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Carnets De Route

24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 15:26

Bélier. Vous serez très actifs et ambitieux aujourd’hui et ça ne vous portera pas chance, calmez-vous ! Pour cela, allez sur Onpartenvadrouille lire un carnet de voyage… Lion : Quelle chance de chanceux ! Aujourd’hui, vous allez visiter un des plus beaux lacs du monde qui va vous émerveiller… Taureau. Le climat froid et particulièrement venteux de cet hiver français vous mine le moral. Vous auriez dû partir en vacances comme les membres de la franky family… Gémeau. Quelle chance de chanceux ! Aujourd’hui, vous allez visiter un des plus beaux lacs du monde qui va vous émerveiller… Sagitaire. Lire les carnets de voyage sur Onpartenvadrouille vous donne des envie d’ailleurs… ou de meurtre. Il faut choisir ! Balance. Quelle chance de chanceux ! Aujourd’hui, vous allez visiter un des plus beaux lacs du monde qui va vous émerveiller… Cancer. Les finances sont au plus bas et l’achat de billets d’avion pour la Birmanie est impensable en l’état actuel des choses. Poisson. Quelle chance de chanceux ! Aujourd’hui, vous allez visiter un des plus beaux lacs du monde qui va vous émerveiller…

 

A l’élection présidentielle des « plus beaux lacs du monde », lac du Loch Ness, lac Titicaca, lac Powell, lac Rimogène, lac Majeur, lac Inle,… se sont présentés. Et aujourd’hui, notre horoscope insinue que nous allons mettre notre petit bulletin dans l’urne. Car le dénommé Thierry Hazard fait bien les choses ! Il paraît en effet qu’un de ces lacs a été repéré à quelques pâtés de cabanes de notre hôtel. « Très chère, et si nous allions jeter une œillade à ce lac ? »... En voilà une idée qu’elle est bonne !!! Après une meilleure nuit que celle d’hier et un super petit-déjeuner pour tout l’équipage, go go go to the lake ! Et qui dit lac, dit eau ! Et qui dit eau dit bateau ! Et qui dit bateau dit batelier ! Et qui dit batelier dit négociation ! Négociation du tarif pour la journée, cela va sans dire, mais ce n’est pas tout… Il faut aussi réussir à imposer au batelier ton itinéraire et les arrêts que tu désires faire. En fait, mets surtout bien l’accent sur ceux que tu ne souhaites surtout pas faire... Et c’est là qu’il ne faut pas te laisser marcher sur les tongs, car la balade qui peut te dégouliner de charme par les oreilles peut rapidement se transformer en une journée shopping-artisano-touristico-déprimante pendant laquelle le batelier va se gaver de commissions en tout genre sur ton dos…

 

Bon, pour trouver un batelier à Nyaungshwe, c’est comme chercher du foin dans une botte de foin ! Contente-toi de marcher de bon matin vers l’embarcadère et déjà, tu vas être sollicité par des rabatteurs. Faut qu’tu craches, faut qu’tu payes, pas possible que t’en réchappes, ils sont les frères qui rapent tous… Donc, passe ton chemin car les prix qu’ils vont t’annoncer sont quoi qu’il arrive plus élevés que ceux pratiqués par les bateliers eux-mêmes, commissions gouleyantes obligent… Trop d’intermédiaires tuent l’intermédiaire ! Ton objectif, c’est donc bien d’arriver à l’embarcadère en évitant les rabateurs, les peaux de bananes et les tortues. Et tu seras récompensé par un tarif plus conforme aux prix du marché. Pour ma part, j’obtiens assez rapidement le tarif que je m’étais fixé, soit dix-huit mille kyats pour la journée complète avec en prime, le meilleur guide, le meilleur bateau, le meilleur niveau d’anglais,… Pour les prestations qu’il me promet à ce prix-là, il me faut maintenant lui imposer la carte au trésor de mon itinéraire que je lui ai imprimée tout spécialement pour l’occasion. Comme je l’avais imaginé, il m’en propose bien évidemment un autre plus à son avantage en prétextant qu’il y a mieux que les endroits que je souhaite visiter. Là, pour l’impressionner, je fronce les sourcils, j’inspire un grand coup et bloque ma respiration jusqu’à en devenir aussi rouge qu’une serviette hygénique usagée. Oui, je sais, c’est sale mais ça marche ! Il capitule en effet très vite et ne tente même pas de dessiner des monstres et autres géants mangeurs d’enfants sur mon itinéraire pour me faire changer d’avis. Bref, on va donc prendre place dans sa pirogue full options : Couleurs vives, sièges en bois, moteur diesel pétaradant à quatre-vingt dix décibels, gilets de sauvetage qui n’ont plus de gilets que le nom, et… emplacement de parking qui va nécessiter d’enjamber cinq autres bateaux pour y accéder. Je laisse bien évidemment l’honneur à Sandrine de traverser ce parcours du combattant la première. Ce n’est pas une question de manque de courage de ma part, mais si jamais elle venait à tomber, son beau sauveteur qui n’est autre que moi serait prêt à se jeter à l’eau pour la sauver. Je m’imagine en train de courir sur la plage, Pamela à mes côtés, cheveux blonds dans le vent, short rouge,… Ouh la, je m’égare…

