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Carnets De Route

20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 18:46

Des gens heureux de voyager, tu peux me croire sur parole, j’en ai rencontrés des tonnes ! Mais des comme moi, jamais d’la vie !!!... Premièrement, je suis en Asie et c’est déjà pas mal… Mais attends, il y a bien évidemment un deuxièmement ! Ben oui, l’Asie a beaucoup, beaucoup, beaucoup à partager… Angkor, la grande muraille, Borobudur, le Taj Mahal, le Potala,... Et comme un enfant timide, l’Asie a aussi conservé secrètement un autre de ses trésors dans une boîte à chaussures… Boîte à chaussures que je m’apprête à entrouvrir, trésor que je m’apprête à embrasser… Mot de cinq lettres propice aux rêves, prémisse d’histoire à inventer, sonnant comme une invitation à la découverte, Bagan est cet illustre trésor jusqu’à présent caché. Un diamant brut, une perle, une pépite... Un mot magique qui ouvre la porte à la poésie, à l’aventure, à l’évasion, à l’ailleurs, à d’innombrables merveilles et moments intenses de contemplation. Pour moi, aujourd’hui, Bagan prend chair, Bagan se touche, Bagan s’incarne, Bagan passe des yeux fermés aux yeux ouverts, de la boîte à chaussures de l’enfant timide aux chemins poussiéreux à parcourir... Le rêve devient réalité, le fantasme devient voyage, l’aventure peut se laisser aller et s’offrir à nous…

 

Ah, c’est beau ! Sauf que je viens d’écrire ces quelques lignes, non pas en fascination béate devant les pagodes de Bagan, mais bel et bien le joufflu posé sur le rebord de la baignoire de la salle de bain, en attendant que ma femme daigne enfin éclairer ma journée en ouvrant ses grands yeux bleus… Ben oui, ce matin, couillon comme je suis, j’ai accordé une grasse-mat’ à Sandrine jusqu’à huit heures, l’autorisant à infuser jusqu’à plus soif dans ses draps soyeux suintant la Soupline. Sauf que là, il n’est que sept heures et que moi, je suis déjà excité comme une jeune pucelle en rut à l’idée de savoir Bagan à quelques encablures sans même pouvoir l’effleurer de la rétine… « Alors ? Réveille ou réveille pas ? » Bon, si toi aussi, tu es un jour confronté à ce dilemme cornélien entre assouvir ton besoin primaire de vadrouille et conserver intacte l’espérance de vie de ton couple, écoute un peu ma recette magique permettant de concilier les deux… : Recouche-toi comme si de rien n’était auprès de ta belle en la prenant délicatement dans tes bras. Faire semblant de ronfler peut faire encore plus crédible, mais alors pas trop fort pour ne pas casser le mythe… Ça, c’est pour la partie sauvegarde matrimoniale… Avant ça, n’oublie surtout pas de subtiliser discrètement le téléphone de ta moitié pour avancer l’heure de l’horloge de trois-quarts d’heure. Bien évidemment, c’est sur ce même téléphone qu’elle a programmé l’heure du réveil… Là, tu n’as plus qu’à attendre sagement que ce réveil fasse son job, c’est-à-dire sonner l’alerte trois-quarts d’heure en avance… Dring dring… Elle saisit le réveil, constate qu’il est bien l’heure de se lever, te regarde les yeux dégoulinants de reconnaissance pour cette grasse matinée que tu as bien voulu lui octroyée, t’embrasse langoureusement, et part à la douche… Il ne te reste alors plus qu’à saisir de nouveau le téléphone pour le remettre à l’heure normale, et le tour est joué !… Si tu respectes à la lettre ces consignes, elle n’y verra que du feu… En tout cas, ma Sandrine, elle, n’y a vu que du feu… Donc ne lui divulgue surtout pas cette confidence, j’ai bien évidemment l’intention de me resservir de cette technique infaillible lors d’une prochaine vadrouille !

 

