passé des choses bizarres bizarres dans les années deux mille. D’ici, trois jolies sœurs sorcières ont lutté à grands coups de potions et d’incantations magiques contre les forces du mal du monde entier ! Ces trois charmantes demoiselles, tu les as certainement reconnues, ô toi, grand fan de séries télé, il s’agit des sœurs Halliwell de la série « Charmed ». Et oui, la série était censée se déroulée à San Francisco, mais pour des questions de climat, ça a été tourné ici, à Los Angeles, et plus précisément dans la maison devant laquelle nous sommes en train de faire les japaonais de base… En tout cas, ce sont les nouveaux proprios de la maison qui doivent être ravis de voir des touristes défiler tous les jours sur le péron de leur porte pour s’y prendre en photo… « Euh, excusez-moi,… Pouvez-vous attendre que je finisse ma séance photo pour entrer dans votre maison ? Vous serez bien urbains… » A quand une interdiction de stationnement ?...

Franky goes to Hollywood

Voilà, c’est un beau roman, c’est une belle histoire, c’est une romance d’aujourd’hui qui touche à sa fin… Je te passe volontiers les derniers détails logistiques du style « Première crise d’ado d’Anna énervante », « Piscine avec Sasha relaxante »,… Et pour vraiment conclure, te rappelles-tu de la trilogie « Souviens-toi l’été dernier » ? C’est maintenant officiel donc je ne te cache rien en t’apprenant qu’il va y avoir une suite : « Souviens-toi l’été dernier, de ce burger bourratif au Carl’s Jr »...

 

Bref, c’est une maison rouge, adossée à la montagne, on y va en vélo, on sonne à la porte, ceux qui n’vivent pas là, ont fermé à clé… Los Angeles, se couche… Los Angeles se couche… Los Angeles, où êtes-vous ? Dylan, Brandon… Brenda, m’attendez pas… « Ah bon, ça y est, c’est vraiment la fin et tu ne nous as toujours pas donné comme promis ton ressenti général à propos de Los Angeles… » Attention, spoiler : On a adoré et on a déjà hâte d’être demain pour la suite du programme !!! De toute façon, demain est une autre aventure…

Partager cet article

Repost 0

commentaires

billets d'avion pas chers 03/02/2017 11:25

Bonjour,
Bonne année à tous !
On dirait que vous avez passé un séjour inoubliable à Los Angeles ! Une grande découverte avec la planète hollywood ! Pour vous aider à votre prochaine vacance, voici un bon plan en ligne sur les tarifs de billets qui peut vous intéresser; http://promo-advisor.com/coupons-reduc-voyages