On nous mène en bateau…

Libérés, délivrés de cette négociation, notre embarcation vogue maintenant sur les flots bleus du lac Inle en direction de Nam Pan où a lieu aujourd’hui le marché des cinq jours. Comme son nom ne l’indique pas forcément, le marché des cinq jours est en fait un marché qui se tient tous les jours dans quatre villages différents des environs du lac Inle. Si tu n’as rien compris, imagine quatre marchés itinérants par jour avec un roulement sur cinq jours dans un secteur d’environ trois cents kilomètre carré, soit vingt marchés en tout… Toujours pas compris ? Bon, retiens surtout que nous allons visiter le marché de Nam Pan, non seulement réputé pour les minorités qui y viennent pour acheter, troquer et vendre, mais également pour son parking. Oui, oui, son parking !!! Là, tu t’imagines le parking du  Carrefour Market de ton patelin, mais rappelle-toi bien que nous sommes au bord d’un lac en Asie du sud-est et que tout le monde se déplace ici soit à pied, soit en pirogue. Et mille pirogues garées au même endroit, ben ça en jette dans les mirettes !!! 

On nous mène en bateau…
On nous mène en bateau…
On nous mène en bateau…

Concernant les minorités ethniques, outre les inthas du coin, on y trouve surtout des pa-o. Tu te rappelles d’eux ? Ce sont nos amis des montagnes qui ont des serviettes-éponge sur la tête ! Ginette qui troque ses cochons contre des poulets, Josette qui vend ses légumes, Bernadette ses fleurs,… Du très « local » où les quelques touristes comme moi ne font que passer pour s’imprégner de l’ambiance exotique et tenter d’y voler quelques photos… A part bien sûr s’ils souhaitent s’acheter un poulet ou un kilo ou deux de tomates, mais c’est quand même assez rare… A côté de ce secteur, on trouve une zone qui a certainement été rajoutée avec le temps pour contenter le touriste ulcéré par l’envie de dépenser quelques billets pour des bibelots qui au mieux prendront la poussière au retour, ou au pire, termineront sur l’étalage d’un prochain vide-grenier… Bon, pour tout te dire, le marché est assez sympa mais disons qu’en termes de couleurs et d’exotisme, je lui attribue la note « Tu n’tes pas foulé, peux mieux faire ». Au final, c’est surtout le parking de chez Leclerc qui m’a plu...

 

Allez, next, on zappe, étape suivante ! Et celle-ci ne nous emmène pas à Pétaouchnok puisqu’il s’agit de se balader tranquillement dans le village sur pilotis de Nam Pan juste à côté. Et là, je m’éclate comme une knacki dans une casserolle d’eau bouillante ! C’est… comment dire… étonnant, dépaysant, reposant, attirant,… magnifique ! Je me demandais si je ne serais pas un poil déçu d'avoir vu autant de photos de ces villages sur internet en préparant ce voyage... Et bien non, non et re-non ! Le plaisir n'en est que décuplé et le bulletin vient de tomber dans l’urne ! Autant te le dire de suite, mes photos sont certainement très belles, mais c'est de la gnognotte à côté de ce que l'on ressent sur place ! Bim bam boum, coup de cœur direct !!! Ce ciel bleu et ce lac combinés à ces maisons typiques sur pilotis sont vraiment photogéniques. J’adore tout particulièrement les petits escaliers des maisons menant au rez-de-lac et qui servent d’embarcadère, de parking pour la toute nouvelle pirogue Volkswagen familiale, mais aussi de salle de bain, de cuisine pour y faire la vaisselle et de buanderie pour la lessive...