Tout ça pour te dire que nous chevauchons maintenant nos mobylettes, trois-quarts d’heure en avance sur l’horaire prévu, fins prêts pour aller piquer des pointes de malade à trente kilomètres heure, les cheveux au vent, et Dalida à fond dans les écoutilles en train de nous chanter « Pagodes, pagodes, pagodes… ! » Et justement, la première pagode sur ma liste au Père Noël est la Thabeik Hmauk… Pas de bol, une fois sur place, on s’aperçoit qu’on est à la pagode Buledi… Faut dire qu’il n’est pas aisé de se repérer dans cet encrémélage de chemins et que le nom des pagodes ne clignotent pas sur panneaux géants pour qu’on les reconnaisse de loin… Mais le bazar fait bien les choses car je te conseille la visite de cette Buledi sur laquelle il est possible de monter et d’où la vue sur des centaines d’autres congénères vaut son pesant de riz cantonais… De là-haut, si tu tends l’index dans n’importe quelle direction, quelle qu’elle soit, il y aura forcément une pagode au bout pour te faire de l’œil ! Du coup, on en profite pour repérer d’ici l’itinéraire à suivre pour aller rendre visite aux pagodes qui ont eu la chance de voir leur nom figurer sur mon programme du jour : Sulamani, Thabeik Hmauk, Shwesandaw, Dhammayongyi, et plein d'autres encore que je ne vais pas lister ici sous peine de te refiler une indigestion de pagodes dès la première matinée, sauf si tu insistes…

Show must go on !
Show must go on !
Show must go on !
Show must go on !
Show must go on !
Show must go on !

Là, je suis sûr que tu te demandes si ces pagodes ne se ressemblent pas toutes et si ce n’est pas un tantinet rébarbatif, n’est-ce pas ? Et bien non ! Même si la majorité des pagodes sont en briques rouges, elles ont toutes leur style, surtout à l’intérieur… Seul dénominateur commun, on y trouve dans chacune d’elles des statues de Bouddha, et encore des statues de Bouddha, et encore des statues de Bouddha, devant lesquelles les fidèles viennent se prosterner… A toi, enfant de la télé et de la pub, tu te rappelles certainement de cette campagne de publicité de la fin des années quatre-vingts dans laquelle on vantait les bienfaits de Bouddha… « Le Bouddha, c’est sympa, c’est nature toute la journée, et le soir c’est plein d’idées… Sandwich au Bouddha, salade au Bouddha,… Bouddha croc, Bouddha quiche ! Le Bouddha, c’est sympa ! » Et bien tu ne t’en étais peut-être pas rendu compte à l’époque, mais cette pub parlait de Bagan ! Car ici, du Bouddha, tu peux en manger à toutes les sauces !!! Bouddhas allongés, Bouddhas assis, Bouddhas debout, Bouddhas qui sourient, Bouddha qui dort, Bouddhas qui tirent la tronche,…

Show must go on !
Show must go on !
Show must go on !
Show must go on !

Bref, on passe comme ça toute la matinée à enchaîner les visites comme des perles… Dit autrement, je retire mes tongs, je remets mes tongs, je retire mes tong, je remets mes tongs, je retire mes tongs, je remets mes tongs,… La tong, party tong ! Car comme tu le sais certainement, la visite des pagodes doit obligatoirement se faire les pieds à poil. Si bien que nous arrivons à l’heure du déjeuner, les pieds aussi sales qu'un préservatif utilisés plusieurs fois... Déjeuner que nous allons prendre dans la petite ville d’Old Bagan. Il faut savoir que l'ensemble des temples du site de Bagan est inscrit dans un triangle formé par les villes de Nyaung U au Nord, précisément là où nous logeons, Old Bagan située à l'ouest et New Bagan plus au sud. Si tu as tout suivi, à l’heure où je te parle, nous sommes donc à l’ouest. Et je suis vraiment à l’ouest lorsque je décide de laisser le Lonely Planet nous sélectionner un resto… Quel inconscient que je suis ! Laisser un guide choisir à sa place un restaurant, n’importe quoi… Ce n’est pas dans mon habitude de faire de la pub gratuitement à un établissement, mais je vais quand même te faire une description détaillée du Sarabha III. En effet, si tu veux perdre du poids en te choppant une bonne tourista, alias la déclichette des vadrouilleurs, autant venir manger ici plutôt que d’aller relécher la barre de pole dance dans le métro parisien… La crasse ? Il l’a ! L’odeur de décomposition ? Il l’a ! La nourriture qui renifle à plein nez la dragée Fuca ? Il l’a ! Et les mouches plus nombreuses que les clients ? Oui, oui, il les a aussi ! Voilà pour le descriptif aguichant que tu peux maintenant lire dans le Franky Planet à propos du Sarabha III !

Show must go on !
Show must go on !
Show must go on !
Show must go on !
Show must go on !

Allez, on reprend le cours normal de notre émission consacrée aux balades au gré du vent à dos d’engins démoniaques… Après exposition, plutôt qu’ « au gré du vent », je dirais plutôt « au gré du soleil », car ici, maintenant, c’est très très hot ! Pire que dans une boîte à strip-tease… Dans cette fournaise, je retiens tout particulièrement l’immense pagode Ananda où le visage de la statue de Bouddha change selon la distance. De loin, il sourit ; de près, il tire la tronche. Tout l’inverse de ma Sandrine, toute triste ce matin lorsque le réveil a sonné, et toute souriante lorsqu’elle m’a vu, encore endormi à ses côtés… Aussi, pour la première fois du voyage, nous sommes confrontés à des marchands birmans ayant fait un BTS « Techniques de ventes » en alternance. Pour écouler leur stock de produits en laque, ils amorcent dans un premier temps nos filles à coups de petits cadeaux pas chers pour ferrer dans la foulée un plus gros poisson, les parents, en s’adressant à eux en français… Bien évidemment, ils connaissent tous un cousin ou une grande tante qui habite pas très loin de chez toi… Ils adorent tous la France et les français… Ils trouvent tous nos filles magnifiques… Sauf que les gars, ils ne savent pas que leurs techniques du Jedi, je les ai apprises en maternelle grande section : « Vos produits me tentent, ils sont vraiment magnifiques ! Quelle finesse ! Oh, mais j’avais oublié que nous sommes en plein tour du monde d’un an, et que nous ne pouvons malheureusement pas nous charger… Oh, je suis vraiment déçu ! Comme c’est dommage ! » Je fais ma tête de chien battu, Sandrine verse une larmichette, et l’affaire est dans le sac… « Un an ? Ah bon ? Je croyais qu’on n’était parti que pour trois semaines !!! » Merci Anna, tu seras privée de piscine pendant quinze jours !

Show must go on !
Show must go on !
Show must go on !

En parlant de piscine, ne serait-il pas l’heure d’aller y lézarder, bien au frais, durant les moments les plus chauds de la journée ?… Bon, je ne vais pas rentrer dans une description détaillée des deux heures que nous passons à la piscine de l’hôtel… Baignade, sieste, baignade, bronzette, baignade, lecture,… Bref, que des trucs de filles… Que des trucs pas très intéressants pour moi, ni pour toi… Et après ça ?... Ben après ça, c’est reparti pour un tour ! Un tour de mobylette pour être précis, pour aller rendre visite à un pauvre troupeau de pagodes éloignées des sentiers battus… Et qui dit pagodes éloignées, dit aussi pagodes bouddhées… euh, pardon, boudées par les touristes ! Et bien nous, nous sommes venus leur remonter le moral ! Et pour la pagode Gubyankgyi, je dois te dire que nous ne regrettons pas ! Nous sommes reçus comme il se doit : Lumière tamisée, ambiance « seuls au monde », sentiment de découverte… Le problème, c’est qu’on profite tellement du lieu jusqu’à plus soif qu’on se met à la bourre pour notre jeu quotidien de fin d’après-midi, celui-là même qui consiste à trouver le meilleur emplacement pour le prochain coucher du soleil...

Show must go on !
Show must go on !
Show must go on !
Show must go on !

Faut dire qu’en passant de pagode en pagode durant la journée, j’ai préparé le terrain en faisant du rentre-dedans à la Shwesandaw pour qu’elle accepte dès le premier soir que je lui monte dessus. Le problème, c’est que la Shwesandaw est une fille qui cède très facilement aux avances des touristes. Car en arrivant sur place, je ne suis pas le seul sur le coup… La pagode fourmille de prétendants !!!... Alors ? To rester or not to rester ici ? On hésite, on tergiverse, on dit verge… Allez, comme ça ne se fait pas de dire ça dans un carnet de vadrouille, et bien on décide de se poser ici ! Oui, je sais, ça n’a rien à voir mais je n’avais pas d’autre raison valable à invoquer…

 

Une heure plus tard, il fait maintenant nuit noire et il est temps de rentrer à l’hôtel. Et c’est chose faite une demi-heure de motocross plus tard… Douche, resto en ville à l’Aroma II, et tout le monde au plumard ! Fin de la journée, tout le monde dehors, on met la clé sous la porte ! Bon, tu auras certainement remarqué que je ne me suis pas appesanti plus que ça sur le coucher du soleil… Maintenant que tu commences à me connaître, tu comprends certainement pourquoi… Je boude ! Pas très content du soleil qui a été très désagréable avec moi, une nouvelle fois… Mais bon, il paraît que dans ces cas-là, il faut tendre l’autre joue, aimer son prochain et tout l’tintouin… Donc moi, sans le connaître, j’aime déjà mon prochain… Mon prochain jour de vadrouille ! Et il aura lieu demain… Enfin, si Bouddha le veut bien ! De toute façon, demain est une autre aventure…

Show must go on !Show must go on !
Show must go on !

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Published by Franck - dans Birmanie
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