On nous mène en bateau…
On nous mène en bateau…
On nous mène en bateau…
On nous mène en bateau…
On nous mène en bateau…
On nous mène en bateau…
On nous mène en bateau…
On nous mène en bateau…
On nous mène en bateau…
On nous mène en bateau…
On nous mène en bateau…
On nous mène en bateau…
On nous mène en bateau…

« Allez, chauffeur, si t’es champion, emmène-nous dans un resto pour un bon repas sans touriste pour digérer tout ça ! »  Bon, il a bouffé la moitié de la commande car le poisson aux grandes dents suintant de lait de coco par les ouïes qu’on nous sert est effectivement très bon, mais il est rempli de touristes… Le resto… Pas le poisson, hein ! Du coup, la bougeotte aigüe nous reprend rapidement et on enchaîne avec le site suivant. Site qui aime se faire désirer puisqu’il nous faut quelques quarante minutes de boucan dans les oreilles pour le rejoindre jusqu’au bout du bout du bout d’un long canal. Le bruit du moteur est tellement fort que je n’entends même pas Sandrine me parler alors qu’elle est assise juste derrière moi… Qui a dit « chanceux » ???... Le site où on se rend est un village, et ce village s’appelle Inthein ! Outre se faire rissoler au soleil pendant le trajet, on profite du laps de temps pour assister à des scènes de vie locales. Femmes lavant leur linge, leur vaisselle, leurs aisselles dans le lac, hommes se baignant ou se désaltérant avec l’eau du canal marronnasse… Oui oui, ils boivent l’eau du canal et les bonnes doses de tourista qui vont avec ! « L’eau du lac, c’est dégueulasse, les poissons baisent dedans ! »  Sans transition après cette petite poésie de Renaud, nous parvenons enfin à Inthein où le cadre est ombragé, animé, agréable,… Mais on vient surtout ici pour la colline d’Inthein prise d’assault par plus de mille stupas la colonisant des pieds à la trogne… Ben oui, le lac Inle, ce sont des maisons sur pilotis, des pêcheurs, des bateaux, des jardins flottants,… Et comme nous sommes en Birmanie, il y a aussi bien évidemment des pagodes et des stupas !!!

On nous mène en bateau…
On nous mène en bateau…

La colline couverte de stupas d’Inthein, elle doit se voir comme le pied au milieu de la figure quand on arrive à Inthein, non ? Et bien sache qu’il n’en est rien ! Car là, présentement, nous galérons un peu, beaucoup, passionnément, à la folie ! Votre honneur, pour notre défense, nous avons été lâchement induits en erreur par un sale mioche qui nous a envoyé dans la mauvaise direction ! Bilan comptable : Deux kilomètres, une demi-heure de perdue, un litre de sueur par personne, trente-cinq degrés… Quand on aime, on ne compte pas !! Mais comme je sais que le feignant que tu es n’aime pas, va simplement à gauche dans le village et tu arriveras au pied de la colline. Non seulement tu conserveras toute ton énergie pour gravir chacune des marches, mais tu seras surtout fin prêt à affronter les huit cent quatre-vingt-douze sollicitations en chemin. Huit cent quatre-vingt-douze, c’est en effet le nombre de boutiques qui se suivent le long du parcours en escaliers visant à te faire acheter tout et n’importe quoi, de la statuette de Bouddha en papier mâché aux cd gravés de Bernard Minet. Oui, oui, n’importe quoi… Bref, des centaines de marches pour arriver à la pagode Shwe Inn Thein qui finalement n’en mérite à peine que trois ou quatre !… Mais pas la peine de faire la grêve de la faim pour ça en arrivant en haut ! Si tu viens jusqu’ici au péril de ta sueur, c’est bien pour l’enchevêtrement des mille cent cinquante-quatre petits stupas blancs, en briques, en or, en chocolat,… qui l’entourent. Nouvelle claque dans la tronche ! Ça faisait longtemps…

 

Comme à mon habitude, lors de mes longues heures de préliminaires, j’avais lu qu’on pouvait surplomber l’ensemble du site depuis une autre colline. Inutile de te dire que j’avais soigneusement noté l’info pour en bénéficier le jour J, le jour où on y serait,… le jour d’aujourd’hui ! Sauf qu’Anna et Sandrine n’ont aucune idée du panorama que j’ai pour ma part déjà contemplé en photo. Du coup, la ligue des feignasses repointe le bout de son pif et c’est seulement avec ma baroudeuse de Sasha, que nous partons à l’assaut de la colline  abandonnée par les stupas, désertée par les boutiques, boudée par les touristes et par Sandrine et Anna... Si bien qu’après quinze petites minutes de renforcement musculaire, on jouit religieusement d’un panorama grandiose et complet puisqu’on a à le partager avec personne…

On nous mène en bateau…
On nous mène en bateau…
On nous mène en bateau…
On nous mène en bateau…

Pour le chemin du retour jusqu’au canal, à noter que tu peux bien évidemment remarcher dans tes propres traces de pas. Ou alors te la jouer « Indiana Jones et les stupas perdus » et passer derrière les boutiques. Car derrière les boutiques, pas d’arrière-boutique mais des stupas, encore des stupas ! Un stupa pour papa… Un stupa pour maman… Et en plus, des stupas trempant dans du formol depuis des centaines d’années ! Beaucoup ont été abîmés par des tremblements de terre ou la végétation, lorsque d’autres se sont faits faire les poches par un archéologue allemand... On peut d’ailleurs voir son butin dans un musée de Hambourg. Logique… Moi, je lance une pétition : Rendez le patrimoine à ceux qui en sont à l’origine ! Rendez le patrimoine birman aux birmans !… Bon, je n’insiste pas trop car on va m’éxiger de rendre Sandrine au patrimoine marnais… Bref, on met un « J’aime » sur la page Facebook de cette zone où un parfum de découverte et de retour vers le futur nous envahit les naseaux… On dira ce qu’on voudra, mais c’est quand même beau la Bretagne !

On nous mène en bateau…
On nous mène en bateau…
On nous mène en bateau…
On nous mène en bateau…
On nous mène en bateau…
On nous mène en bateau…

Allez, je passe rapidement sur notre petite pause au bar des sports local et nos quarante nouvelles minutes passées sur le canal pour arriver dans un endroit étrange… Bien qu’au beau milieu du lac, à gauche, on ne voit rien à part des rangées de buissons. A droite, c’est la même chose. Et devant ?... Ben devant, on ne voit rien non plus ! Bienvenue, non pas aux jardins suspendus de Babylone, mais aux jardins flottants d’Inle ! On y reconnaît des tomates, des courges, des choux,… et des scoubidous bidous, ah !... Allo Oxo, ici la terre ! Des terriens plus que bizarres parviennent à faire pousser des légumes sur des radeaux de végétaux recouverts de terre et de boue maintenus au fond par des pieux en bambou. Allo Oxo, ici la terre ! Des terriens plus que bizarres parviennent à pêcher des poiscailles debout sur une jambe, à la poupe de leur pirogue, l’autre jambe enroulée autour de la rame… Allo Oxo, ici la terre ! D’autres terriens sont encore plus bizarres puisqu’ils font semblant de pêcher pour se faire tirer le portrait en prenant la pause au coucher du soleil pour glaner un ou deux billets…

On nous mène en bateau…
On nous mène en bateau…
On nous mène en bateau…
On nous mène en bateau…
On nous mène en bateau…
On nous mène en bateau…
On nous mène en bateau…
On nous mène en bateau…
On nous mène en bateau…
On nous mène en bateau…

Pour résumer cette journée : Les paysages sont à couper le souffle, les habitations sont dépaysantes, les cultures sont originales, les embarcations sont atypiques, les stupas sont innombrables, les pêcheurs sont photogéniques,… Bref, au cas où tu n’aurais pas compris que je trouve le lac Inle magnifique, Cristina Cordula me dit de te dire que le lac Inle, c’est magnifyk ! Merci aux inthas, merci dame nature, merci mon horoscope ! Je crois qu’on rentre de cette journée avec des yeux plus grands que ce qu’ils n’étaient ce matin tellement on les a écarquillés !

 

Et comment faire pour terminer une journée comme celle-ci aussi bien qu’elle n’a commencé ? La solution tient en deux mots : Sin Yaw. Deux petits mots derrière lesquels se cachent goulument un wok fried chicken cashew nuts and black pepper sauce, ainsi qu’un Inle style grilled pork sliced curry with fresh tomatoes. Sin Yaw, comme le nom du restaurant qui nous a été conseillé par les anglais qu’on avait rencontrés il y a quelques jours lors du trek entre Kalaw et Inle. Sin Yaw, comme l’endroit où un jeune serveur prétentieux nous dit en arrivant « Bienvenus dans le meilleur restaurant du lac Inle ». Moi, je trouve qu’au final, ce jeune est plutôt modeste car j’aurais dit « Bienvenus dans le meilleur restaurant de Birmanie ». Si tu viens au lac Inle, sans mettre le palais dans ce petit resto sans prétention, c’est que tu ne comprends rien à la vie. C’est dit ! Pour ma part, c’est sûr, je réserve déjà une table ici pour demain soir ! De toute façon, demain est une autre aventure…

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Published by Franck - dans Birmanie
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